La montagne Sainte-Victoire.

La montagne Sainte-Victoire, en provençal Mont Venturi selon la norme classique ou Mount Ventùri selon la norme mistralienne, est un massif calcaire du Sud de la France, dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Située à l’est d’Aix-en-Provence, elle a connu une notoriété internationale en partie grâce à la soixantaine d’œuvres du peintre Paul Cézanne dont elle est l’objet. Elle accueille de nombreux randonneurs, grimpeurs et amoureux de la nature, et elle est un élément majeur du paysage aixois.

La Sainte-Victoire, tout comme le massif de la Sainte-Baume, peut être considérée comme un cas particulier parmi les massifs alpins car les différentes étapes de la formation de son relief rattachent son histoire géologique aussi bien à celle de l’ancienne chaîne pyrénéo-provençale qu’à celle des Alpes occidentales lui ayant succédé.

Montagne Sainte-Victoire, carte maximum, Aix-en-Provence, 18/06/1994.

En effet, de l’ancienne montagne Sainte-Victoire, contemporaine des dinosaures du Crétacé, il ne reste aujourd’hui que le pli de Bimont, dit chaînon des Costes Chaudes, dernier vestige résultant des mouvements tectoniques et des empilements caractéristiques de la phase pyrénéo-provençale durant l’Éocène.

Plus tardive durant l’Oligocène, la rupture du pli anticlinal de Sainte-Victoire, lequel résultait de la première surrection des grands reliefs alpins, est à l’origine d’un déferlement contribuant à expliquer la forme actuelle de la montagne, qui apparut 15 millions d’années avant notre ère.

La Sainte-Victoire, dont les sédiments calcaires remontent au Jurassique, se compose donc à la fois d’un vestige pyrénéo-provençal et d’une géologie alpine. Cette singularité et cette ambivalence permettent de comprendre pourquoi, bien qu’étant un massif des Alpes occidentales, la problématique de ce rattachement reste complexe.

Selon une étude récente, la Sainte-Victoire serait toujours en train de grandir. La société ME2i a en effet réalisé une étude par satellite entre 1993 et 2003 apportant une preuve que, durant cette période, l’extrémité occidentale de la montagne Sainte-Victoire a été en surrection de 7 mm par an.

Les vestiges celto-ligure des oppidum d’Untinos et de Bramefan attestent d’une présence ancienne sur les lieux. En 483, l’ermite saint Servin (saint Ser) vivant dans un ermitage à flanc de montagne, sur la commune de Puyloubier, est assassiné par des Wisigoths. Au XIIIe siècle, une chapelle est construite dans la grotte de l’ermite, au-dessus de l’actuelle auberge de Saint-Ser. Cette chapelle a été réhabilitée après l’incendie de 1989. Elle accueille chaque lundi de Pentecôte un pèlerinage à saint Ser, vénéré pour les maux d’oreille, car le roi Euric, à qui il adressait ses reproches, lui avait coupé les oreilles avant de le martyriser.

Montagne Sainte-Victoire, prêt-à-poster.

D’autres saints ont fréquenté la montagne : au Ier siècle, saint Maximin, premier évêque d’Aix-en-Provence, dont la légende affirme qu’il fut un des 72 premiers disciples du Christ, et qui est enterré à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume ; au Ve siècle, saint Jean Cassien, fondateur de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, aurait construit un petit ermitage à l’emplacement actuel du Prieuré, sous la croix de Provence. Cassien aurait séjourné quelque temps avec Lazare, évêque d’Aix et saint controversé. La riche communauté de Saint-Victor aurait commencé la mise en valeur des terres de Saint-Antonin dès la fin de l’époque romaine. Beaucoup plus tard, au XVIIIe siècle, c’est saint Benoît-Joseph Labre, saint itinérant, qui fréquente le massif et séjourna souvent à l’est d’Aix, sur le Montaiguet. Il reste de lui une chapelle à Palette (Le Tholonet) et un oratoire à Beaurecueil.

Entre 1850 et 1854 est construit le barrage de Zola. Un autre barrage, le barrage de Bimont viendra compléter l’action du barrage Zola. Sa construction s’échelonnera de 1946 à 1951.

En 1875, une croix monumentale de 19 mètres de hauteur est inaugurée au sommet de l’éperon surplombant le prieuré, à une altitude de 946 mètres. Il s’agit de la 4e croix à cet emplacement, on retrouve les traces des précédentes jusqu’au XVIe siècle, un marin en détresse ayant alors fait vœu d’édifier une croix au sommet de la première montagne émergée qu’il rencontrerait28. Cette croix est restaurée en 1982 et en 2004.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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