La pomme.

La pomme est un fruit comestible produit par un pommier. Les pommiers sont cultivés mondialement et représentent l’espèce la plus cultivée du genre Malus. L’arbre est originaire d’Asie centrale, où son ancêtre sauvage, le Malus sieversii peut encore être trouvé de nos jours. Les pommes sont cultivées depuis des milliers d’années en Asie et en Europe et ont été importées en Amérique du Nord par les colons européens. Les pommes ont une signification religieuse et mythologique dans de nombreuses cultures, notamment les mythologies nordique et grecque ou la tradition chrétienne d’Europe.

Les pommiers sont grands s’ils sont cultivés à partir de graines. Généralement les cultivars de pommes se multiplient par greffage sur des porte-greffes, qui contrôlent la taille de l’arbre résultant. Il existe plus de 7 500 cultivars de pommiers, permettant un large éventail de caractéristiques. Les différents cultivars sont élevés pour des goûts et utilisations divers, dont la cuisson, la consommation cru et la production de cidre. Les arbres et les fruits sont sujets à un certain nombre de problèmes fongiques, aux bactéries et aux nuisibles, qui peuvent être contrôlés par plusieurs moyens biologiques ou synthétiques. En 2010 le génome du fruit est séquencé dans le cadre de la recherche sur la lutte contre les maladies et la sélection sélective dans la production de pommes.

En 2018, la production mondiale de pommes est de 86 millions de tonnes, dont près de la moitié est produite par la Chine.


Pommes, cartes maximum, Portugal.

Le pommier est un arbre décidu, mesurant généralement entre 2 et 4,5 mètres de haut en culture, et jusqu’à 9 mètres à l’état sauvage. Lorsqu’il est cultivé, la taille, la forme et la densité de ses branches sont déterminées par la sélection des porte-greffes et la méthode de la taille8. Les feuilles sont alternes, ovales, vert foncé, à bords dentelés et au-dessous légèrement duveteux8. La floraison a lieu au printemps simultanément avec le bourgeonnement des feuilles et les fleures sont produites sur des éperons et quelques longues pousses. Ces fleurs de 3 à 4 cm sont composées cinq pétales blancs avec un teinte rosée qui s’estompe progressivement et leur inflorescence est constituée d’une cyme de quatre à six fleurs. La fleur centrale de l’inflorescence, parfois qualifiée de « floraison royale » s’ouvre en premier et peut développer un fruit plus gros.

La pomme est un fruit, (en fait un faux fruit ou fruit complexe) des arbres du genre Malus (Malus domestica) et plus précisément un fruit composite car constitué à la fois par l’ovaire, la base des pièces florales et le réceptacle, le tout étant soudé, charnu, de forme quasi sphérique, déprimée au sommet et à la base, à pulpe homogène (au contraire des poires qui contiennent des cellules sclérifiées ou pierreuses). Certaines variétés anciennes ont des formes particulières, comme la pomme d’api, plutôt plate et de forme étoilée pentagonale, ou les pigeonnets, au contraire très allongés. La lemon pipin anglaise, ancienne pomme à cuire, a la forme et la couleur d’un citron.

Son poids est très variable selon les variétés et les conditions de végétation. Ses couleurs à maturité se déclinent du vert « pomme » au rouge plus ou moins foncé en passant par une grande variété d’intermédiaires : vert pâle, jaune, orangé ou de couleurs plus ou moins panachées.

Au sommet du fruit (côté opposé à celui de l’insertion du pédoncule), on peut voir les restes des sépales desséchés. En effet, la pomme est issue d’une fleur dite « à ovaire infère et adhérent », c’est-à-dire que le périanthe, comprenant sépales et pétales, se trouve au sommet de l’ovaire et que ce dernier est soudé au réceptacle floral.

Du point de vue de la botanique, la pomme est un fruit complexe, intermédiaire entre la baie et la drupe. Certains botanistes appellent « piridion » ce type de fruit, typique de la famille des Rosacées, de la sous-famille des Maloideae.

Dans une coupe transversale, on peut voir, au centre, les pépins (les graines) au nombre de deux dans chacune des cinq loges de l’ovaire initial entouré d’une enveloppe sclérifiée (ce qui rappelle le noyau d’une drupe), l’ensemble étant lui-même entouré d’une pulpe mince, qui correspond au développement de la paroi de l’ovaire. Puis une mince membrane fibreuse marque la séparation avec le réceptacle qui s’est considérablement épaissi pour former l’essentiel de la chair du fruit. En sorte que ce que nous mangeons a en fait la nature d’une induvie : c’est l’enveloppe du fruit, celui-ci constituant le trognon.

D’un point de vue génétique, la pomme compte dix-sept chromosomes et le génome du pommier domestique a été intégralement décrypté par une équipe italienne en août 2010 : les chercheurs montrent l’existence de 992 gènes de résistance aux maladies et une « duplication complète du génome relativement récente qui a provoqué la transition de neuf chromosomes ancestraux à dix-sept chromosomes du Pyreae », ancêtre de la pomme. Ce phénomène de polyploïdie (qui s’est également passé chez le poirier et le peuplier) a eu lieu il y a 50 à 65 millions d’années et pourrait provenir d’une réaction de survie (« effet de vigueur ») face à une catastrophe ayant entraîné une destruction massive d’espèces, notamment des dinosaures.

