John Fitzgerald Kennedy 35ème Président des Etats-unis.

John Fitzgerald Kennedy, dit Jack Kennedy, communément appelé John Kennedy et par ses initiales JFK, né le 29 mai 1917 à Brookline (Massachusetts) et mort assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas (Texas), est un homme d’État américain, 35e président des États-Unis. Entré en fonction le 20 janvier 1961, il est, à 43 ans, le plus jeune président élu des États-Unis, et également le plus jeune président à mourir, moins de trois ans après son entrée à la Maison-Blanche, à l’âge de 46 ans.

Il laisse son empreinte dans l’histoire des États-Unis par sa gestion de la crise des missiles de Cuba, son autorisation du débarquement de la baie des Cochons, son engagement pour le traité d’interdiction partielle des essais nucléaires, le programme Apollo dans le cadre de la course à l’espace, son opposition à la construction du mur de Berlin, sa politique d’égalité des genres et son assassinat. Ses prises de position en faveur de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce lui valent d’être respecté jusque chez les républicains, et le mouvement afro-américain des droits civiques — qu’il soutient, voulant mieux intégrer les minorités dans la société — qui prend place durant sa présidence annonce la déségrégation.

J.F. Kennedy, carte maximum, Boston, 29/05/1964.

En campagne pour sa réélection, il circule dans Dallas le 22 novembre 1963 à bord d’un véhicule découvert devant un nombreux public et alors qu’il traverse Dealey Plaza, des coups de feu l’atteignent mortellement. Les circonstances de son assassinat par Lee Harvey Oswald, seul coupable reconnu, ont donné lieu à de nombreuses enquêtes, ouvrages écrits et filmés, interprétations et théories du complot au fil des décennies ayant suivi son assassinat.


Kennedy se déclare candidat pour succéder à Eisenhower le 2 janvier 1960. Dans sa déclaration de candidature, Kennedy insiste sur la nécessité d’un désarmement mondial, qualifiant la course aux armements de « fardeau ».

Le Parti démocrate doit choisir entre lui et les sénateurs Hubert Humphrey, Lyndon B. Johnson et Adlai Stevenson. Kennedy remporte les élections primaires dans certains États clés, comme le Wisconsin et la Virginie-Occidentale et obtient la nomination de son parti à la convention nationale. Son colistier est Lyndon B. Johnson, soutenu par les États du Sud. Pendant la campagne électorale, les débats tournent autour du rôle des États-Unis dans le monde, du problème de la pauvreté, de l’économie et de l’équilibre de la terreur face aux missiles porteurs d’armes nucléaires de l’Union soviétique, mais aussi sur la religion catholique pratiquée par le candidat.

À partir des années 1950, le jeune sénateur démocrate du Massachusetts J.F. Kennedy fait des apparitions dans plusieurs talk-shows, notamment Meet the press très populaire à cette époque. C’est ainsi que Kennedy va prendre conscience et créer par lui-même son image du nouveau politicien. Ce qui l’amènera à être choisi pour prononcer le discours de candidature de Adlai Stevenson à la Convention démocratique de 1956. Lors de cette épreuve, il gagnera le rôle de l’orateur le plus recherché du parti, ce qui sera perçu comme le lancement de sa course à la présidence.

Kennedy apparait, alors qu’il est candidat, dans le Tonight Show de Jack Paar. C’est le premier homme politique important à participer à une émission de fin de soirée. Étant donné l’innovation, personne n’était alors au courant des règles de l’égalité des heures s’appliquant aux émissions de divertissement. Une aubaine qui lui rapportera en capital sympathie. C’est ainsi que commence la campagne aux élections présidentielles américaines pour John Fitzgerald Kennedy. Le 12 septembre 1960, Kennedy fait une déclaration importante sur la question de la religion et de son catholicisme, devant une assemblée de pasteurs protestants à Houston, au Texas. Il affirme, ce jour-là, qu’il ne serait en aucune manière influencé par la hiérarchie catholique. Il emprunte l’article VI de la Constitution des États-Unis comme contre argument aux spéculations faites à son égard. Son équipe de campagne électorale trouve le discours convaincant et permettant de faire taire les malentendus. Ils s’en serviront comme moyen de communication en distribuant le film du discours aux stations de télévision de tout le pays. Il fut largement retransmis et la plupart des observateurs eurent l’impression que Kennedy avait remporté une victoire décisive et que la question religieuse était maintenant pour lui beaucoup plus un avantage qu’un handicap.

