Jean Capart, égyptologue.

Jean François Désiré Capart, né le 21 février 1877 à Bruxelles et mort le 16 juin 1947 à Etterbeek, est un égyptologue belge, considéré comme le père de l’égyptologie belge.


Jean Capart est le fils d’Alphonse Capart (1847-1925), docteur en médecine, et d’Alida Carbonnelle (1852-1922).

Il épouse en premières noces Alix Idiers (1878-1911) et, en secondes noces, Marguerite Thirionet (1878-1955). De ces unions sont nés douze enfants dont deux morts en bas-âge. Il décède des suites d’une opération chirurgicale le 16 juin 1947 à la clinique Saint-Joseph1 d’Etterbeek (Belgique) à l’âge de 70 ans ; il est inhumé au cimetière de Woluwe-Saint-Pierre (Belgique), commune bruxelloise où il fut domicilié la plus grande partie de sa vie.

Après des études aux facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur (1893-1895) et à l’université libre de Bruxelles (1895-1898), il présente une thèse sur le droit pénal égyptien ancien et obtient en 1898 le diplôme de docteur en droit. Lauréat du concours interuniversitaire des docteurs en droit de Belgique, il utilise sa bourse pour mener divers voyages d’études à travers l’Europe dans le but de se spécialiser en égyptologie, sa véritable passion. En 1897, il est invité par Gaston Maspero, ancien (et futur) directeur général du Service des Antiquités de l’Égypte et du Musée égyptien du Caire, à participer au Congrès des Orientalistes de Paris. Il y expose pour la première fois son plan de bibliographie exhaustive de l’Égypte.

Il suivra ensuite successivement les cours de Pieter Boeser à l’université de Leyde en 1898 ; d’Alfred Wiedemann à l’université de Bonn (1898-1899) ; de William Flinders Petrie à l’University College de Londres (1899) et de Gaston Maspero à l’École du Louvre de Paris en 1899.

La même année, il entame une longue carrière aux musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles. Successivement collaborateur libre (1897), conservateur-adjoint (1900), conservateur (1911), secrétaire (1912), il devient conservateur en chef des musées en 1925. Il prend sa retraite en 1942, mais continue à siéger au sein de la commission de surveillance des musées et comme membre de la Société des Amis des Musées.

Durant un demi-siècle, il marque de son empreinte l’histoire des musées ; en particulier, il réorganise et développe considérablement la section égyptienne. Malgré des ressources financières limitées, il mène une politique d’achats habile et use de son entregent pour obtenir des dons de généreux mécènes. Il peut ainsi acquérir de nombreuses antiquités égyptiennes dont certaines tout à fait remarquables, entre autres, le linteau de Séthi Ier (XIXe dynastie), le relief de la reine Tiyi (XVIIIe dynastie) ou encore le papyrus Léopold II (XXe dynastie) qu’il publie avec l’égyptologue anglais Alan Gardiner.

Encouragé par Flinders Petrie, il parvient également à convaincre le gouvernement belge de souscrire aux fouilles menées en Égypte par plusieurs sociétés anglaises. Il collabore principalement avec l’Egypt Exploration Society ou Fondation pour l’exploration de l’Égypte dont il devient le secrétaire honoraire pour la Belgique puis le vice-président d’honneur (1935).

Capart, carte maximum, Belgique, 1977.

Il collabore aussi avec l’Egyptian Research Account et la British School for Archeology in Egypt dont il occupe simultanément les postes de secrétaire honoraire pour la Belgique. En 1901, il endosse les fonctions de secrétaire de rédaction et de principal rédacteur du bulletin des musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles).

En 1904-1905, sur demande d’Edouard Empain et financé par lui, il fait des fouilles afin de retrouver l’ancienne ville d’Héliopolis, à l’endroit où Empain est décidé à construire une nouvelle ville Heliopolis. Les fouilles demeurent sans résultat. Il servira ensuite de conseiller pour Empain qui acquiert de nombreuses pièces provenant de fouilles, qu’il offre ensuite aux Musées belges d’art et d’histoire.

En 1929, il participe à la fondation de l’Institut belge des hautes études chinoises.

De 1932 à 1939, il exerce les fonctions d’Advisory Curator auprès du Brooklyn Museum de New York.

Sur un plan plus général, comme conservateur en chef des musées, il mène une politique de grands travaux qui atteint son apogée en 1930 avec l’inauguration de la galerie Albert-Élisabeth. Il initie également le service éducatif des musées dont il est le premier directeur en 1922, avant d’en devenir le président en 1924. Il est également à l’origine en 1934 du Service de la Documentation belge, qui deviendra en 1957 l’Institut royal du patrimoine artistique (IRPA).

Jean Capart mène de front une carrière dans l’enseignement supérieur et universitaire belge.

À titre principal, il occupe à l’institut supérieur d’art et d’archéologie de l’université de Liège la première chaire d’égyptologie créée en Belgique, d’abord au titre de chargé de cours (1902), puis de professeur (1910) et de professeur ordinaire à titre honorifique (1928). Il devient professeur honoraire en 1929, date à laquelle il confie définitivement sa charge d’enseignement à son disciple Baudouin van de Walle. En 1924, il devient président de l’Institut supérieur d’histoire et de littérature orientales de l’université de Liège.

À titre accessoire, il est aussi professeur à l’Institut supérieur d’histoire de l’art et d’archéologie de Bruxelles, à l’Institut supérieur de jeunes filles de Bruxelles, à l’Institut des hautes études de Belgique, aux cours d’histoire de l’art et d’archéologie de Bruxelles et à l’École Saint-Luc de Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles). De même, il est professeur à l’extension universitaire de l’université libre de Bruxelles et anime, à partir de 1904, des cours pratiques d’archéologie au musée du Cinquantenaire.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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