La mobylette.

La Mobylette (contraction de mobile et de bicyclette) est à l’origine un modèle et une marque déposée de cyclomoteur de chez Motobécane.

Elle appartient à la société MBK Industries.


L’invention, en 1949, de la Mobylette revient à Éric Jaulmes, directeur technique depuis 1941 et Charles Benoit, son oncle, dirigeant et co-fondateur avec Abel Bardin et Jules Bénézech, de Motobécane. Déjà quelques années avant, l’ingénieur Marcel Morel de chez Monet-Goyon avait fait une étude sur un cyclomoteur de 49 cm3 qui ne sera pas retenu par sa direction. Le premier modèle sera vendu sous l’appellation « Mobylette AV 3 », il est devenu, avec le VéloSoleX, un deux-roues populaire en France des années 1960 aux années 1990.

Dans les années 1970, le modèle le plus courant est l’AV 88, appelé couramment la « bleue », que les jeunes aimaient modifier pour avoir de meilleures performances (cylindre C52, culasse de AV 89 chaudron, carburateur Dell Orto 15 mm voire plus, pot de détente, petit guidon, garde-boue en aluminium, etc.). Pendant un temps, Motobécane est le plus gros producteur de deux-roues motorisés au monde grâce à ce modèle. Ses surnoms sont multiples, tels que « brêle », « meule », etc. et surtout « mob ». Le nom « Mobylette » est apparu dès le premier modèle, dit « AV 3 » qui désigne aussi le type de son moteur. Elle a ensuite évolué avec le moteur AV  qui abandonne le piston à déflecteur pour un balayage Schnürle à deux transferts et adopte un cylindre en alliage léger revêtu de chrome dur, conçu sous la direction d’Éric Jaulmes.

La mobylette, carte maximum, Paris, 23/03/2002.

À la fin des années 1970 apparaît le moteur plus moderne du 51v l’AV à admission par clapets, conçu par l’ingénieur Jean Bidalot, qui évite le retour du mélange vers le carburateur et augmente la pression de transfert.

Le moteur deux-temps de 49,9 cm3 était avec l’AV 3, directement dérivé de celui du Poney AG2 (cyclomoteur à deux vitesses créé par réduction de la cylindrée, de 63 à 49,9 cm3 de la BMA Poney AG1 créée en 1938).

Deux modèles (Motobécane 99Z et 95TT) sont équipés d’un dispositif de contre piston agissant comme un compresseur. Ce moteur, bénéficiant d’un couple très élevé, pour la cylindrée, est utilisé par des fabricants de voiturettes sans permis.

Au départ, le moteur était en prise directe sur la courroie de transmission.

En 1951, apparait un embrayage centrifuge permettant de conserver le moteur en fonctionnement mème à l’arrêt (et donc aussi de disposer d’un éclairage la nuit à l’arrêt).

Mobylette, entier postal, Belgique.

Vers le milieu des années 1950, apparait l’embrayage double-effet « dimoby » permettant de redémarrer sans pédaler après un arrêt moteur en marche.

Absent des premiers modèles, le variateur de vitesse Mobymatic, fonctionnant grâce à des billes poussant une joue mobile faisant monter la courroie et tirant le moteur vers l’arrière, est rapidement devenu la transmission standard. Les derniers modèles disposent d’un allumage électronique plus performant et nécessitant moins d’entretien que l’allumage à rupteurs des modèles précédents.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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