La découverte de la pénicilline.

Sir Alexander Fleming fut le premier à démontrer que la moisissure Penicillium notatum synthétisait une substance antibactérienne ; il fut le premier à concentrer cette substance qu’il appela « pénicilline ». Il ne fut pourtant pas celui qui conduisit le développement de la pénicilline, ni le premier à utiliser ses propriétés chez l’être humain.

C’est un cas emblématique de découverte faite par sérendipité.

La découverte accidentelle de la pénicilline en fait un des cas emblématiques de découverte par sérendipité.

Le 3 septembre 1928, le docteur Alexander Fleming, alors âgé de 47 ans, revient de vacances et reprend ses activités dans son laboratoire du Saint-Mary’s Hospital à Londres. Il retrouve alors les boîtes de Petri où il faisait pousser des cultures de staphylocoques dans le but d’étudier l’effet antibactérien du lysozyme, une enzyme présente dans les larmes et la salive. Il a la surprise de voir ses boîtes envahies par des colonies cotonneuses de moisissures d’un blanc verdâtre. Elles ont été contaminées par les souches d’un champignon microscopique, Penicillium notatum appartenant à son voisin de paillasse, un jeune mycologue irlandais, Charles J. Latouche, qui travaille sur cette moisissure, entraînant des allergies chez les patients asthmatiques.

Alors qu’il s’apprête à désinfecter ses boîtes contaminées, Fleming s’aperçoit qu’autour des colonies de moisissure il existe une zone circulaire dans laquelle le staphylocoque n’a pas poussé. Il émet l’hypothèse qu’une substance sécrétée par le champignon en est responsable et lui donne le nom de « pénicilline ».

Il publie en 1929 dans le British Journal of Experimental Pathology le premier compte rendu de l’effet de cette substance, pensant que son action est du même type que celle du lysozyme.

« Au cours du travail avec différents staphylocoques un certain nombre de cultures furent mises de côté et examinées de temps en temps. Lors de l’examen, ces cultures étaient exposées à l’air et ensemencées par différents micro-organismes. On remarqua qu’autour d’une grande colonie de champignons polluants, les colonies de staphylocoques étaient devenues transparentes et sans aucun doute en voie de dissolution. »

« La pénicilline utilisée en doses massives n’est ni toxique ni irritante … elle peut constituer, par applications ou en injections, un antiseptique efficace contre les microbes. »

Craddock et Ridley, ses collaborateurs, tentent d’isoler et de purifier la pénicilline mais en vain ; par suite, Fleming se désintéressera peu à peu des applications thérapeutiques de sa découverte et utilisera surtout les extraits de ce Penicillium pour fabriquer des milieux sélectifs. Cependant il prouve que la pénicilline n’est pas nocive pour l’animal et suggère de l’utiliser comme antiseptique c’est-à-dire un désinfectant appliqué sur la peau, à l’extérieur du corps, mais aussi « en injections ».

Quelques essais cliniques thérapeutiques sont tout de même effectués mais sans grand succès. La découverte de Fleming intéresse peu de monde. Fleming recherchera d’autres micro-organismes producteurs d’antibiotiques mais ne publiera pas ces travaux.

Il faut attendre une dizaine d’années avant que la pénicilline ne revienne sur le devant de la scène. C’est en 1939, que Howard Florey, pathologiste australien, Ernst Chain, biochimiste et pathologiste d’origine allemande, et Norman Heatley, biologiste anglais, réussirent à purifier la pénicilline G.

En mai 1943, Florey et son équipe reçoivent assez de pénicilline pour des essais sur des blessés britanniques. Ils se rendent à Alger, où se trouvent les troupes alliées, afin de procéder à des injections.

Exposition de la pénicilline, Paris, 4/02/1946.

En 1945, Fleming, Florey et Chain se partagent le prix Nobel de physiologie ou médecine pour leurs travaux sur la pénicilline et son application thérapeutique.

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.