La lépiote.

Lépiote est un nom vernaculaire qui désigne en français des champignons basidiomycètes de plusieurs taxons différents principalement des genres Lepiota, Macrolepiota et Chlorophyllum. Le terme lépiote est originaire du grec λε ́πιον, « petite écaille, petite croûte », désignant de petites peluches ou tuiles qui sont la caractéristique principale de la cuticule du sporophore, la surface du chapeau de ces champignons. Très communes dès le début de l’été, les lépiotes annoncent la venue des autres champignons et poussent dans les sous-bois clairs, mais surtout en bordure des bois ou dans les prés. Si certaines grandes espèces sont de bons comestibles, d’autres au contraire sont particulièrement toxiques. L’anneau coulissant comme une bague – il ne fait pas corps avec la surface du pied – est un « caractère infaillible pour distinguer les grandes lépiotes comestibles des petites lépiotes toxiques ».


  • Lépiote brune : peut désigner la Lépiote helvéolée, Lepiota helveola, fortement toxique voire mortelle ou la Lépiote élevée, Chlorophyllum rhacodes, comestible
  • Lépiote châtain – Lepiota castanea : moyennement toxique, mais à rejeter.
    Lépiote crêtée ou lépiote à crête – Lepiota cristata : moyennement toxique, mais à rejeter.
  • Lépiote déguenillée – Macrolepiota rhacodes (parfois appelée coulemelle) : elle se distingue de la lépiote élevée par sa taille un peu plus réduite. Son pied n’est pas chiné, et sa chair rougit à la cassure. Les écailles sont plus grosses que sur la lépiote élevée.
  • Lépiote élevée – Macrolepiota procera : plus connue sous le nom de coulemelle mais aussi grande coulemelle, columelle ou coulemotte2, et dans certaines régions (Roannais, Brionnais, Forez) Saint-Michel. Sa

  • hauteur moyenne dépasse les vingt centimètres, certains exemplaires pouvant même atteindre quarante centimètres. Très commune, elle pousse dans les bois clairs dès les premières pluies de l’été. Son chapeau forme d’abord une sorte d’œuf (on parle alors de baguette de tambour), puis il s’ouvre largement et s’échancre, conservant des tuiles et un mamelon bruns sur un fond pâle. Le pied, chiné de brun, se sépare du chapeau sur une simple secousse. Il porte un anneau double coulissant.

  • Lépiote excoriée – Macrolepiota excoriata : assez semblable à la lépiote élevée, elle est plus petite et apprécie les clairières et les prairies.
  • Lépiote helvéolée – Lepiota helveola : sa hauteur ne dépasse pas sept centimètres, il n’y a donc aucun risque de confusion avec les grandes espèces. Son chapeau est ocré, sa chair légèrement rosée. Elle apprécie les prés proches des bois ou des forêts, ou encore les taillis. Elle est fortement toxique et même mortelle.
  • Lépiote de Josserand – Lepiota josserandii : petite, à peu près identique à la lépiote brune, elle est également très toxique. Commune dans certains prés et jardins il y a un risque de confusion aussi avec des agarics.
  • Lépiote mamelonnée – Macrolepiota mastoidea : comme son nom l’indique, elle se distingue par un mamelon beaucoup plus prononcé que sur les autres espèces. Son chapeau est assez pâle, son pied porte de fines chinures.

Les lépiotes sont des champignons à spores blanches, à lamelles libres, à pied muni d’un anneau. Le chapeau peut aisément se séparer du pied sans la moindre déchirure. Le chapeau, portant un mamelon brun à son sommet dans beaucoup d’espèces, est plus ou moins squameux, donnant  l’impression qu’on a affaire à un toit avec ses tuiles.

La différence entre ces espèces se fait surtout en fonction de la taille : les lépiotes de petite taille (moins de dix centimètres) appartiennent pour la plupart au genre Lepiota et sont à rejeter, certaines pouvant être mortelles ; les lépiotes de grande taille, plus connues sous le nom de coulemelles, appartiennent en général au genre Macrolepiota et sont comestibles, plus ou moins appréciées selon les goûts des consommateurs. Certaines lépiotes sont classés parmi les genres Echinoderma, Cystolepiota, Sericeomyces, Leucoagaricus, Leucocoprinus, Chlorophyllum (champignons exotiques de grande taille mais toxiques), Melanophyllum, la différence entre tous ces genres étant affaire de mycologues très avertis.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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