La campagne à l’élection présidentielle américaine de 1960 est une toute nouvelle forme de la communication politique, qui joue la carte de la modernité, combinant l’utilisation de la radio, de la publicité, des sondages et de la télévision. Elle sera à l’origine d’une mythologie qui dépassera très vite les frontières du pays. La campagne est caractérisée par le premier débat télévisé de l’histoire à une élection présidentielle. Elle opposera en quatre duels, les deux candidats, John Fitzgerald Kennedy et Richard Nixon. Deux candidats proches sur leurs programmes politiques et leurs âges mais différents par leurs apparences. R. Nixon est vu comme un personnage politique expérimenté, mais avec une image très déplaisante suite aux caricatures de Herblock dans le Washington Post. Le premier débat est considéré comme le plus important, il se déroule le 26 septembre 1960 à Chicago. L’équipe de Kennedy a parfaitement préparé le rendez-vous comme le confirme le producteur de CBS, Don Hewitt. Le clan Kennedy s’était auparavant bien entouré, avec L. Reinch conseiller en audio-visuel, les réalisateurs F. Schaffner et A. Penn, et le producteur F. Coe afin d’améliorer ses performances. A. Penn demande en coulisse des plans serrés sur son candidat persuadé que l’équipe de Nixon le suivra. Lors de la prise de parole de Nixon, l’effet attendu est au rendez-vous : les gouttes de sueur qui perlent sur le visage de Nixon, la nervosité apparente, la barbe peu soignée donnent une image désastreuse du candidat à la présidence. De plus, son costume gris se fondant dans les décors créera un contraste face au jeune sénateur, plein d’aisance et d’assurance dans les gestes et la parole, en costume noir parfaitement préparé au duel.

Les critiques récurrentes des caricaturistes visant R. Nixon sont désormais vues en gros plan par les Américains devant leur télévision. Ils seraient en effet entre 65 millions et 74 millions de téléspectateurs à avoir assisté aux débats selon les rapports de cette époque. Avec une estimation de téléviseurs installés dans environ 90 % des foyers. Kennedy avait donc prévu et bien fait de miser sur les techniques modernes car avant le grand débat du 26 septembre les sondages donnaient Nixon de peu gagnant avec 47 % face à 46 %. Suite au débat, Kennedy était estimé à 49 % face à 46 % pour Nixon.

Les « grands débats » offrent un phénomène attirant, selon le chercheur J. Austin Ranney : « De nombreuses études antérieures à 1960 ont montré que le discours électoral de type traditionnel, quand le candidat A et ses partisans disposent de la salle de réunion ou du studio pour eux seuls, sont suivis et écoutés presque uniquement par les électeurs qui se sont déjà décidés pour ce candidat B évitent les réunions du candidat A et arrêtent la radio ou la télévision quand se fait entendre la voix de A ». Ce que l’on nomme une chambre d’écho. Avec les grands débats, au contraire, non seulement les partisans de Nixon sont obligés d’écouter Kennedy, mais ils peuvent difficilement éviter de le comparer immédiatement avec Nixon. Theodore White, dans The Making of the President, 1960, montre à quel point Kennedy était confiant et bien préparé. « Selon certains sondages, ceux qui ont écouté le débat à la radio estiment que les deux candidats étaient à peu près ex æquo [à l’issue du débat]. En revanche, tous les sondages réalisés auprès des téléspectateurs indiquent que Nixon était considéré comme le perdant (…) Tout cela est dû à l’effet de la télé ». La stratégie de Kennedy, consistait aussi à critiquer l’immobilisme des années de gouvernance de Dwight Eisenhower, dont Nixon est le coresponsable. La métaphore du retard (gap) occupe une part importante dans les discours du candidat. Le clan Kennedy en profite donc pour populariser alors l’idée de grands desseins nationaux pour promouvoir la nécessité de réformes rapides face à l’avance prise par l’URSS. Entouré d’idéologues de la modernisation, dont Walt Rostow est le plus actif, Kennedy renvoie son adversaire dans les cordes de la tradition et du conservatisme. Cette rhétorique du risque rompt avec celle de la sécurité utilisée jusqu’alors par les candidats démocrates.

