La porte de la Craffe, à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

La porte de la Craffe est une porte de Nancy, imposant vestige des fortifications médiévales, érigée au XIVe siècle au nord de la ville-vieille.

Sise au sein du quartier Ville Vieille – Léopold, la porte marque la limite septentrionale de la Grande-Rue qu’elle relie à la rue de la Citadelle.

Unique vestige des fortifications nancéiennes antérieures à Vauban, la porte de la Craffe était la seule entrée située au nord de la ville-vieille de Nancy. Outre sa fonction défensive, elle servit de porte d’honneur aux ducs de Lorraine jusqu’en 1610. Au cours de son histoire, elle connut diverses modifications et restaurations.

Lors de son édification sous le duc Jean Ier de Lorraine (1346-1390) au milieu du XIVe siècle, elle comportait uniquement la tour carrée centrale garnie de mâchicoulis et de bretèches sur les deux faces. Les deux tours rondes, furent ajoutées en 1463 et disposaient d’une dizaine de salles fortes qui ont servi de prison jusqu’au milieu du XIXe siècle. Ces tours jumelles, crénelées à l’origine, ont reçu leurs toitures caractéristiques en poivrière surmontées de lanternons au XVIe siècle.

En 1505, sous René II, la défense extérieure a été renforcée par la création d’un terre-plein dans le prolongement de la porte, côté campagne au nord, en direction de l’ancien village de Saint-Dizier (actuel faubourg des trois maisons). Ce boulevard est percé d’une nouvelle porte, la porte Notre-Dame, reliée à la Craffe par un tunnel voûté.

Porte de la Craffe, carte maximum, Nancy, 17/05/1986.

Lors de la création des bastions à orillons le Duc et le Marquis, à la fin du XVIe siècle (1598), une troisième porte fut ajoutée à l’extérieur de la première enceinte. Elle prit initialement aussi le nom de porte Notre-Dame, prêtant à confusion, mais est connue ensuite sous l’appellation de porte de la Citadelle.

Porte de la Craffe, épreuve.

Au XVIIe siècle (1616), la porte de la Craffe fut surmontée d’un toit avec lanternon qui contenait une cloche provenant de l’église Saint-Epvre. En 1633, sous l’occupation française, la façade côté ville est profondément modifiée : Louis XIII y fait plaquer un ordre grec (fronton triangulaire et piliers doriques) qui subsistera jusqu’en 1861, date à laquelle le commandant Trancart la fit restaurer dans le style gothique qu’on lui connaît depuis.

Deux portes piétonnes entourant la porte principale ont été percées en 1870 à la base de chaque tour ronde par Prosper Morey.

Au XXe siècle les salles ont été aménagées en musée où étaient entre autres exposés des instruments de torture. La porte a fait l’objet d’une importante restauration en 2012-2013 pour régler les problèmes d’étanchéité de la voûte qui causaient des dégradations importantes (dépôt blancs sur les parements en briques, développement de mousses) du fait d’infiltrations des eaux pluviales, pour remplacer le sol de béton et d’enrobé du passage voûté (où la circulation automobile était possible jusqu’en 1991) par un pavage en granit bleu, réparer le sol de la terrasse et conforter les fondations sous l’échauguette.

La Porte est classée monument historique depuis juillet 1886.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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