Jan Kochanowski, humaniste, poète et philosophe.

Jan Kochanowski, né le 6 juin 1530 à Sycyna et mort le 22 août 1584 à Lublin, est un humaniste, poète et philosophe polonais de la Renaissance, considéré comme le père fondateur de la poésie polonaise. Il a apporté une contribution majeure à la codification de la langue polonaise contemporaine.


Né dans le fief de la famille à Sycyna près de Radom, Jan Kochanowski appartient à la petite noblesse de propriétaires terriens. Fils de Piotr Kochanowski, avocat et juge de Sandomierz et d’Anna Białaczowska, il a onze frères et sœurs. Kochanowski s’instruit à l’Université de Cracovie, à l’Université de Königsberg et à l’Université de Padoue. Pendant ses études, il acquiert une parfaite connaissance du grec et du latin (la moitié de son œuvre est écrite dans cette langue). Il développe également une certaine distance par rapport au fait religieux. Il partage, d’ailleurs, ce caractéristique avec ses compatriotes. La Pologne du XVIe siècle est connue pour sa très grande tolérance religieuse, scellée par la loi promulguée lors de la confédération de Varsovie de 1573.

Pendant ses études à Königsberg 1556-1559, il séjourne à la cour d’Albrecht de Prusse, le prince prussien et sénateur polonais, qui est alors probablement son mécène. Le prince Albrecht est aussi un grand et puissant protecteur de la Réforme polonaise.

Kochanowski, carte maximum, Pologne.

Kochanowski voyage ensuite en Italie. À Padoue où il séjourne à trois reprises (1552-1555, 1556-1557 et 1558-1559), il étudie sous la direction de grands humanistes de l’époque comme Bernardino Tomitano ou Francesco Robortello et il se lie d’amitié durable avec des humanistes polonais qui y séjournent également : Łukasz Górnicki, Stanisław Porębski, Andrzej Nidecki.

En rentrant d’Italie en 1559 il visite la France et l’Allemagne. À Paris, il rencontre Pierre de Ronsard.

Après son retour au pays en 1559, Kochanowski entame une carrière de secrétaire auprès d’éminentes familles aristocratiques polonaises : Tarnowski, Tęczyński et Firlej. En 1563, grâce à la protection de l’évêque de Cracovie Piotr Myszkowski, Kochanowski devient secrétaire à la cour royale de Zygmunt II August et obtient les cures de Poznań et Zwoleń ce qui lui assure des revenus confortables. En 1567, il accompagne le roi lors de manœuvres militaires en Lituanie dirigées contre Ivan le Terrible et à la Diète qui se tient à Lublin en 1568 et en 1569 et au cours de laquelle l’acte est conclu l’Union de Lublin, instituant la République des Deux Nations.

Après la mort sans descendance de Zygmunt II August, Kochanowski est partisan de l’élection d’Henry de Valois et il participe à son couronnement en 1573. Déçu après l’évasion honteuse du roi qui s’enfuit quelques mois plus tard pour ceindre la couronne de France, Kochanowski se retire de la vie de cour. Il n’y retourna plus, bien qu’il approuve la personne et les concepts politiques du nouveau roi Stefan Batory.

Il s’installe à Czarnolas, la propriété de son père et il épouse Dorota Podlodowska qui lui donne six filles dont trois sont mortes dans l’enfance. Seulement après la mort subite du poète à l’âge de 54 ans, Dorota donne naissance à leur fils. Malgré la tragédie de la mort des enfants, la période de Czarnolas est emplie d’harmonie et de paix.

Kochanowski, entier postal, Pologne.

Kochanowski décède d’une crise cardiaque en 1584 à Lublin. C’est donc là que se déroulent les cérémonies funéraires, en présence du roi Stefan Batory et de nombreux dignitaires laïcs et membres du clergé.

Kochanowski est enterré dans la chapelle de l’église de Zwoleń, à côté de ses parents, où se trouve encore aujourd’hui une pierre tombale avec son effigie.

Son manoir de Czarnolas du XVIe siècle abrite aujourd’hui le musée du poète.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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