Sa rhétorique du risque, va donc dans le sens de son slogan : la Nouvelle Frontière séduisant ainsi un électorat avide de changement après huit années de présidence républicaine. La victoire de J.F Kennedy, le 8 novembre 1960, est certes celle de la jeunesse mais aussi celle des transformations de la vie politique américaine, en particulier le renforcement de la médiatisation avec le rôle nouveau joué par la télévision. Mais également celle des mutations de la sociologie de l’électorat, plus jeune et féminisé ; « mais elle est surtout celle des nouvelles techniques de communication, faisant bon usage des sondages, de l’instrument télévisuel et du média training »

La politique de Kennedy, appelée « Nouvelle Frontière », prévoit la détente envers l’URSS, l’envoi d’un homme sur la Lune, l’égalité des Noirs et des Blancs, la relance de l’économie, la lutte contre la pègre et l’arrêt de l’expansion communiste dans le monde.

L’élection a lieu le 8 novembre 1960 ; Kennedy bat Nixon de seulement 120 000 voix33. Des rumeurs circulent par la suite sur le fait que son père, Joe, aurait utilisé ses liens avec la mafia américaine pour que certains comtés décisifs « votent bien ». À 43 ans, Kennedy est le plus jeune président élu : Theodore Roosevelt était plus jeune lors de son accession à la présidence, mais il succédait à William McKinley, décédé en cours de mandat. Il est aussi le premier président des États-Unis de religion catholique et toujours le seul à ce jour.

Il entre en fonction le 20 janvier 1961 à l’âge de 43 ans.

Si les presque trois ans de présidence de Kennedy se sont accompagnés de plusieurs mesures notables (conquête de l’espace, début de la déségrégation, Corps de la paix, traité de Moscou d’août 1963) les historiens sont partagés sur l’importance du mandat de Kennedy dans l’histoire américaine. Élu de justesse, il a accru l’engagement des États-Unis au Vietnam, a mis à exécution le débarquement de la baie des Cochons préparé par l’administration précédente, il n’a pas empêché la construction du mur de Berlin, a approuvé la mise sur écoute par le FBI de Martin Luther King, soutenu le renversement de dictateurs en République dominicaine, en Irak et au Vietnam, aussi bien que condamné des coups d’État (toujours en république dominicaine le coup d’État militaire en septembre 1963 contre Juan Bosch), avait des liens avec la mafia et n’a pas mené à bien la baisse d’impôts qu’il avait initialement promise. De ce fait, s’il est souvent cité comme étant le plus populaire des présidents qu’a comptés le pays, selon certains, cela relève davantage du reflet de son charisme, de sa jeunesse, de sa bonne connaissance des médias et des conditions tragiques de son décès. L’historiographie post-1963 a d’abord été marquée par des ouvrages hagiographiques écrits par ses anciens conseillers, Ted Sorensen et Pierre Salinger. Un regard plus critique survient dans les années 1980 avec The Kennedy Imprisonment de Garry Willis, où Kennedy est décrit comme un « improvisateur » se reposant sur son charisme et prenant de mauvaises décisions, et un obsédé sexuel se mettant lui-même en danger du fait des risques de chantage que cela implique. Le journaliste démocrate Thomas E. Ricks (en) est encore plus critique, le désignant comme le plus mauvais président du xxe siècle, dénonçant un groupe de pression contre ses opposants, l’Ideological Organizations Project, une politique anti-syndicale et le mensonge sur sa santé. Les historiens sont partagés mais les critiques reviennent face au manque de leadership contre Khrouchtchev à son sommet et la question raciale qui stagne. Patrick Buisson dans La Cause du peuple reprend ces légendes critiques, dénonce une imposture créée de toutes pièces par les médias, Kennedy étant dans la « télé-gouvernance » et la publicité, masquant les liens avec la mafia, une libido incontrôlée et un échec aux affaires étrangères.

