La Papouasie-Nouvelle-Guinée.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée (en anglais : Papua New Guinea, en forme longue l’État indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée (en anglais : Independent State of Papua New Guinea, est un État souverain d’Océanie, comprenant la moitié orientale de l’île de Nouvelle-Guinée, l’archipel Bismarck, Bougainville ainsi que de nombreuses petites îles.

Situé en Océanie proche, dans le sud-ouest de l’océan Pacifique, au nord de l’Australie et à l’ouest des îles Salomon, il est le troisième plus grand État insulaire au monde, avec une superficie de 462 840 km2. Sa capitale, Port Moresby, se situe le long de la côte sud-est. La Nouvelle-Guinée fait partie du continent australien et sa moitié occidentale est sous souveraineté indonésienne.

Après avoir été gouvernée par trois puissances extérieures  depuis 1884 (Allemagne, Royaume-Uni et Australie), la Papouasie-Nouvelle-Guinée a obtenu sa souveraineté en 1975. Cette indépendance fit suite à près de 60 ans d’administration australienne, qui débuta sur l’ensemble du territoire à la fin de la Première Guerre mondiale. Elle est devenue un royaume du Commonwealth avec Élisabeth II comme reine, ainsi qu’un État membre à part entier du Commonwealth.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est l’un des États les plus linguistiquement diversifiés au monde. Il existe 851 langues connues au sein du pays, dont 11 n’ont actuellement aucun locuteur connu. En 2019, il s’agit également de l’État le plus rural, avec seulement 13,25 % de ses habitants vivant dans des centres urbains. Sa population, estimé à 8 millions de personnes en 2021, vit dans des communautés coutumières, qui sont aussi diverses que les langues.

Le pays est l’un des moins explorés au monde, autant culturellement que géographiquement. Il est connu pour avoir de nombreux peuples isolés et les chercheurs pensent qu’il existe de nombreuses espèces de plantes et d’animaux non découvertes à l’intérieur des terres. L’État est classé comme une économie en développement par le Fonds monétaire international. Près de 40 % de la population vit de manière naturelle et autosuffisante, sans accès au capital mondial.

La plupart des habitants vivent dans des groupes sociaux traditionnels forts, basés sur l’agriculture vivrière. Leur vie sociale combine la religion traditionnelle avec des pratiques contemporaines, comme l’enseignement primaire. Ces sociétés et ces clans sont explicitement reconnus par la Constitution de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

La Constitution exprime le souhait que « les villages et les communautés traditionnelles restent des unités viables de la société papouane-néo-guinéenne ». Elle protège également leur importance continue pour la vie communautaire locale et nationale. La Papouasie-Nouvelle-Guinée est un État observateur de l’ANASE depuis 1976 et a déposé sa demande de statut de membre à part entier. Elle est également membre du Commonwealth, de la Communauté du Pacifique et du Forum des îles du Pacifique.


Les premiers habitants, ancêtres des Papous, s’installent en Nouvelle-Guinée et dans des îles avoisinantes il y a quelque 50 000 ans. Il y a quelque 3 500 ans, des migrants austronésiens atteignent la Nouvelle-Guinée orientale et se mêlent aux populations papouasiennes sur la côte  septentrionale et dans les îles Bismarck.

En 1884, le Nord de l’actuelle Papouasie-Nouvelle-Guinée est annexé par l’Empire colonial allemand, puis le Sud est fait protectorat de l’Empire britannique cette même année. Le territoire passe entièrement sous souveraineté britannique après la Première Guerre mondiale, et est confié à l’Australie. La Papouasie-Nouvelle-Guinée obtient paisiblement son indépendance, et devient membre du Commonwealth des nations, en 1975.

Le pays a vécu des conflits frontaliers avec l’Indonésie et des mouvements sécessionnistes, tel celui de l’île de Bougainville (1989-2001) où la guérilla aurait fait près de 20 000 morts et où, en novembre 2019, un référendum sur l’indépendance a eu lieu. 176 928 électeurs ont voté en faveur de l’indépendance, soit plus de 98 % des suffrages exprimés.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est un royaume du Commonwealth, et donc une démocratie parlementaire. La reine Élisabeth II en est symboliquement le chef d’État. Elle est représentée par un gouverneur général.

Le pouvoir exécutif est détenu par le Premier ministre, qui dirige le cabinet. Le Parlement, unicaméral, a cent onze sièges, dont vingt-deux sont occupés par les gouverneurs des vingt-deux provinces. Les parlementaires sont élus tous les cinq ans.

Les élections attirent un grand nombre de candidats ; de nombreux membres du parlement sont élus avec moins de 10 % des voix.

Depuis les années 1960, des tensions séparatistes sur l’île de Bougainville opposent les insulaires au pouvoir central. Ce conflit entraîne des affrontements violents dans les années 1980, l’échec de la stratégie de harcèlement judiciaire des propriétaires terriens de l’île (qui abrite la mine de cuivre de Panguna, aujourd’hui désaffectée) conduisant à une  radicalisation du conflit, avec la création en 1988 de l’Armée  révolutionnaire de Bougainville.

En mai 2012, le Parlement national de Papouasie-Nouvelle-Guinée élit Peter O’Neill alors que le Premier ministre d’alors est à Singapour pour une opération du cœur. Le Premier ministre de facto dirige la police et l’armée et exerce le pouvoir bien que la Cour suprême ait jugé l’exercice du pouvoir par ce dernier illégal. Cette controverse n’est réglée que par les élections législatives de 2012 qui confortent Peter O’Neill dans son autorité.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée était divisée en vingt divisions principales (réparties en quatre régions) créées initialement comme districts lors de l’indépendance du pays le 16 septembre 1975, mais ayant acquis le statut de provinces en 1975 (à l’exception de la capitale nationale, restée un district séparé de la nouvelle province Centrale). Bougainville (anciennement la Province des Îles Salomon du Nord) a un statut distinct de région autonome (et sa capitale de jure, Arawa, a été largement détruite et déplacée de facto à Buka).

En 2012, deux provinces ont été divisées en deux, portant le nombre de divisions principales à vingt-deux (le district de la capitale nationale, vingt provinces et la région autonome de Bougainville) avec les nouvelles provinces de Hela (séparée de celle des Hautes-Terres méridionales) et Jiwaka (séparée de celle des Hautes-Terres occidentales).

Les provinces (et la région autonome de Bougainville) sont elles-mêmes subdivisées en districts. Les districts (y compris le district de la capitale nationale) sont eux-mêmes divisés en gouvernements de niveau local (GNL, en anglais : Local Level Government, LLG) tenant lieu de  municipalités : les GNL ruraux (les plus nombreux) groupent une petite ville ou un village chef-lieu et divers villages environnants, les GNL urbains subdivisent les villes plus importantes (mais avec encore de nombreux petits villages, même dans ceux du district capitale).

Source : Wikipédia.

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