La collégiale Notre-Dame de Melun (Seine-et-Marne).

La collégiale Notre-Dame est une église située rue de la Courtille à Melun sur l’île Saint-Étienne. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.


La collégiale Notre-Dame de Melun fut fondée entre 1016 et 1031 par le roi de France Robert II le Pieux à l’emplacement d’une précédente église Notre-Dame. En 1031, la nef, les bas-côtés, le transept et la base des clochers, encore visibles aujourd’hui, sont déjà bâtis. Ces éléments correspondent au style roman. Les piliers carrés et dépouillés encadrent des fenêtres de dimensions réduites.

Collégiale de Melun, carte maximum, 20/04/2013.

Douze chanoines sont installés dans la collégiale. Le plafond plat était en bois à l’origine. À la suite d’un incendie, il fut rebâti en pierre au xiie siècle, et les colonnes accolées aux piliers de style roman furent ajoutés pour supporter des voûtes d’ogive. À partir de 1161, le chœur est reconstruit dans le style gothique. Il est consacré en 1198. Les parties hautes de la nef sont ornées de chapiteaux sculptés. De nombreuses cérémonies royales sont organisées dans la collégiale comme le mariage de la fille de saint Louis, Isabelle, avec Thibaut II de Navarre. Les clochers datent du XIe siècle et sont restaurés entre 1515 et 1524 (la salamandre de François Ier en est le signe). Le portail central est refait au XVIe siècle à l’initiative de François Ier ; ses vantaux, datant du XVIe siècle, comportent quatre médaillons représentant des figures humaines avec des bonnets médiévaux sur la tête. Un moine barbu, priant, est représenté au sommet du montant central. Les vantaux des portes latérales datent du XVIIIe siècle et comportent les mêmes figurations. La nef mesure 32 mètres.

Les chapelles construites sur les bas-côtés sont détruites en 1773. C’est probablement pour subventionner ces travaux que le célèbre Diptyque de Melun, conservé dans la collégiale depuis le milieu du XVe siècle est dispersé et vendu. Les chanoines sont dispersés à la Révolution. L’église est fermée en 1844, et restaurée grâce aux fonds collectés de 1851 à 1862 par une loterie. La tribune comporte un orgue de salon de 15 jeux fabriqué en 1855 par Cavaillé-Coll pour la cantatrice Pauline Viardot, sœur de la Malibran ; Pauline Viardot le vend en 1885 au curé de l’église.

La toiture et la plus grande partie des vitraux sont détruits durant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Les vitraux manquants sont refaits en 1955 par Calixte Poupart, avec pour thème central la Vierge Marie et saint Etienne, saint Aspais et saint Liesne, deux saints locaux.

L’intérieur (nef, transept) et l’extérieur (nef, bas-côtés) de la collégiale ont été partiellement restaurés entre 2003-2005 par l’architecte en chef des Monuments Historiques Jacques Moulin.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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