La grande pyramide de Khéops (Égypte).

La pyramide de Khéops ou grande pyramide de Gizeh est un monument construit par les Égyptiens de l’Antiquité, formant une pyramide à base carrée. Tombeau présumé du pharaon Khéops, elle fut édifiée il y a plus de 4 500 ans, sous la IVe dynastie, au centre du complexe funéraire de Khéops se situant à Gizeh en Égypte. Elle est la plus grande des pyramides de Gizeh.

Elle était considérée dans l’Antiquité comme la première des Sept Merveilles du monde. Seule des Sept Merveilles du monde à avoir survécu jusqu’à nos jours, elle est également la plus ancienne. Durant des millénaires, elle fut la construction humaine de tous les records : la plus haute, la plus volumineuse et la plus massive. Ce monument phare de l’Égypte antique est depuis plus de 4 500 ans scruté et étudié sans relâche.

Pyramide de Chéops, carte maximum, Egypte.

Le tombeau, chef-d’œuvre de l’Ancien Empire de l’architecte Hémiounou, est la consécration et l’aboutissement de toutes les techniques architecturales mises au point depuis la création de l’architecture monumentale en pierre de taille par Imhotep pour la pyramide de son souverain Djéser, à Saqqarah. Les nombreuses particularités architectoniques et les exploits atteints pour sa construction en font une pyramide à part qui ne cesse de questionner la recherche.


Ce monument forme une pyramide à base carrée de 440 coudées royales anciennes, soit environ 230,5 mètres. Les valeurs empiriques d’aujourd’hui sont : au sud de 230,384 m, au nord 230,329 m, à l’ouest 230,407 m, à l’est 230,334 m, soit une erreur pour obtenir un carré parfait de seulement 12 secondes d’arc sur l’angle formé par ses diagonales.

La pyramide construite sur un socle rocheux avait une hauteur initiale d’environ 146,58 m (280 coudées royales égyptiennes), c’est-à-dire plus haute que la basilique Saint-Pierre à Rome de 139 m, mais l’érosion l’a réduite de 9,58 m (environ dix-huit coudées royales) pour atteindre 137 m de hauteur3. Elle détient le record du monument le plus haut du monde jusqu’en 1311, année qui voit l’érection de la cathédrale de Lincoln dont la flèche atteint 160 m de hauteur. Elle fait un périmètre de 922 m, une surface de 53 056 m2 et un volume originel de 2 592 341 m3 (aujourd’hui 2 352 000 m3).

L’estimation traditionnelle du nombre de blocs de pierres qui composent la pyramide est de 2,3 millions mais le calcul des égyptologues va de 600 0005 à quatre millions. La pyramide pèse près de cinq millions de tonnes. Le volume de matériau entassé (corps et revêtement) s’élevait à 2,5 millions de m3 ; aujourd’hui, il n’en reste qu’environ 2,34 millions.

Les premières assises de la pyramide sont faites directement dans la roche naturelle du plateau de Gizeh. D’après une étude géologique et géomorphologique de 2008, le volume minimum de ce substrat est estimé à 23 % du volume total.

Le parement ou revêtement était composé de pierres calcaires blanchâtres soigneusement jointoyées et polies qui renvoyaient les rayons du soleil, lui donnant l’aspect d’une véritable colline de lumière (ce qui explique qu’elle eut pour nom Akouit « la brillante », mais elle fut plutôt appelée Akhet Khoufou, « L’horizon de Khéops ») et soulignant sa géométrie par un jeu d’ombre et de lumière. Contrairement à la pyramide de Khéphren, elle n’a pas gardé dans sa partie supérieure son revêtement de calcaire mais il subsiste quelques blocs au niveau de la base de la face Nord. Le nucléus est constitué de blocs de calcaire plus ou moins équarris de moins bonne qualité que ceux du parement, les premiers étant issus d’une carrière à 400 m de la pyramide, les seconds de la carrière de Tourah. Les deux premières assises, ainsi que la maçonnerie de la grande galerie et des appartements funéraires sont construites en blocs de granit rose d’Assouan. Les blocs qui sont aujourd’hui visibles à l’extérieur sont noircis par la pollution et souvent cachés par la brume.

Chaque bloc de pierre calcaire a un volume de 1,10 m3 et pèse en moyenne 2,5 t, ce qui fait pour la pyramide (en négligeant le poids des 130 blocs de granite) une masse totale de 5 000 000 t.

Des vestiges d’une enceinte à redans, située à dix mètres autour de la pyramide, sont présents autour du monument. Ces redans sont des parties saines conservées du socle rocheux qui ont permis de diminuer le nombre de blocs à mettre en œuvre lors de la construction.