Le président fascine toujours autant l’Amérique. Depuis 1963, 40 000 ouvrages ont été écrits à son sujet, surtout sur son assassinat, ainsi que de nombreux récits achroniques, imaginant le déroulement du monde si son assassinat fût raté. Le cinquantième anniversaire de sa mort relance de nouvelles études et publications. Son projet réussi de dépasser l’URSS dans la conquête spatiale avant l’année 1970, souligné par Philippe Labro, ne l’empêche pas de subir sous sa présidence un second revers deux ans après l’embarquement de Youri Gagarine : l’envoi en juin 1963 d’une femme soviétique dans l’espace, Valentina Terechkova.

Le 22 novembre 1963, lors d’une visite pré-électorale de John F. Kennedy à Dallas, le cortège présidentiel traverse la ville à petite vitesse, salué par la foule amassée. Alors que la limousine décapotée du président passe sur Dealey Plaza vers 12 h 30, des coups de feu éclatent. Le président est d’abord blessé au cou, tandis que le gouverneur Connally, assis devant lui, est blessé à la poitrine, puis une balle atteint le président à l’arrière de la tête, endommageant gravement la partie arrière supérieure de son crâne, et ressort probablement par la tempe droite. Aussitôt transporté au Parkland Hospital, le président est déclaré mort à 13 h après de vains efforts de réanimation. Le monde est consterné en apprenant la nouvelle.

Lors de la mort de Kennedy, les trois grands réseaux de télévision américains ont suspendu leurs émissions pour rapporter toutes les nouvelles concernant le président du 22 au 25 novembre 1963, ce qui fait de la couverture télévisée de cet événement la plus longue de l’histoire télévisée américaine (70 heures) jusqu’à celle des attentats du 11 septembre 2001 (72 heures). En France, les reportages filmés sur ses obsèques nationales consacreront la domination de la télévision sur les autres médias et la fin des actualités filmées au cinéma.

Selon les enquêtes officielles, Lee Harvey Oswald a assassiné seul le président, mais la seconde enquête mandatée par la Chambre des représentants — l’enquête du HSCA — estime en 1979 qu’il y a eu au moins deux tireurs, donc conspiration.

La garde d’honneur se prépare à plier le drapeau au-dessus du cercueil de John Fitzgerald Kennedy, au cimetière national d’Arlington, le 25 novembre 1963.
Sa femme Jacqueline, lors du transport du cercueil à bord de l’avion Air Force One, lui organise des obsèques nationales impressionnantes sur le modèle de celles d’Abraham Lincoln. John Fitzgerald Kennedy repose au cimetière national d’Arlington, près de Washington.

Le président américain Donald Trump a autorisé le 21 octobre 2017 la déclassification de 2 891 documents sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, dont le maintien sous scellés pendant plus de 50 ans a alimenté de nombreuses théories du complot. Y figurent notamment les noms de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et plus étonnamment de l’actrice Catherine Deneuve qui auraient tous les trois versé de l’argent à Larry Cox, activiste qui a refusé à trois reprises d’intégrer l’armée américaine et de partir au Viêt Nam. Près de 300 pages de documents jugés « trop sensibles » sont maintenus secrètes.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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