La carpe.

Le terme carpe est un nom vernaculaire utilisé pour désigner le plus fréquemment des poissons d’eau douce de la famille des Cyprinidae. Ce nom est ambigu car il peut signifier génériquement l’ensemble de la famille, voire l’ensemble de l’ordre. En France, en Belgique et au Canada, « carpe » associe plus particulièrement la carpe commune. Il n’en est pas de même dans d’autres pays francophones où il décrit aussi d’autres espèces parmi les perciformes comme des Kuhliidae, des Anostomidae, des Cichlidae (des tilapias), et même des poissons de mer, des Lutjanidae aux Seychelles et en Afrique de l’Ouest dont les « carpes rouges ».

Contrairement à de nombreux autres noms vernaculaires de poissons commercialisables, en France en 2010, le terme « carpe » n’est pas protégé ; les commerçants ne sont donc pas tenus de vendre une espèce précise.

Le terme dériverait d’une langue européenne orientale probablement par l’intermédiaire du gotique carpa.

Plusieurs de ces espèces ont été domestiquées.

Carpe, carte maximum, Pologne, 1979.

Les caractéristiques générales des carpes sont celles des poissons de la famille des Cyprinidae, avec des nuances pour chaque espèce : voir les articles détaillés pour plus d’informations sur leur description ou leur mode de vie.

L’élevage de la carpe est appelé « carpiculture » ou « cypriniculture ». En termes de quantité, il vient largement en tête parmi toutes les espèces de poissons élevées en pisciculture : en 2006 les quatre espèces les plus couramment élevées sont la carpe argentée (4,4 millions de tonnes), la carpe amour (4,0 millions de tonnes), la carpe commune (3,2 millions de tonnes) et la carpe à grosse tête (2,4 millions de tonnes). La 5e espèce de la liste est aussi un cyprinidé : le

carassin commun pour 2,2 millions de tonnes ; le rohu et la catla viennent en septième et huitième positions (1,3 million de tonnes chacun). C’est aussi le second en France en 2003.

La pêche de la carpe est tout d’abord un loisir, apprécié des carpistes. Elle s’effectue toute l’année, en rivière, étangs ou carpodromes. On distingue plusieurs types de pratique de pêche à la carpe :

  • La pêche au coup : elle s’effectue avec une longue canne creuse, sans moulinet. Elle consiste à pêcher avec un fil assez fin, les tensions lors des combats étant absorbés par un élastique puissant.
  • La pêche à la posée : c’est la pratique de la pêche à la carpe la plus répandue. Elle s’effectue au lancer, avec une canne et moulinet.
  • La pêche au feeder : c’est une pêche plus polyvalente, car elle ne se limite pas à la pêche de la carpe, mais aux poissons blancs en général. Le plomb est remplacé par une cage feeder, que l’on remplit d’amorce.

Dans la culture chinoise, la carpe qui toujours tente de remonter le courant des fleuves, représente la persévérance mais aussi la réussite au niveau social et aux examens. Notamment, les salles d’étude des garçons dans les maisons chinoises étaient décorées d’une peinture de carpe.

Dans les expressions courantes on trouve « muet comme une carpe », « saut de carpe ».
Elle a donné son nom à un outil : la langue-de-carpe, utilisé par plusieurs corps de métiers passés et présents (dentistes, menuisiers-charpentiers, arquebusiers…) ; et à un champignon, le meunier.

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

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