La météorologie.

Météo-France, établissement public administratif, est le service officiel de la météorologie et de la climatologie en France. À ce titre, il exerce les attributions de l’État en matière de sécurité météorologique des personnes et des biens. Météo-France est notamment chargé de la prévision et de l’étude des phénomènes météorologiques, de l’état du manteau neigeux et de l’état de la surface de la mer et de l’émission des vigilances

météorologiques pour les territoires français de métropole et d’outre-mer. L’établissement est également chargé de la conservation de la mémoire du climat et de l’élaboration de projections climatiques globales et régionales. Météo-France exerce ses activités et ses missions dans le cadre d’un contrat d’objectifs et de performance avec l’État.

Depuis le XIXe siècle, le service national français de météorologie a existé sous plusieurs noms :

  • Service météorologique de l’Observatoire de Paris, mis en place par Urbain Le Verrier en 1854, après la catastrophe navale française du 14 novembre 1854 en Mer Noire, due à une tempête qui coule 41 navires ;
  • Bureau central de météorologie (décret du 14 mai 1878 – 1921) ;
  • Office national météorologique (mars 1921-1945) ;
  • Direction de la Météorologie nationale (1945-1993).
Métérologie, carte maximum, Paris, 22/10/1983.

Finalement, Météo-France est créé par le décret no 93-861 du 18 juin 1993 comme établissement public sous la tutelle du ministre chargé des transports, par transformation des statuts de ce qui était, depuis 1976, la direction de la météorologie nationale (DMN) au sein du ministère des Transports.

  • Le 16 février 1855, le projet d’Urbain Le Verrier de réseau de météorologie destiné à avertir les marins de l’arrivée des tempêtes, est adopté par l’Empereur Napoléon III. Trois jours plus tard, Le Verrier présente à l’Académie des sciences la première carte météorologique de France ;
  • Le 17 mars 1898, le premier ballon-sonde météo français était lancé depuis l’observatoire météorologique de Trappes, en région parisienne, sous la direction de Léon Teisserenc de Bort ;

  • Le 15 juillet 1922, l’Organisation nationale de météorologie française diffuse la première émission de radio d’un bulletin météorologique depuis un émetteur placé sur la tour Eiffel. Dès lors, trois bulletins par jour sont émis ;
  • Le 17 décembre 1946, Paul Douchy, prévisionniste de la Météorologie nationale, présente le premier bulletin météo à la télévision française. Ce bulletin hebdomadaire devient quotidien à partir de février 1958 ;
  • 1960 : Le KL 901, premier ordinateur de la Météorologie nationale destiné aux études de la prévision numérique du temps, est installé à Paris.
  • 1963 : Au Centre de météorologie spatiale nouvellement créé à Lannion, une image transmise par le satellite météorologique américain Tiros 8 est reçue pour la première fois.

  • 1977 : Le programme Météosat débute, permettant à l’Europe de posséder ses premiers satellites d’observation météo. Le 23 novembre 1977, Météosat 1 est lancé avec succès.
  • 1980 : Le programme Aramis est lancé dans le but d’améliorer l’observation pluviographique, puis la prévision des pluies en installant des radars pour couvrir la France métropolitaine.
  • 1991 : Les services centraux de prévision, de climatologie et d’informatique de Météo-France sont transférés à Toulouse, sur le site créé en 1982. Il accueille déjà l’École nationale de la météorologie et le Centre national de recherches météorologiques.

  • 1994 : Météo-France commence à utiliser pour les besoins de la prévision du temps une première version du modèle numérique à domaine limité Aladin. Ce modèle de prévision régional est développé dans le cadre d’une coopération internationale avec les services météorologiques d’Europe Centrale et orientale.
  • 1996 : Météo-France lance le projet Radome pour moderniser son réseau de stations d’observation au sol.

  • 2001 : Météo-France et GAI (Vaisala) rachète l’entreprise Météorage ;
  • Le 1er octobre 2001, Météo-France publie sa première carte de vigilances météorologiques. Ce nouveau dispositif permet d’informer simultanément la population, les pouvoirs publics et les médias en cas de phénomènes météorologique dangereux. Prévu à l’origine pour couvrir 5 types d’aléas (vent violent, fortes précipitations, orages, neige-verglas et avalanche), le dispositif n’a cessé d’être élargi depuis. En 2011, notamment, il intègre l’aléa “vagues-submersion”. En 2015, le dispositif couvre neuf phénomènes (vent violent, pluie-inondation, orages, neiges-verglas, inondation, avalanches, canicule, grand froid et vagues-submersion).

  • 2008 : Le modèle Arome devient opérationnel. Le modèle régional sur la France à très haute résolution permet de mieux modéliser les phénomènes locaux tels que les orages et les brouillards. La prévision des phénomènes dangereux s’en trouve améliorée, tant au niveau de leur intensité que de leur localisation ;

  • 2012: Météo-France lance le projet PUMA (Programme plUri-annuel de Modernisation du réseau ARAMIS). Les anciens radars sont renouvelés en utilisant de nouvelles technologies (double-polarisation, par exemple) et de nouveaux radars sont installés afin de couvrir la totalité du territoire national (Outre-mer et région de montagne) afin d’améliorer la prévision des pluies, notamment dans le sud de la France où certains épisodes cévenols ou épisodes méditerranéens ont eu des conséquences dramatiques ;

  • 2014 : Météo-France se dote de deux nouveaux supercalculateurs, d’une puissance de 1 Pétaflops, soit une puissance de calcul douze fois plus importante que le système précédent. Un nouveau renforcement des moyens de calcul est prévu d’ici fin 2016 : la puissance réelle devrait être alors à nouveau multipliée par 319. Ces performances permettent notamment d’améliorer la qualités des prévisions au courtes échéances et des projections climatiques à long terme.

  • 2015 : La prévision météorologique franchit une nouvelle étape grâce au lancement de nouvelles versions20des modèles numériques utilisés par Météo-France. La résolution du modèle régional Arome, qui couvre la France métropolitaine, est dorénavant de 1,3 km (contre 2,5 km auparavant) sur la métropole, permettant de progresser dans le suivi des phénomènes météorologiques très localisés.

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Sources : Wikipédia, YouTube.