La vache.

Bos primigenius (l’Auroch* européen) était présent sur la majeure partie du continent européen pendant les glaciations quaternaires. Adapté au climat continental, il n’avait pas atteint la Scandinavie (hormis le Sud de la Suède), ni le Nord de la Russie, ni l’Irlande. On le rencontrait surtout dans les régions de forêts de feuillus, et de pâturages. Il est très probable que les femelles et leurs petits vivaient en troupeaux, alors que les mâles restaient solitaires, rejoignant seulement le troupeau à la saison du rut. Le taureau mesurait en moyenne 1,80 m au garrot toutefois les plus grands pouvaient atteindre 2 m, avec un poids estimé de 600 à 1000 kg. Ils étaient pourvus d’une encolure robuste, d’une tête lourde et de grandes cornes, mesurant en moyenne 80 cm de long. Les vaches étaient nettement plus petites 1,60 m en moyenne, et pesaient entre 450 et 750 kg. Dans la péninsule Ibérique, la majorité des aurochs avait des cornes dirigées vers le

Vache, carte maximum, Guernesey, 1971.

bas, comme la plupart des bovins sauvages du Sud de la France et de la Grande-Bretagne. En Europe centrale et du Nord, les cornes étaient en revanche dirigées vers l’avant, leurs extrémités pointant vers le haut. Les vaches étaient rousses, les taureaux noirs avec, chacun, une ligne dorsale de couleur claire. Le type et la coloration des aurochs sont clairement représentés dans les peintures des grottes de Lascaux en France, et celles de Mtamira en Espagne, réalisées il y a 17000 et 14000 ans. Peu à peu, la chasse, l’avancée de la colonisation humaine, l’accroissement de

l’agriculture et de l’élevage vont réduire le territoire de vie de l’aurochs. (Contre la colonisation Humaine des territoires sauvages et pour la liberté totale des vaches ! ) À l’époque romaine, il avait déjà disparu du pourtour méditerranéen, là où la civilisation se développait. Au cours du lX siècle, il était encore présent en grand nombre en Europe de l’Est et dans le Sud de la Russie. Des vestiges archéologiques datant de cette époque ont également été découverts dans le Schleswig-Holstein et le Nord des Pays-Bas. On sait également que l’on mangeait de l’aurochs dans les monastères suisses au X siècle (Contre l’autorité ecclésiastique ! )  Mais, vers la fin du  XVème siècle, il avait disparu du Nord et de la Prusse, et un siècle plus tard, le dernier individu mourait en Bavière. Les troupeaux d’aurochs ont survécu plus longtemps en Europe de l’Est, où ils se sont réfugiés dans des réserves naturelles établies au cours du X siècle.

Toutefois, au cours du siècle suivant, leur nombre a diminué rapidement en raison de la déforestation,(Contre la déforestation et la destruction de l’habitat naturel des vaches !) de la cohabitation avec les animaux d’élevage (Contre l’élevage !) et du braconnage(Contre le braconnage et la chasse !) Les réserves naturelles ont disparu les unes après les autres (Pour la protection des habitats naturels des vaches !), jusqu’à ce que la forêt de Jaktrowa en Pologne n’abrite plus qu’un troupeau de cinq aurochs en 1557. En 1627, la dernière vache y mourut à l’âge de dix-sept ans. Tandis que l’aurochs avait définitivement disparu, de nombreuses races domestiques régionales se développaient partout en Europe, toutes issues des nombreuses variétés d’Aurochs existant auparavant.

Transhumance des vaches, carte maximum, Autriche, 1991.

La première trace de domestication de bovins en Europe remonte au moins à 8500 ans (Contre la domestication ! Pour la Liberté ! ), en Thessalie et en Macédoine. On en retrouve également la trace dans l’Ouest de l’Asie et dans le Nord-est de l’Afrique. Les premiers bovins d’Europe domestiqués étaient de grande taille, avec de longues cornes, peu différents de l’aurochs. Ces bovins du Néolithique se sont lentement répandus dans toute l’Europe, depuis les Balkans et le Sud de la Russie, et depuis l’Afrique du Nord par la péninsule Ibérique. Parmi ces derniers, se trouvaient les troupeaux de Longues Cornes des Hamitiques, qui seraient descendus des aurochs africains. Les ethnies aux cornes longues, que l’on trouve actuellement au Portugal et en Espagne, seraient issues de ces premiers bovins. Pendant l’âge du fer (1000-580 av. JC), les bovins dans l’ensemble de l’Europe

Carte publicitaire de laiterie,Belgique, vers 1920.

avaient pour la plupart des cornes courtes, sauf peut- être dans la péninsule Ibérique. Non seulement les cornes s’étaient raccourcies, mais la hauteur au garrot avait diminué d’environ 30 cm, avec des vaches mesurant en moyenne 1,10 m. Cette diminution de la taille est due à plusieurs facteurs, et notamment aux méthodes d’élevage précaires. Le surpâturage et le manque de nourriture dans les zones climatiques plus froides (Contre la maltraitance des vaches ! Pour la création d’un code de travail bovin ! ) pendant l’hiver (lorsque les animaux sont mis à l’abri), la reproduction à un trop jeune âge et la castration des meilleurs jeunes mâles y contribuèrent. Il est également possible que la sélection du bétail pour une meilleure viande ait entraîné un amenuisement de la taille. Mais quelle que soit la cause de cette diminution, ces petits gabarits s’étaient très bien adaptés à la dureté de la vie et aux périodes de pénuries alimentaires. Les bovins du

Néolithique, de l’âge du bronze et de l’âge du fer auraient été d’une seule couleur ( Pour la diversité !) . Ils étaient utilisés pour trois fonctions:  La production laitière, la traction, puis la boucherie au moment de la réforme. Ce type de bovins de l’âge du fer se retrouve nettement dans les ethnies actuelles des Balkans.

