La galène.

La galène est une espèce minérale composée de sulfure de plomb de formule PbS avec des traces d’autres éléments chimiques : Ag, Bi, Se, Te, Cu, Zn, Cd, Fe, As, Sb, Mo, Au, d’où l’existence de nombreuses variétés. Elle forme une série avec la clausthalite.


La galène est le minerai de plomb le plus abondant.

Les gisements de galène (anc. « plomb argentifère ») contiennent souvent des quantités notables d’argent comme impuretés, et, de ce fait, ont longtemps constitué une source importante de ce métal. Leur exploitation est source de pollution de l’environnement et cause fréquente de saturnisme.

Elle est un des sulfures les plus communs dans les gîtes hydrothermaux, associée avec la pyrite, la chalcopyrite et la sphalérite (association dite « BPGC » : blende, pyrite, galène, chalcopyrite). Dans les gîtes plomb-zinc de basse température, elle est normalement associée avec la chalcopyrite, la sphalérite, la marcassite, la calcite, la dolomite et le quartz. Les genèses magmatique et sédimentaire sont beaucoup plus rares.

Galène, carte maximum, Belgique, 2003.

Il existe de nombreux gisements à travers le monde. On trouve des gisements de galène au Canada, en Allemagne, en Australie, en Belgique, en Côte d’Ivoire, en Écosse, en Espagne, aux États-Unis d’Amérique (Missouri, Illinois, Iowa, Kansas, Oklahoma, Colorado, Idaho, Utah, Montana et Wisconsin), en Gambie, en France, en Italie, au Mexique, en Roumanie, en Bulgarie et au Royaume-Uni (Gloucestershire).

La galène fut utilisée comme minerai de plomb dès l’Antiquité (au moins – 3000 av. J.-C.) et en tant que teinture noire (le carbonate, qui donne la céruse, est en revanche d’un blanc très couvrant). Elle joue depuis toujours un rôle important dans l’histoire de l’humanité puisqu’elle est quasiment l’unique source de plomb sur Terre. Elle servait aussi dans l’Égypte ancienne à la fabrication du khôl, un maquillage pour les yeux.

La galène est le seul sulfure de plomb d’importance économique.

C’est un minéral qui fond facilement en donnant un globule jaune de litharge (monoxyde de plomb). Il ne se dissout qu’à chaud dans l’acide chlorhydrique, provoquant un dégagement d’hydrogène sulfuré. Il est la source principale de plomb, qui en est extrait par grillage afin d’en supprimer le soufre puis par calcination afin de le séparer de l’oxygène résultant de l’opération précédente et enfin un raffinage thermique ou par électrolyse. Toutes ces opérations permettent également de récupérer des métaux précieux dans les déchets de galène.

  • Soins cosmétiques dans l’Égypte antique : la galène a servi à produire le khôl et la céruse, deux produits utilisés durant toute l’Antiquité dans divers maquillages et onguents en dépit de leur haute toxicité. L’utilisation de ces produits est encore aujourd’hui une source fréquente de saturnisme, notamment chez l’enfant.
  • Récepteur à cristal : en 1874, Karl Ferdinand Braun découvrit les propriétés semiconductrices de la galène : le contact entre une pointe métallique et un cristal de galène peut former ce qu’on appelle aujourd’hui une diode Schottky. En 1906, il utilisa cette propriété, permettant la séparation du signal de la porteuse, pour concevoir un récepteur radio : le poste à galène. Cette découverte lui valut le prix Nobel de physique qu’il partagea avec Guglielmo Marconi en 1909.
  • Cristal : mélangé à du verre en fusion sous sa production d’oxyde de plomb, il permet de produire le verre en cristal.

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Sources : [wpicons-icon icon=”wpicons-wikipedia1″ size=”29px”] [wpicons-icon icon=”wpicons-youtube2″ color=”#dd3333″ size=”29px”]

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