La savate boxe française.

La savate boxe française est un sport de combat de percussion qui consiste, pour deux adversaires équipés de gants et de chaussons, à se porter des coups avec les poings et les pieds. Elle est apparue au XIXe siècle dans la tradition de l’escrime française, dont elle reprend le vocabulaire et l’esprit. Connue dès son apparition sous le nom de « savate » ou « art de la savate », elle a été, tout au long du XXe siècle, désignée par le nom de « boxe française », puis finalement renommée officiellement « savate boxe française » en 2002. C’est actuellement une discipline internationale qui appartient au groupe des boxes pieds-poings. « Savate » en vieux français veut dire « vieille chaussure ». Un homme qui pratique la savate est appelé un tireur tandis qu’une femme s’appelle une tireuse.

La savate boxe française a été officiellement répertoriée à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France en 2015.


Les premières traces écrites de savate apparaissent au début du XIXe siècle (alors que l’existence de la boxe anglaise est documentée depuis le début du XVIIIe siècle). Selon Jean-François Loudcher, la savate est issue, d’une part de l’évolution de la pratique du duel, d’un regain d’intérêt pour les activités physiques et d’un besoin de savoir se défendre dans la rue.

Savate boxe française, carte maximum, Clermont-Ferrand, 16/11/2013.

La savate est donc une réponse à trois tendances de fond de la société française de l’époque, notamment parisienne. Il devient possible, d’une part, de se confronter physiquement en duel sans risquer la mort. On se confronte sans arme sur un mode codifié, qui permet l’utilisation des poings et des pieds. D’autre part cette pratique permet d’entretenir son corps et sa forme physique, ce qui devient plus important pour les Français en cette période. Pour finir, la pratique de la savate permet d’apprendre à se défendre, ce qui en ces temps troublés n’était pas négligeable. La plupart des écoles du début du XIXe siècle proposaient d’ailleurs principalement cette activité sous l’angle de la défense personnelle.

La savate naît donc en France, plus exactement à Paris, où pratiquent les savatiers d’abord dans les arrière-salles des cafés puis dans des salles dédiées qui accueillent des élèves. Il est à noter que c’est la seule boxe « pied-poing » qui naît en Europe.

Lorsque le maître d’armes Michel Casseux dit Pisseux ouvre sa salle en 1825, il est le premier à enseigner l’escrime traditionnelle et le nouvel art de la savate : l’escrime des pieds. Il est vraisemblable que Michel Casseux a réuni tout un ensemble de techniques disparates : style des ruffians, des bandits, luttes paysannes… Michel Casseux, quelles que soient ses influences et ses inventions personnelles est le véritable inventeur du système moderne appelé « Savate ». C’est Charles Lecour qui crée en 1830-1840, le sport de combat connu sous le nom de « boxe française » en réunissant la technique des pieds de la savate avec quatre techniques de poings emprunté à la boxe anglaise (direct, crochet, uppercut, swing). La « savate-boxe française » se distingue des autres disciplines pieds-poings par le port obligatoire de chaussures et par une technique de coups de pieds dits « coups armés ». Joseph Charlemont et son fils Charles Charlemont codifieront toutes ces techniques pour en faire la boxe française pratiquée aujourd’hui.

Lors de leur création en 1907 par Georges Clemenceau, les brigades mobiles régionales dites « brigades du Tigre », unités de police judiciaire modernes, s’entraînent à la savate.

À la suite de la saignée de la grande guerre, il ne reste plus que quelques salles en 1930 et 500 adhérents dans toute la France. En 1937 se déroula le dernier championnat de France jusqu’à sa renaissance en 1966. La boxe française survécut grâce à quelques passionnés : Jean Dionnot, Marc Kunstle, Claude Simonot et Bernard Plasait, qui l’ont promue comme sport d’éducation.

La boxe française renaît de l’action de quelques passionnés, dont Pierre Baruzy, président d’honneur, Lucien Alliot, président, Bernard Plasait, Secrétaire Général, Jean Dionnot, Trésorier, Claude Simonot,D.T.N. et Marc Kunstle. Les championnats de France reprennent en 1966. En 1969 on comptait 800 licenciés et douze clubs en France. La boxe française fut enseignée à l’INSEP. Les professeurs d’éducation physique purent donc l’enseigner aux collèges et lycées. Les championnats d’Europe eurent lieu en

1970. Le premier championnat de France féminin eut lieu en 1982 et, la même année, la première coupe d’Europe se déroula au stade Pierre-de-Coubertin. En 1984, le cap des 20 000 licenciés est franchi et la fédération internationale est fondée le 23 mars 1985. La première coupe du monde eut lieu en 1989. La discipline assaut est introduite en compétition à partir de 1999 en Belgique lors de la première coupe européenne d’Assaut. Les championnats du monde assaut suivront. 1ère Coupe du Monde Assaut Senior (Paris – France), 1er Championnat du Monde Assaut Senior sur 6 zones “tapis” (Loverval – Belgique).

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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