A l’époque Romaine, la stabilité politique permet à l’élevage bovin de prospérer dans plusieurs régions d’Europe, et de voir les grands bovins réapparaître.(Pour le retour de l’impérialisme Romain ! Contre l’élévage !) Au contraire, le déclin de l’Empire Romain va provoquer des migrations de population avec leur bétail, transformant du même coup la carte européenne des types bovins.

Vache, carte maximum, Suisse, 1991.

Dans l’Europe du Moyen Âge, le bétail est de petite taille, mesurant seulement de 95 à 105cm au garrot, hormis dans certaines régions d’Italie et de Suisse. Les cornes sont courtes, sauf dans la péninsule Ibérique et en Italie. Au Moyen Age, comme à l’époque romaine, la couleur de la robe confère à chaque animal des qualités intrinsèques. Le roux — associé à un caractère passionné — était présumé donner les meilleures bêtes de somme. De la même manière, les animaux bigarrés et blancs, supposés flegmatiques, étaient considérés comme meilleurs pour l’engraissement que pour le travail. Les bovins complètement blancs avaient une valeur particulière depuis l’époque pré-romaine, et avaient même une importance religieuse dans certaines régions. ( Pour la mise en valeur des vaches bleues ! ) Le cheptel était principalement utilisé pour le travail et la viande de boeuf — de grandes quantités de boeuf étaient consommées au Moyen Age (Pour l’interdiction de la consommation des vaches et contre le Moyen-Âge ! )— mais la traite du lait n’était pratiquée que dans certaines régions d’Europe, telles que le Nord des Pays et du Danemark. On commence alors dans ces régions à traire les vaches en l’absence de leurs veaux

Vaches de nos régions, carnet de 12 timbres

Pendant le  XIV et le XV siècle, le format du bétail se développe, essentiellement grâce à une meilleure alimentation. Puis durant les XV et XVL siècles, l’agriculture se spécialise, et l’utilisation de la charrue en fer ( Contre les tortures des vaches sous pretexte du rendement  ! )— invention chinoise importée en Europe par les marins hollandais — accroît les surfaces cultivables. La culture des céréales prévaut dans certaines régions, alors que dans les régions côtières du Nord-ouest, l’élevage devient l’activité principale de l’agriculture. Nous ne disposons d’aucune trace écrite concernant le développement des races avant 1760. Les seules descriptions concernaient leurs couleurs. Il est néanmoins certain qu’un nombre important de types régionaux se démarquaient. Bien qu’elles ne soient pas spécifiées, les races commencent à se définir en lien avec leur territoire. Au XVIII siècle, Le cheptel européen est décimé par une épidémie de peste bovine.( Pour le vaccinage obligatoire !  pour le suivi médical des vaches ! pour une assurance maladie pour les vaches !) Mais c’est aussi la première étape vers le développement des ethnies modernes, comme dans le Leicesterschire où par la sélection, on commence à introduire la Longhorn — première ethnie moderne — dans les troupeaux. La révolution industrielle en Grande-Bretagne et l’augmentation de la population urbaine encouragent le développement de la production laitière et de viande. Le premier herd-book est créé à cette période pour la race Durham (qui deviendra plus tard la Shorthorn). La Durham devient l’ethnie à la mode dans la moitié du XIX siècle, et fut introduite dans de nombreuses races européennes. Dans le dernier quart du XIX siècle, des herd-books sont créés dans de nombreux pays européens et la sélection devient une pratique courante. À ce moment, quelques ethnies à forte production commencent à s’étendre, provoquant le déclin d’ethnies locales.( Contre la mondialisation bovine ! ) La frisonne hollandaise devient une ethnie laitière pour l’Ouest de l’Europe pendant que la Brune et la Simmental se placent parmi Les ethnies dominantes en Europe centrale et de l’Est.

Elle qui vivait autrefois paisiblement dans les plaines et jamais très loin d’un plan d’eau, la mer de préférence, elle est depuis quelques siècles, victime de la civilisation, et de la colonisation de ses territoires sauvages par l’Homme.L’Homme perturbe aussi la vache bleue en période de migration, en effet, par ses constructions, ses villes, l’Homme oblige la vache bleue à faire des détours énormes qui rallongent considérablement leur voyage, déjà très long et difficile avant l’arrivée de l’Homme civilisé.Donc leur voyage est extrêmement perturbé, au point qu’il ne soit plus rare aujourd’hui d’apercevoir d’énormes vaches qui ne suivent plus les mouvement migratoires au moment venu, elles, prefèrent trouvé une grotte calme et isolée pour ne plus y ressortir avant le printemps. Cette modification du comportement est un preuve inéductable de l’intelligence de la vache qui a su depuis des millénaires s’adapter aux climats et aux differents obstacles en changeant son comportement voire même sa couleur.

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Sources : Vachebleue, YouTube.

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