La pomme que nous consommons aujourd’hui est une descendante de l’espèce Malus sieversii consommée par l’homme depuis le Néolithique sur les plateaux d’Asie centrale, dans la région des montagnes du Tian Shan (la région d’Almaty au Kazakhstan en revendique l’origine). Il y a 3 000 ans, elle était déjà consommée par les Chinois. Elle arriva par la route de la soie chez les Arabes, les Grecs et les Romains. Pline l’Ancien en répertoriera plus tard environ cent variétés. Aujourd’hui, il existerait plus de 20 000 variétés (voir Liste des variétés de pommes), dont 7 000 sont cultivées à travers le monde.

Au Moyen Âge, les monastères et les couvents ont joué un rôle important dans le développement de sa culture.

Jadis, on utilisait les vertus thérapeutiques de la pomme qui entrait dans la confection d’onguents (ainsi le mot « pommade » vient-il du mot « pomme »).

Dans le calendrier républicain français, le jour de la pomme était généralement le 22 octobre, premier jour du mois de brumaire. Pomme est donc aussi un prénom révolutionnaire. Après la Révolution, il n’est plus utilisé jusqu’en 1979, année durant laquelle il est donné à cinq filles. Il est attribué depuis trois à sept fois par an. Il se fête le 22 octobre (1er brumaire).

Pour la production française en 2015, on constate que la variété la plus produite en France reste la Golden Delicious avec 29 %, puis en seconde position la Gala (18,5 %) et enfin la Granny Smith (9 %) en troisième position.

On peut également observer, avec un total de 805 000 tonnes sur les 1 594 000 tonnes de pommes produites en France au total, que les trois premières variétés représentent à elles seules 50 % de la production totale.

La pomme est le troisième fruit consommé dans le monde, après les agrumes et la banane. Il se récolte environ 80 millions de tonnes de pommes annuellement dans le monde, dont 40 millions de tonnes en Chine qui a multiplié par deux sa production en dix ans. C’est le fruit le plus cultivé en milieu tempéré (source FAO 2013). Principaux pays producteurs en millions de tonnes en 2013.

Malgré l’embargo russe mis en place dès août 2014 pour les produits frais en provenance de l’UE, la Russie reste de loin le premier marché importateur de pommes fraîches dans le monde en 2014/15 avec près de 811 milliers de tonnes importées. En raison de cette situation, les provenances des importations russes ont évolué : la Biélorussie représente désormais 42 % des volumes importés, (ceci est expliqué car la Biélorussie fait office d’intermédiaire dans la vente de pommes, en provenance de France) vers la Serbie 18 %, la Chine 11 % et l’Azerbaïdjan 6 %. Lors de la précédente campagne, 43 % des volumes de pommes fraiches importées par la Russie provenaient de Pologne.

Sur la campagne 2014-15, avec une nette progression des volumes exportés par rapport à 2013-14, l’Italie et les États-Unis dominent les exportations mondiales de pommes fraiches avec respectivement 1,12 et 1,04 million de tonnes. Ainsi les deux pays passent devant la Pologne et la Chine qui étaient leaders des exportations les années précédentes. La France, qui avait pu bénéficier d’une forte remontée de ses exportations (+31 %) lors de la campagne précédente, a vu ses exportations diminuer (-15 %) pour se placer au 6e rang des pays exportateurs de pomme.

La France a trouvé deux nouveaux marchés : le Moyen-Orient ainsi que l’Asie aiment consommer des pommes françaises. À la suite de l’embargo russe, la Pologne, premier producteur européen ne vend plus ses produits à la Russie. Ces fruits viennent concurrencer (par leurs prix très attractif) les fruits français.

Au Canada, 73 % de la récolte de pommes provient de six variétés : McIntosh, Red Delicious, Spartan, Empire et Idared. Dans les années 1990, les pomiculteurs canadiens ont planté de nouvelles variétés comme la Gala, la Fuji, la Braeburn, la Jonagold, la Honeycrisp et la Cortland.

L’Europe produit 7,5 millions de tonnes de pommes chaque année (dont deux millions en France).

La Pologne est, en 2013, le premier exportateur de pommes au monde avec l’équivalent de 438 millions d’euros de pommes exportées dont 56 % vers la Russie21. Ce dernier pays étant à cette date, avant l’embargo décidé durant la guerre du Donbass, le premier importateur mondial avec 1,2 million de tonnes achetée par an, l’Union européenne y expédiant environ 750 000 tonnes, le reste provenant de pays limitrophes dont la Chine.

Golden (40 %), Gala (15 %) et Granny Smith (10 %) sont les variétés les plus répandues en France. Leur couleur, leur fermeté et leur saveur sont variables.

Depuis 2009, les « pommes des Alpes de Haute Durance » sont une indication géographique protégée.

La production de pommes en 2020 aura été très mauvaise en France, en recul de 18%, pour atteindre 1,36 million de tonnes.

La pomme peut se manger crue ou cuite, en dessert ou en accompagnement de mets salés, en compote, en tarte, en gâteau, en gelée, en confiture, en pâte de fruit, en sorbet ; on peut en faire du jus consommable frais, pasteurisé ou fermenté ou réduit à l’état de pâte. Selon le mode de consommation le plus adapté à la variété, on parle de « pomme de table » (ou « pomme à dessert » ou « pomme à couteau »), de « pomme à cuire » ou de « pomme à cidre ».

Le terme « pomme de consommation » désigne les fruits destinés à être vendus directement au consommateur ; « pomme d’industrie » désigne les fruits destinés à la filière de transformation agro-alimentaire.

La pomme est le premier fruit consommé en France (part de marché en 2010 : 22,6 %) devant l’orange (12,3 %) et la banane (12,2 %).

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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