Jean Dufy, peintre.

Jean Dufy, né le 12 mars 1888 au Havre et mort le 12 mai 1964 à Boussay, est un peintre français.

Jean Jacques Gustave Dufy naît au Havre, au n°15 de la rue de l’Espérance, le 12 mars 1888, septième des onze enfants (Raoul est le deuxième) de Léon Marius Dufy, comptable dans une entreprise de métallurgie, musicien amateur talentueux, et de son épouse née Marie Eugénie Ida Lemonnier, native d’Honfleur. Il effectue sa scolarité au collège Saint-Joseph du Havre avant d’être placé dans une maison d’importation de produits d’outre-mer puis de devenir secrétaire sur le transatlantique La Savoie. Après son service militaire (1910-1912), il s’installe à Paris où il rencontre André Derain, Georges Braque, Pablo Picasso, Émile Othon Friesz, Albert Marquet ou encore Guillaume Apollinaire.

Dans ses premières aquarelles, exposées à la galerie de Berthe Weill en 1914, les tonalités sourdes, bruns, bleus, rouges sombres, côtoient la technique des hachures héritée de Cézanne à travers l’œuvre de son frère Raoul Dufy.

Jean Dufy, carte maximum, Paris, 22/06/2014.

Mobilisé, après cette première exposition, dès le 2 août 1914, il est affecté au 24e Régiment d’infanterie comme conducteur d’ambulance et participe à la bataille de Charleroi. Il est ensuite versé dans l’artillerie où il est cycliste de batterie. Il entre dans le 103e Régiment d’artillerie lourde en 1917. La guerre n’empêche pas Jean Dufy de continuer à peindre ou à dessiner sur des carnets, essentiellement des fleurs, des chevaux, des paysages de l’Argonne. Il dessine et peint de même des vues du Val d’Ajol qu’il découvre dans les Vosges où, malade, il séjourne au retour de la Première Guerre mondiale.

De 1916 à 1934 (en décembre 1922, il épouse Ismérie Coutut, fille de confiseurs de Preuilly-sur-Claise, village où le couple séjournera fréquemment jusqu’en 1948), Jean réalise, pour la porcelaine Théodore Haviland de Limoges8 « des modèles très décoratifs, alliant élégance et onirisme9 – nature florale et animale – qui lui vaudront, lors de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes en 1925, une médaille d’or pour le service « Châteaux de France »10. En 1920, il est installé au 2, square Caulaincourt et contribue auprès de son frère Raoul aux décors pour Le Bœuf sur le toit, œuvre musicale de Darius Milhaud sur un argument de Jean Cocteau créé le 21 février 1920 à la Comédie des Champs-Élysées.

Carte maximum, Allemagne, 1958 d’après une peinture de Jean Dufy.

Ses œuvres sont montrées au grand jour lors d’expositions successives à Paris (Salon d’Automne au Grand Palais des Champs-Élysées en 1920, 1923, 1924, 1927 et 1932, Galerie Bing & Cie en 1929) et à New York (Balzac Galleries en 1930, Perls Galleries en 1938). En 1936-1937, il est installé, au 12 rue Cortot, dans l’atelier d’André Utter avant d’occuper à la villa des Arts, 15 rue Hégésippe-Moreau, l’atelier qui sera ensuite repris par Andrés Segovia.

Pour l’Exposition universelle de 1937, le directeur général de la Compagnie Parisienne de Distribution d’Électricité charge son frère, Raoul Dufy, d’exécuter la décoration du pavillon de l’électricité confié à l’architecte Robert Mallet-Stevens. Jean l’aide à réaliser une vaste fresque à la gloire de l’électricité, sur une surface de six cents mètres carrés : La Fée Électricité. Célébré pour l’œuvre, Raoul ne fait aucune citation publique de la contribution de son cadet, ce qui les éloigne définitivement l’un de l’autre.

Dans les années 1939-1948, il séjourne en Limousin et en Touraine, contrées qui lui inspirent des œuvres, notamment des paysages et des scènes villageoises (par exemple à Preuilly-sur-Claise). Les dernières années (1950-1960) sont consacrées à des voyages, principalement en Europe et en Afrique du Nord.

Peintre reconnu, régulièrement exposé à Paris et aux États-Unis, intégré dans les collections des plus prestigieux musées américains tels que l’Art Institute of Chicago ou le Museum of Modern Art de New York, Jean Dufy s’éteint le 12 mai 1964 (soit deux mois après son épouse Ismérie) à La Boissière, hameau du village de Boussay (Indre-et-Loire) où il s’était installé en 1948.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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