La recherche médicale.

La recherche médicale se divise en recherche fondamentale et clinique.

La recherche médicale fondamentale vise à mieux comprendre le corps humain et ses maladies.

La recherche médicale clinique se base sur les résultats de la recherche fondamentale pour inventer et prouver l’efficacité de nouveaux traitements.


La recherche fondamentale en médecine vise à mieux comprendre le corps humain et ses maladies. Son spectre est très large et largement lié aux autres sciences. On peut principalement citer la biologie, la biochimie, l’histologie, l’anatomie, et la physiologie. La science est encore loin d’avoir percé tous les mystères de la vie. Les études de recherche fondamentale portent donc tant sur le fonctionnement normal que pathologique des systèmes vivants. Bien qu’elle n’ait pas d’application clinique directe, elle permet d’établir les fondements scientifiques sans lesquels rien n’est possible.

La recherche clinique se base sur les résultats de la recherche fondamentale pour inventer et prouver l’efficacité de nouveaux traitements ou techniques. La première étape de la recherche clinique est appelée « recherche pré-clinique ». Cette recherche appliquée est effectuée par des laboratoires universitaires ou pharmaceutiques, sur des modèles biologiques (tests in-vitro) ou animaux (tests in-vivo). Lorsque les chercheurs pensent avoir trouvé un traitement efficace, on passe à l’étape suivante appelée « étude clinique ». Elle passe par la comparaison rigoureuse et objective, chez des malades, du diagnostic, du traitement prometteur et des meilleurs traitements connus. Cette comparaison des stratégies diagnostiques et thérapeutiques, dans des conditions de pratique courante, au moindre coût, correspond au concept américain de « comparative effectiveness research ».

Plus largement, on appelle « étude clinique » toute investigation menée sur des sujets humains en vue de découvrir ou de vérifier les effets cliniques et pharmacologiques d’un produit de recherche (nouveau médicament par exemple), ou encore d’étudier la façon dont un produit de recherche est absorbé, distribué, métabolisé et excrété afin d’en évaluer la sécurité ou l’efficacité. Une étude clinique peut également avoir pour but de développer ou d’évaluer de nouveaux équipements (imagerie médicale,…) ou de nouvelles techniques préventives, diagnostiques ou thérapeutiques.

Développer et mettre sur le marché un vaccin ou un médicament après qu’un composé efficace ait été identifié est un long processus et coûteux. Il passe par la recherche en laboratoire sur les micro-organismes et le modèle animal, par le dépôt d’une demande d’autorisation d’ essais cliniques sur l’homme ; essais de phase I à III, par une approbation réglementaire et une demande de mise sur le marché. Sauf pour le vaccin grippal mis à jour annuellement, ceci prend généralement plus d’une décennie.

Produire un vaccin ou médicament antiviral contre la Covid-19 commence par l’identification d’aspects chimiques ou biochimiques et de molécules d’intérêt prophylactique, la vérification de leur stabilité, solubilité, etc. Ceci se fait partir de l’étude de modélisation, de l’étude de l’activité antivirale et d’éventuels effets secondaires observée in vitro puis in vivo.

Leur base peut être de nouvelles entités chimiques ou biochimiques prometteuses, candidates pour un vaccin ou un antiviral, ou il peut s’agir d’anciens médicaments prévus pour d’autres maladies qui se montrent efficaces contre une cible biologique liée à la maladie à coronavirus de 2019 (Covid-19). Leur innocuité/toxicité, pharmacocinétique et leur métabolisation doit être testée chez l’homme avant et pendant les essais cliniques qui précisera aussi la dose et le calendrier d’utilisation.

L’industrie pharmaceutique doit ensuite passer au stade industriel, en optimisant son processus de production. Ils examinent en outre le produit de l’aptitude au paquet comme capsules, comprimés, aérosols, injectable par voie intramusculaire, sous – cutanée injectable ou par voie intraveineuse des formulations. Ensemble, ces processus sont connus dans le développement pré-clinique et clinique sous le nom de chimie, fabrication et contrôle (CMC).

Les autorités sanitaires vérifient le respect des exigences réglementaires. après la demande de permis d’investigation de nouveau médicament (IND) ou de demande de licence biologique pour un vaccin, des tests pré-cliniques déterminent la toxicité et les effets secondaires. C’est une exigence réglementaire qu’une évaluation de la toxicité des principaux organes soit effectuée (effets sur le cœur et les poumons, le cerveau, les reins, le foie et l’appareil digestif), ainsi que les effets sur d’autres parties du corps qui pourraient être affectées par le médicament ( par exemple, la peau si le nouveau vaccin doit être administré par injection cutanée). De plus en plus, ces tests sont effectués en utilisant des méthodes in vitro (par exemple, avec des cellules isolées), mais de nombreux tests ne peuvent être effectués qu’en utilisant des animaux de laboratoire pour démontrer l’interaction complexe du métabolisme et de l’exposition aux médicaments sur la toxicité.

Si l’IND est approuvé, le développement passe à la phase clinique et la progression des performances chez l’homme (si un vaccin est en cours de développement aux États-Unis) est surveillée par la FDA dans un « processus d’approbation du vaccin ».

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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