La pyramide de Khéops fait partie d’un complexe plus large, constitué :

  • d’un temple funéraire en deux parties : une basse, appelée « temple de la vallée » (ou « temple bas », associé à un port débarcadère en bordure des terres cultivées, ce lieu pouvant avoir servi d’accueil du roi vers l’au-delà, rien ne permettant de dire s’il servait à la purification et à la momification) ; une partie haute (ou « temple haut », chapelle funéraire où le clergé dépose tous les jours des offrandes) située à proximité de la pyramide13. Ces deux parties sont reliées par une « chaussée montante », couloir monumental dallé servant de galerie de communication ;

  • d’un ensemble composé de la pyramide de Khéops, de trois pyramides de reines, d’une pyramide satellite (pyramide G1D), ceint d’une muraille, relié à la galerie de communication par l’intermédiaire de la partie haute du temple ;
  • de multiples mastabas regroupés en trois cimetières ou villes de mastaba, situées à l’orient derrière les pyramides des reines, au sud de la grande pyramide, et à l’occident de la pyramide du roi.La grande pyramide de Khéops a bénéficié, pour sa construction, des développements et des innovations techniques des pyramides de son père Snéfrou à Dahchour. Elle ne semble avoir subi aucun changement de plans à l’extérieur. Ce point est par contre sujet à discussions en ce qui concerne l’intérieur du monument. Deux écoles s’affrontent : il y a les partisans d’un projet unique et les partisans de trois projets successifs. Il semble que l’architecte en fut le vizir Hémiounou.

La construction de la « grande pyramide » aurait débuté entre -2600 et -2550 suivant les sources, au début de la IVe dynastie, et aurait duré environ une vingtaine d’années selon l’historien antique Manéthon. L’année de début et la durée de construction de la pyramide sont des estimations généralement validées par les égyptologues, parce qu’elles correspondent aux vingt-trois à vingt-cinq années, suivant les sources, du règne du pharaon Khéops. Ces estimations ne sont malheureusement attestées par aucun écrit contemporain, mais déduites logiquement par la destination admise de la pyramide comme étant le tombeau de ce pharaon, hypothèse elle-même non attestée par des écrits.

En se fondant sur les données traditionnellement admises (pyramide constituée de 2,3 millions de blocs de pierre, durée de chantier de vingt-trois ans), il est estimé que 340 blocs étaient posés chaque jour, soit pour une durée de travail de dix heures par jour, un bloc placé toutes les deux minutes, ce qui aurait mobilisé la main-d’œuvre de plus de 10 000 ouvriers (le nombre prodigieux de 100 000 hommes, ne travaillant que trois mois dans l’année pendant la saison des crues, a été proposé par Hérodote). Les graffitis découverts dans la chambre supérieure de décharge révèlent que le chantier des pyramides de Gizeh était organisé militairement en équipes de 2 000 ouvriers, chacune de ces équipes étant scindée en deux groupes de 1 000 hommes (ceux œuvrant sur la Grande pyramide s’appelant « les amis de Khéops »), eux-mêmes divisés en cinq phyles (terme grec désignant une « tribu »), unités de 200 ouvriers à leurs tours séparés en dix équipes de vingt travailleurs regroupés selon leurs compétences.

De très nombreuses hypothèses ont été proposées pour expliquer la construction de la grande pyramide. Mais aucune ne s’avère définitivement convaincante.

Plusieurs campagnes de fouilles, dirigées par l’égyptologue américain Mark Lehner entre 1988 et 2003, ont permis de retrouver la configuration probable du site de la pyramide au moment de sa construction. On a ainsi pu retrouver le village des ouvriers du chantier, les carrières qui ont fourni l’essentiel du calcaire de la pyramide et le port.

En 2013, la mission archéologique franco-égyptienne (Institut français d’archéologie orientale (IFAO)) met au jour d’anciens papyrus, datant probablement de l’époque de Khéops (-2589/-2566). Ils sont découverts dans le port de Ouadi el-Jarf, sur la mer Rouge qui approvisionnait les chantiers des pharaons de l’Ancien Empire. À usage essentiellement comptable, ces documents consignent les événements comme prescris par l’administration contemporaine. Des livraisons de pierres à destination de la pyramide de Khéops y sont clairement évoquées. Ainsi, le journal de bord du fonctionnaire Merer décrit quotidiennement son activité : « L’inspecteur Merer a passé la journée avec son homme à charger des pierres dans les carrières de Tourah (…) Je suis allé livrer des pierres à la pyramide de Khéops ».

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

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