La colombophilie.

La colombophilie est l’art d’élever et de faire concourir les pigeons voyageurs.

C’est aussi un « sport » non officiel et très peu connu. Il y a de moins en moins de colombophiles, ce qui pose le problème du renouvellement générationnel. Ce sport organise des concours locaux, régionaux, nationaux et internationaux via la Fédération colombophile internationale, dont le siège est à Bruxelles, et des fédérations nationales.

La colombophilie est le fait d’élever des pigeons voyageurs et de les faire concourir. Pour avoir une bonne colonie et faire de bons prix, il faut sélectionner ses pigeons sur plusieurs années et garder les pigeons qui font le plus de prix.

La période des concours varie en fonction des régions (19 en France ; auparavant 21, mais 2 ont fusionné), généralement d’avril à août. Les concours se déroulent tous les week-ends, le samedi pour les concours de fond et de grand fond et le dimanche pour ceux de vitesse et demi-fond.

Un pigeon possède une bague dite « matricule » qui lui est placée à la patte dès la naissance (entre 8 et 10 jours) et équivaut à sa carte d’identité. De couleur différente chaque année, cette bague est associée à un carton d’immatriculation que le propriétaire doit garder précieusement.

Outre la bague dite « matricule », l’animal doit aussi être muni d’une bague indiquant soit l’adresse de son propriétaire (ou de la société colombophile à laquelle ce dernier est sociétaire), avec le numéro de téléphone, soit simplement celui-ci. Cette dernière bague peut être remplacée par une bague électronique si le colombophile dispose d’un constateur électronique, et sur cette bague doit figurer une adresse ou un numéro de téléphone. Cette bague adresse est obligatoire en France. Tout pigeon participant à un concours doit posséder cette bague « adresse ».

Colombophilie, carte maximum, Paris 12/01/1957.

Construite avec des matériaux à la fois solides et légers, elle porte un numéro et, perpendiculairement à celui-ci, l’année d’émission. Une fois disposée autour du tarsométatarse de l’oiseau, la bague ne peut plus être retirée autrement qu’avec une pince adéquate.

Chaque fois que le pigeon est cédé, le titre de propriété correspondant au numéro de bague du pigeon doit être simultanément livré au nouveau propriétaire. Détenir des pigeons bagués sans posséder les titres de propriété appropriés est interdit en France.

Pour les concours de vitesse et demi-fond, l’enlogement (fait de mettre ses pigeons dans des paniers en vue des concours), a lieu le samedi matin.

Congrès national colombopphile, Bordeaux, 18/01/1976.

Les pigeons sont amenés au local de la société. Une fois que tous les colombophiles sont arrivés, l’enlogement peut commencer. Les numéros matricules de chaque pigeon de chaque colombophile sont énoncés et marqués sur une feuille dite « d’enlogement ». Ensuite, les pigeons sont munis d’une troisième bague, en caoutchouc celle-là. Cette bague est mise par-dessus l’une des deux bagues déjà présentes. Ensuite, ces pigeons sont mis dans des paniers (plombés) qui sont eux-mêmes mis dans un camion qui les emmène au point de lâcher. Pour les colombophiles qui sont à l’électronique, la bague électronique est passée au-dessus du « systemclub » qui est lui-même relié au constateur du colombophile. La suite est la même que pour l’enlogement manuel.

Le lendemain matin, les pigeons sont lâchés ; le premier est celui qui revient le plus vite possible à son colombier. Pour finir, les colombophiles retournent au local de la société pour procéder au dépouillement des constateurs.

Source : Wikipédia.

 

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