La collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie (Yvelines).

La collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie est une église gothique des XIIe et XIIIe siècles située à Mantes-la-Jolie (Yvelines, France) en bord de Seine. Elle fut classée Monument historique en 1840.

Cette église rappelle la cathédrale Notre-Dame de Paris par le style et par son élévation sur trois niveaux. La collégiale Notre-Dame se compose, au-delà du massif de façade, d’une nef de sept travées voûtées d’ogives sexpartites flanqués de collatéraux voûtés d’ogives quadripartites. Le haut vaisseau est à trois niveaux : grandes arcades en arcs brisés reposant sur une alternance de piles faibles et piles fortes, tribunes voûtées d’ogives quadripartites et en berceaux brisés transversaux, et enfin fenêtres hautes en arc brisé. Le chevet, qui vient compléter la composition, n’était originellement ceint d’aucune chapelle. Les chapelles rayonnantes, ainsi que celles des bas-côtés sont des adjonctions des XIIIe et XIVe siècles. La façade occidentale est percée de trois grands portails sculptés surmontés d’une rose, que viennent couronner deux tours dont l’aspect a été profondément modifié par les restaurations du XIXe siècle. Cette disposition s’inspire du modèle de la cathédrale de Laon. Le portail central, dédié à la Vierge, a été fortement endommagé pendant la Révolution.


La collégiale se trouvait autrefois au diocèse de Chartres, province ecclésiastique de Sens, dans l’archidiaconé du Pincerais.

Collégiale de Mantes la Jolie, carte maximum, 19/09/1998.

Les dernières recherches ont mis en évidence une construction probablement commencée vers 1150. Elle aurait connu trois campagnes de construction.

La première campagne concerne l’élévation d’une plateforme au nord pour palier la déclivité du terrain, l’élévation du niveau inférieur de la façade occidentale et de ses portails, et la construction des murs latéraux d’ouest en est auxquelles s’ajoute le voûtement des bas-côtés et du rond-point.

La deuxième campagne concerne l’élévation des murs gouttereaux des tribunes jusqu’à la travée des tours, puis l’élévation des arcades ouvrant sur la nef, suivies par leur voûtement en berceaux brisés transversaux. Les voûtes d’ogive, si l’on omet les deux premières travées qui sont de la première et de la seconde moitié du XIIIe siècle, appartiennent au XIVe siècle. Les arcs-boutants auraient été élevés en même temps que cette deuxième campagne, soit au XIIe siècle. Enfin, le niveau des fenêtres hautes aurait été élevé jusqu’à la quatrième travée, seules les quatre travées orientales auraient été montées dans le dernier quart du XIIe siècle.

La construction de la tour sud aurait été entamée vers 1240, tandis que la tour nord aurait été terminée vers 1266, date à laquelle elle reçoit les cloches. L’étage supérieur de la tour nord a été reconstruit de 1492 à 1508 suite à un effondrement.

On voit dans la nef la trace d’une litre funéraire.

Pendant la Révolution française, la collégiale est gravement endommagée. En particulier, de nombreuses statues de la façade ont été mutilées en 1794. Quelques unes de ces sculptures ont été retrouvées par Alphonse Durand, dans les fondations de l’ancien couvent des Ursulines. Elles sont aujourd’hui en partie exposées au Musée de l’hôtel-Dieu de la ville, l’autre partie est conservée dans le dépôt lapidaire des tribunes.

L’édifice a été alors converti en « temple de la Raison », puis est devenu successivement une fabrique de salpêtre et un arsenal.

Après la signature du Concordat en 1801, quelques travaux de restauration d’urgence ont été réalisés.

Des campagnes de restaurations auront lieu du XIXe au XXIe siècle. Une campagne de restauration importante est menée durant le XIXe siècle. La restauration de la tour nord est réalisée de 1851 à 1855 sous la direction d’Alphonse Durand, architecte de Mantes-la-Jolie, élève de Viollet-le-Duc. Il décida de la reconstruire à l’identique de la tour sud, outrepassant quelque peu le principe d’une restauration.

Le 30 mai 1944, un important bombardement aérien allié, visant le pont de Mantes, détruit une grande partie du vieux centre de Mantes-la-Jolie. La collégiale est légèrement touchée.

 

La toiture a été entièrement refaite en 2001 et 2002. Ces travaux ont nécessité la pose de 44 650 tuiles vernissées. La rose a été restaurée en 2003.

La face nord est restaurée en 2012. Le 27 septembre 2012, à l’occasion du lancement d’un timbre à l’effigie de la collégiale, Michel Vialay, maire de Mantes-la-Jolie, annonce son intention de demander l’inscription du bâtiment au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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