Katherine Mansfield, écrivaine et poétesse.

Katherine Mansfield (Wellington, Nouvelle-Zélande, 14 octobre 1888 – Avon, Seine-et-Marne, 9 janvier 1923), nom de plume de Kathleen Mansfield Murry née Beauchamp, est une écrivaine et poétesse britannique d’origine néo-zélandaise. Puisant son inspiration tout autant de ses expériences familiales que de ses nombreux voyages, elle contribua au renouvellement de la nouvelle moderniste avec ses récits fondés sur l’observation et souvent dénués d’intrigue.


Kathleen Beauchamp naît le 14 octobre 1888 à Wellington en Nouvelle-Zélande d’Annie Beauchamp, née Dyer, active et engagée dans les  mouvements conservateurs de la politique locale, et de Harold Beauchamp, homme d’affaires qui deviendra directeur de la Banque de Nouvelle-Zélande pendant l’adolescence de sa fille. Elle est la quatrième d’une fratrie de quatre filles, Vera, Charlotte et Jeanne, et d’un benjamin, Leslie, qui naît alors que la famille vit à Karori. Kathleen Beauchamp publie son premier texte à l’âge de neuf ans.

En 1903, elle part étudier au Queen’s College de Londres, où elle fait la connaissance d’Ida Constance Baker avec qui elle restera amie jusqu’à sa mort, et de Beatrice Hastings, son aînée de neuf ans dont elle devient la maîtresse. C’est à cette même époque que paraissent les premiers textes publiés sous le nom Katherine Mansfield, du nom de sa grand-mère qui l’a élevée.

En 1906, elle retourne en Nouvelle-Zélande, où elle rencontre Edith  Bendall, dont elle s’éprend, ce qui provoque un scandale à Wellington. Trois de ses nouvelles sont publiées dans une revue néo-zélandaise. Son père ayant refusé qu’elle se lance dans une carrière de violoncelliste professionnelle, elle entre au Wellington Technical College pour y étudier la dactylographie et la comptabilité.

Grâce à l’aide de son amie Ida Constance Baker (souvent nommée L.M., acronyme de Leslie Moore, dans son Journal), Katherine Mansfield retourne en Angleterre en juillet 1908 avec l’assurance d’une pension annuelle de 100 £ que son père s’engage à lui verser, ce qui lui permet de se consacrer uniquement à l’écriture.

Elle retrouve alors ses amis les frères Trowell. Bien qu’attendant un enfant de Garnet Trowell, elle épouse George Bowden en 1909 pour le quitter le jour même (le divorce fut prononcé en 1913). Révoltée par le scandale et soupçonnant à tort ses précédentes liaisons saphiques et l’influence d’Ida Baker comme responsables de l’échec de ce mariage, sa mère, Annie Beauchamp, tente en vain de la faire retourner auprès de Bowden, puis l’envoie alors en Bavière, où Katherine fait une fausse couche en soulevant une valise8. Il n’a pas été déterminé si Annie Beauchamp avait connaissance de la grossesse et de la fausse couche de sa fille, mais à son retour d’Europe en Nouvelle-Zélande, elle l’a déshéritée.

Katherine Mansfield rencontre ensuite l’intellectuel polonais Floryan Sobienowsky, qui lui fait découvrir l’œuvre de Tchekhov, dont elle s’inspirera par la suite.

En 1910, elle retourne à Londres, où ses nouvelles sont publiées dans le magazine The New Age. Le recueil de nouvelles inspiré de son séjour en Allemagne, In a German Pension (Pension allemande), est publié en 1911. Cette même année, Katherine rencontre le critique littéraire John Middleton Murry, qu’elle épousera en 1918. Elle aura entre-temps une liaison avec l’écrivain français Francis Carco. Jusqu’en 1914, ses nouvelles sont publiées dans les magazines Rhythm et The Blue Review.

Katherine Mansfield et John Middleton Murry font la connaissance de D. H. Lawrence et de sa femme Frieda, avec lesquels ils se lient d’amitié.  Lawrence fait un portrait de Katherine sous les traits du personnage de Gudrun dans Femmes Amoureuses. Lawrence, Murry et Mansfield créent la revue Signature. Mansfield et Murry ont habité à Hampstead, où aujourd’hui une plaque commémorative est sur leur maison.

Influence de la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]
La Première Guerre mondiale marque un tournant dans la vie de Katherine lorsque son frère Leslie meurt en 1915. Ses écrits sont dès lors plus que jamais tournés vers la Nouvelle-Zélande, avec des liens plus ou moins explicites avec sa propre famille et son enfance.

En 1916, Prelude est publié. Elle vit alors à Bandol en France. C’est lors d’un séjour en Angleterre l’année suivante qu’elle rencontre Virginia Woolf, avec qui elle est souvent comparée, notamment pour leur utilisation du « stream of consciousness » ou monologue intérieur. Virginia Woolf avouera qu’elle n’a été jalouse que d’un seul écrivain, Katherine Mansfield.

En décembre 1917, elle apprend qu’elle est atteinte de la tuberculose. Elle épouse alors son compagnon John Middleton Murry au printemps 1918 pour partir presque aussitôt rejoindre son amie de longue date rencontrée à Paris, la peintre américaine Anne Estelle Rice,vivant alors à Looe, en Cornouailles, dans l’espoir que sa santé s’améliore. C’est pendant son séjour printanier et estival qu’Anne Estelle Rice peint le célèbre portrait de Mansfield vêtue de rouge, une couleur appréciée et choisie par l’écrivaine. Le tableau, connu sous le titre Portrait de Katherine Mansfield, est à présent exposé au musée Te Papa Tongarewa de Nouvelle-Zélande.

Puis Katherine Mansfield décide de rejoindre le climat plus clément de Bandol. Après un court séjour en Angleterre, elle part pour Ospedaletti en Italie, puis pour Menton.

Le recueil Bliss (Félicité) est publié en 1920. Mansfield part pour Montana (Valais) en Suisse l’année suivante. The Garden Party est publié en 1922. Elle écrit sa dernière nouvelle, The Canary, en juillet 1922.

Le 9 janvier 1923, elle meurt des suites de sa tuberculose à l’institut Gurdjieff situé au Prieuré d’Avon près de Fontainebleau. Elle est enterrée à Avon (Seine-et-Marne).

Deux recueils de nouvelles sont publiés après sa mort, The Dove’s Nest et Something Childish, ainsi que ses lettres et journaux.

Source : Wikipédia.

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