José de Acosta, jésuite.

José de Acosta, né vers 1540, mort le 15 février 1600, était un jésuite espagnol du XVIe siècle, missionnaire et naturaliste en Amérique latine.


Né à Medina del Campo en Espagne vers 1540, il y devient novice de la Compagnie de Jésus à l’âge de treize ans. Quatre de ses frères avaient déjà rejoint ce même Ordre religieux avant lui. D’abord professeur de théologie à Ocana, il quitte l’Espagne, en avril 1569, pour être envoyé à Lima, au Pérou, où les Jésuites s’étaient établis l’année précédente. À Lima, Acosta occupe à nouveau la chaire de théologie ; sa réputation d’orateur l’avait précédé. En 1571, il se rend à Cuzco en tant que visiteur du collège des Jésuites qui venait d’y être fondé. Il retourne à Lima, trois ans plus tard, pour occuper de nouveau la chaire de théologie.

Comme supérieur provincial des Jésuites – il est nommé en 1576 – Acosta fonde un certain nombre de collèges, dont ceux d’Arequipa, de Potosí, de Chuquisaca, de Panama et de La Paz, malgré la forte opposition du vice-roi, Francisco de Toledo, comte d’Oropesa. Sa charge l’obligeant à sillonner en personne une grande étendue de territoire, il acquiert une connaissance pratique de cette vaste province et de sa population indigène. Il joua un rôle très important au conseil de province de 1582 à Lima.

Appelé en Espagne par le Roi en 1585, il est, à son retour, retenu au Mexique (Nouvelle-Espagne), où il se consacre à rassembler des observations sur ce pays et le peuple des Aztèques. À son retour en Espagne en 1588, il gagna les bonnes grâces de Philippe II en l’entretenant de ce qui concernait le ‘Nouveau Monde’. Puis, pour rendre compte de ses travaux dans cette région, il se rend à Rome auprès de son Supérieur Général Claudio Acquaviva, qui l’envoya en Espagne en 1589 avec la charge de visiteur des provinces d’Aragon et d’Andalousie.

José de Acosta, carte maximum, Espagne.

En 1594, il est de nouveau à Rome où il occupe la chaire de théologie à l’Université pontificale grégorienne à Rome, puis fut supérieur à Valladolid. Au moment de sa mort, le 15 février 1600, il était recteur du collège de Salamanque.

Outre sa publication des procès-verbaux des conseils de province de 1567 et 1583 et de plusieurs travaux d’importance exclusivement théologique, Acosta est surtout connu comme l’auteur de De Natura Novi Orbis, De promulgatione Evangelii apud Barbaros, sive De Procuranda Indorum salute et avant tout, de l’Historia natural y moral de las Indias. Les deux premiers ont paru à Salamanque en 1588, le dernier à Séville en 1590, et ils furent peu après leur publication traduits dans différentes langues. C’est principalement la Historia natural y moral qui établit sa réputation de bon connaisseur anthropologique des peuples d’Amérique du Sud (Incas et Aztèques).

Source : Wikipédia.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.