La pointe Saint-Mathieu (Finistère).

La pointe Saint-Mathieu est une pointe du Finistère située à proximité du Conquet sur le territoire de la commune de Plougonvelin. Elle est bordée de falaises avoisinant 20 mètres de hauteur.

La pointe Saint-Mathieu, formée de falaises abruptes balayées par le vent et la mer, est un cap s’avançant dans l’océan Atlantique, en prolongement des falaises qui forment la limite nord de la rade de Brest et face à l’île de Béniguet, qui fait partie de l’archipel de Molène. Son contournement a toujours représenté un danger certain pour les navigateurs.

Géologiquement, la commune est située à l’extrémité nord-ouest du Massif armoricain, dans le pays de Léon qui est une presqu’île massive, pénéplanée à l’altitude moyenne de 100 m. Le domaine structural armoricain de la zone de Léon constitue un vaste antiforme métamorphique de 70 km sur 30 km orienté NE-SW, plongeant légèrement vers l’est de 70 km sur 30 km orienté NE-SW, plongeant légèrement vers l’Est. Il forme une vaste série d’un métamorphisme croissant depuis les zones externes (fossé de l’Élorn, bassin de Morlaix) où l’on observe essentiellement des schistes et quartzites, jusque vers le centre (région de Lesvenen) où l’on trouve des gneiss d’origine variable partiellement anatectiques, et au nord avec les migmatites de Plouguerneau (datées de 330 à 340 Ma), séparées de l’antiforme par la zone de cisaillement de Porspoder-Guissény, caractérisée par des mylonites et ultramylonites. L’orogenèse hercynienne se termine par la formation de deux accidents crustaux majeurs qui décalent les granites carbonifères : le décrochement dextre nord-armoricain (faille de Molène – Moncontour) et le cisaillement senestre de Porspoder-Guissény (CPG). Les gneiss de Brest affleurent depuis la pointe de Saint-Mathieu à l’Ouest jusqu’à Guiclan à l’Est, soit sur environ 70 km de long. Face à la pointe, apparaît la chaussée des Pierres Noires, une succession de récifs granitiques et de hauts-fonds orientés d’Ouest en Est, au Sud de l’archipel de Molène. Le même affleure au SE de la pointe, dans les récifs méridionaux des Rospects. Au niveau du GR34, le promeneur ne soupçonne pas l’existence, à ses pieds, de daviers, trous dans des dalles de gneiss placées en léger encorbellement sur la falaise : dans ces gouges se logeait une forte pièce en bois d’orme, support de poutres et d’une poulie utilisée pour remonter le goémon des criques inaccessibles aux charrettes. À l’est des Rospects, au niveau de la grève de Vaéré, plusieurs variétés de galets allochtones (dont des basaltes à olivine datés de 1 million d’années) peuvent être observés à marée basse. Il s’agit d’apports d’origine glacielle en provenance d’édifices volcaniques récents islandais.

Pointe Saint-Mathieu, carte maximum, Plougonvelin, 22/06/2012.

Pétrologiquement, la pointe est formée d’orthogneiss très homogène à foliation serrée résultant du métamorphisme d’un granite plus ancien.

La fondation d’une abbaye celtique primitive dès le vie siècle par saint Tanguy reste hypothétique. Un récit légendaire lie cette fondation à la venue des reliques de saint Mathieu, qui auraient été ramenées d’Égypte par des marins bretons.

L’abbaye romane puis gothique est l’œuvre de moines bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur mais aussi de bienfaiteurs, en particulier des comtes de Léon et de la famille du Châtel de Trémazan.

De la fin du xie siècle ou du début du xiie siècle jusqu’à la Révolution française, des moines mènent dans l’abbaye une vie conventuelle selon la règle de saint Benoît. Dès le début l’abbaye est placée sous la protection de saint Mathieu, apôtre évangéliste. Son culte se développe, en particulier lorsque l’abbaye reçoit une partie du crâne du saint en 1206. Des pèlerins affluent, venant parfois de loin.

Abandonnée de nos jours, l’abbaye a été classée Monument historique dès 1867.

Les ruines de l’abbaye ont servi au tournage d’une série télévisée diffusée pendant l’été 2005 : Dolmen. Elle a aussi servi de point de départ pour tous les reportages de l’émission Thalassa pour la saison 2012-2013.

La pointe comporte également un phare, construit en 1835, haut de 37 mètres et s’élevant à 56 mètres au-dessus du niveau de la mer. « C’est un phare à feu tournant, dont les éclipses se succèdent de demi-minute en demi-minute, et dont la portée s’étend jusqu’à 24 kilomètres », écrivait Pol Potier de Courcy en 1867. Il se visite l’été. Il faut monter 163 marches pour accéder à la corniche.

Le premier sémaphore de la pointe a été construit en 1806, mais le sémaphore actuel a été érigé au plus près de la pointe en 1906, pour avoir une vue sur le chenal du Four comme sur l’entrée du Goulet de Brest. Progressivement amélioré au XXe siècle, il atteint aujourd’hui 39 mètres de hauteur au-dessus du niveau de la mer.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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