Jean Sylvain Bailly, mathématicien, astronome, écrivain et homme politique.

Jean Sylvain Bailly, né le 15 septembre 1736 à Paris et mort le 12 novembre 1793 dans la même ville, est un mathématicien, astronome, académicien, écrivain et homme politique français.

Il devient le premier maire de Paris lors de la Révolution française, en juillet 1789.


Ses parents sont Jacques II Bailly et Cécile Guichon. Jean-Sylvain Bailly est le petit-fils de Nicolas Bailly, peintre du roi et garde des tableaux de la couronne, qui le destinait à la peinture. Le père de Jean Sylvain Bailly est aussi un peintre. Jean Sylvain Bailly préfère par-dessus tout l’astronomie.

Jean Sylvain Bailly travaille d’abord pour le théâtre, mais lié à Lacaille, il s’intéresse très tôt à l’astronomie et fait construire un observatoire sur le toit du Louvre, à Paris. Il est proche des philosophes. Il a rédigé plusieurs ouvrages dont une Histoire de l’astronomie ancienne, depuis son origine jusqu’à l’établissement de l’École d’Alexandrie et une Histoire de l’astronomie moderne depuis la fondation de l’école d’Alexandrie jusqu’à l’époque de 1730.

Ses observations astronomiques lui valent son élection à l’Académie des sciences en 1763.

Son Histoire de l’Astronomie, œuvre littéraire autant que scientifique, lui ouvre les portes de l’Académie française : il est battu en 1781, malgré le soutien de La Harpe, il est élu en 1783, grâce à la persévérance de son ami Buffon.

Franc-maçon, il est un des membres les plus actifs de la loge Les Neuf Sœurs de Paris.

Il existe un portrait de son épouse datant sans doute de 1789 signé Pierre Rouvier (Metropolitan Museum of Art).

Pendant la Révolution, il aide Alexandre Lenoir à sauvegarder le patrimoine français.

Membre aussi de la Société des amis de la constitution, Jean Sylvain Bailly est rédacteur avec Camus, Le Chapelier et Guillotin, du Cahier de doléances du Tiers état de Paris qui demande la démolition de La Bastille, puis il est élu le 12 mai 1789, 1er député du Tiers état de Paris aux États généraux. Le 3 juin suivant, il est élu président du tiers état et, le 17 juin, président de l’Assemblée nationale (fonction qu’il occupera jusqu’au 3 juillet de cette année).

Le 20 juin, lors du serment du Jeu de paume, il est le premier à prêter serment et, trois jours plus tard, lors de la séance où Louis XVI exige la dispersion de l’Assemblée, il refuse d’obtempérer et se proclame président de l’Assemblée nationale.

Le lendemain de l’assassinat de Jacques de Flesselles, il est désigné maire de Paris le 15 juillet 1789 par l’acclamation d’une assemblée hétéroclite d’électeurs des 60 districts et de quelques députés de l’Assemblée nationale. C’est à ce titre qu’il remet la cocarde tricolore au roi, lors de la visite que celui-ci rend à l’hôtel de ville, le 17 juillet.

Dans sa fonction de maire, il est le chef de la première Commune de Paris, et se trouve attaqué par Camille Desmoulins et Jean-Paul Marat, pour être trop conservateur. Il demeure à cette époque dans un hôtel particulier au 8–12, rue Neuve des Capucines, mis à la disposition par la commune.

Après l’évasion manquée des 20 et 21 juin 1791 de la famille royale, Bailly veut contenir l’agitation républicaine qui vise à obtenir la déchéance du roi et, à la demande de l’Assemblée, proclame la loi martiale. Le 17 juillet 1791, la Garde nationale qu’il mène tire sur les pétitionnaires qui se tiennent sur le Champ-de-Mars. Sa popularité, restée jusque-là à peu près intacte, tombe au plus bas. Le 12 novembre, il démissionne de toutes ses fonctions politiques, et se retire à Nancy.

Il est mis en état d’arrestation en juillet 1793, alors qu’il se trouve à Melun, et placé en détention. Appelé à témoigner lors du procès de Marie-Antoinette, il refuse de le faire à charge et dépose en sa faveur, ce qui le conduit implicitement à sa perte.

Son procès est expédié par le Tribunal révolutionnaire du 9 au 10 novembre 1793, et la sentence exécutée le lendemain, après que la guillotine eut été symboliquement transportée par les révolutionnaires de l’esplanade du Champ-de-Mars — à l’endroit même où les troupes de la Constituante avaient tiré sur les sans-culottes le 17 juillet 1791 —, et installée à l’extrémité gauche du champ de la Fédération, dans le fossé même qui entourait l’enceinte, car les révolutionnaires ne voulaient pas que le sang de Bailly soit mélangé à celui de leurs émeutiers morts au Champ-de-Mars.

Une plaque commémorative apposée sur l’immeuble au 2, avenue de La Bourdonnais marque l’emplacement de son exécution.

Son corps repose sous l’église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, dans laquelle une plaque commémorative a été apposée le 23 novembre 1993.

Les académies étant supprimées, sa place à l’Académie française ne sera donnée à Emmanuel-Joseph Sieyès qu’en 1803 lors de la création de la seconde classe de l’Institut de France.

Source : Wikipédia.

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