La grue couronnée.

Le plumage du corps est gris foncé à noir, ce qui lui vaut son nom anglais de Black Crowned Crane (grue couronnée noire), par opposition à Grey Crowned Crane, nom de la Grue royale avec laquelle la grue couronnée est souvent confondue, et qui, elle, a le corps gris clair.

Les couvertures sus et sous-alaires sont blanches, sur les deux faces de l’aile, à l’exception des grandes couvertures supérieures internes qui sont teintées de jaune. Les secondaires sont marron, tandis que les primaires sont noires.

La tête montre des couleurs très contrastées : le front et l’avant de la calotte, très bombés, sont noirs, tandis que l’arrière de la calotte porte

une couronne formée de longues plumes dressées de couleur dorée.
Les joues sont nues et bicolores, blanches dans leur moitié supérieure et rouges dans leur moitié inférieure, ces deux teintes nettement délimitées.
Le menton peut porter une caroncule peu développée, de couleur rouge. Cette excroissance n’atteint jamais la taille de celle que porte la Grue royale.
L’iris est bleu pâle.

Le bec, long fort et droit, ainsi que les pattes, sont gris. Les sexes sont identiques.

Les immatures ressemblent aux adultes en plus terne, avec une couronne moins développée. Leurs yeux sont bruns.

La grue couronnée vocalise en vol et au sol pendant les manifestations sociales et nuptiales. Le cri est un “wong” sonore, parfois doublé, plus grave que celui de la Grue royale.

La grue couronnée fréquente les zones humides en milieu semi-désertique (marais peu profonds, zones inondées, rizières, plaines agricoles ou étendues incultes proches de l’eau…).

Les grues couronnées sont grégaires et monogames. Le couple serait uni pour la vie ; la parade nuptiale est spectaculaire, incluant des sauts, des révérences, des poursuites ailes déployées, le tout ponctué de cris.

Comme les autres grues, la grue couronnée court pour décoller et vole pattes et cou tendus. Ce dernier est tenu légèrement abaissé et le vol est typiquement haché.

La grue couronnée est omnivore : son régime inclut des graines, des jeunes pousses, des insectes, des mollusques et autres invertébrés, mais également des amphibiens et des reptiles.

La grue couronnée nidifie dans les zones humides à végétation dense. La femelle pond deux ou trois œufs sur une large plate-forme construite à même le sol et pouvant mesurer plus d’un mètre de diamètre.

La grue couronnée et la Grue royale sont deux espèces sub-sahariennes dont les aires de répartition sont disjointes. On trouve la grue couronnée répartie le long d’une bande sub-sahélienne assez étroite allant du Sénégal à l’Éthiopie et effleurant le nord de la République Démocratique du Congo, de l’Ouganda et du Kenya, où elle entre en contact avec sa congénère qui la remplace plus au sud.

Les menaces majeures qui pèsent sur la grue couronnée résident dans les atteintes à son habitat : drainage des zones humides pour l’agriculture, écobuage, surpâturage. S’ajoutent les pollutions industrielle et agricoles par les pesticides, la chasse (la tête et les ailes sont utilisées en médecine traditionnelle), la capture d’animaux vivants. La recherche pétrolière dans et autour des zones humides peut également constituer localement un danger.

Ses effectifs ayant fortement diminué pour toutes ces raisons, la grue couronnée est classée vulnérable.

Source : Oiseaux.net

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