La Société Internationale de Sauvetage du lac Léman.

La Société Internationale de Sauvetage du Léman (SISL) est une société de sauvetage franco-suisse créée en 1885 et formée de bénévoles sur le lac Léman. Organisation à but non lucratif, elle est formée de 2 200 membres hommes et femmes bénévoles, dont plus de 40 % sont actifs. Son but de réunir les sauveteurs du Léman, et de créer une série de postes de sauvetage en vue de porter un rapide secours aux personnes et embarcations en péril.

34 sections de la SISL réparties tout autour du lac Léman se partagent les 582 km² de superficie de ce plan d’eau. Composée par 26 sociétés suisses et 8 françaises, cette organisation internationale de sauveteurs assure aux navigateurs du lac Léman (environ 19 000 embarcations immatriculées) un service de secours 24 heures sur 24 et 365 jours par année. Son siège est à Clarens.

La partie historique et folklorique est représentée par la flotte des canots à rames de l’ensemble des sections de la SISL, au total 42 unités pour la plupart entièrement en bois. Une des salles du Musée du Léman de Nyon est consacrée à la SISL.

Sauvetage sur le lac Léman, carte maximum, 15/06/1985.

Des sociétés de sauvetages locales ont existé sur le Léman avant la fondation de la SISL. En 1863, une société de sauvetage est fondée par des habitants des communes de Vevey et de La Tour-de-Peilz. C’est la plus ancienne société de sauvetage connue sur le Léman. En 1874, elle se scinde en deux, chaque commune ayant alors sa propre société. A Genève, une société de sauvetage est créée en 1880. Elle est peu active jusqu’en 1885.

En 1885, la SISL est fondée par le colonel suisse William Huber-Saladin, de Genève. La première réunion a lieu à Nyon, le 21 juin 1885. Il se base sur le modèle de la SCSN française (aujourd’hui SNSM). Le 6 septembre 1885, lors d’une seconde réunion à Thonon-les-Bains, la SISL se dote de statuts. Ces deux premières réunions, en Suisse et en France, marquent d’emblée le caractère transnational de cette association. Six sections locales sont créées dans la foulée : Genève, qui est la première section de la SISL à disposer d’une embarcation, Versoix, Nyon, Morges, Ouchy et Thonon-les-Bains.

Progressivement, le nombre de sections locales augmente. La SISL compte aujourd’hui 34 sections.

Chacune des 34 sections de la SISL est une entité à part entière, jouissant d’une complète autonomie dans la gestion, l’entretien et l’acquisition de locaux, de bateaux ou d’équipements.

Elle se fixe elle-même leur propre budget et trouve chaque année l’argent nécessaire au bon fonctionnement de leurs activités.

Quelques sections ont la chance de bénéficier d’un appui financier de leur commune, les sections françaises reçoivent une aide de la région, mais pour les autres la générosité de donateurs et le soutien de la population lors de fêtes, kermesses ou lotos restent leurs seules sources de revenus.

L’organisation des secours sur le lac étant une activité de bénévoles, la gestion des alarmes n’est pas suivie par un organisme permanent de surveillance et de commandement comme par exemple les CROSS pour les côtes maritimes françaises. Les sections assurent pendant la belle saison une permanence de garde durant les week-ends et sont atteignables sur le canal 16, mais le reste du temps, les alarmes sont transmises via la police ou les centrales d’alarmes régionales du côté suisse, via les pompiers du côté français à la section la plus proche de l’intervention.

Société de sauvetage sur le lac Léman, épreuve de luxe.

Celle-ci sitôt engagée, et en fonction de la difficulté de l’intervention demandera l’appui d’autres sociétés voisines, peut-être mieux équipées (bateaux supplémentaires, plus puissants, radars), ou l’engagement de spécialistes (plongeurs) pour mener à bien sa mission. En dernier ressort, l’appui d’un hélicoptère (REGA ou Sécurité civile) peut être également sollicité pour des recherches à plus grande échelle ou bien pour l’évacuation de blessés.

Les sauveteurs de la SISL s’exercent régulièrement avec les professionnels (pompiers, policiers, etc.) suisses et français lors d’exercices grandeur nature. Ces exercices visent à améliorer les dispositifs de secours. La prévention fait aussi partie des activités principales des sauveteurs.

Chacune des sections est équipée avec, au minimum, un bateau, équipé de feux bleus (et de sirènes sur certains), et facilement reconnaissable sur le lac (jaune, rouge, blanc ou orange, portant l’inscription SAUVETAGE).

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

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