Jan Gossaert, artiste romaniste.

Peintre, dessinateur, graveur, Jean Gossart, ou Jan Gossaert, dit Mabuse, né à Maubeuge vers 1478 et mort à Anvers le 1er octobre 1532, est un artiste romaniste de style maniériste de l’École d’Anvers. Il est un précurseur de ce « style italianisant d’Anvers », qui relie la tradition flamande du XVe siècle, attentive à la recherche minutieuse du monde réel, à la « manière moderne » italienne dans le rendu de la perspective et la relation entre personnages et environnement.


On ne sait rien du début de sa vie si ce n’est qu’il est né à Maubeuge d’où son surnom. Il apprend probablement son art à Bruges, mais on ne sait pas où il a fait son apprentissage. Il exerce ensuite à Anvers où sa première trace date de 1503. Il y est reçu cette année-là, franc-maître à la guilde de Saint-Luc, sous le nom de « Jennyn Van Henegouve ». Il semble y acquérir un certain succès.

Les œuvres de sa première période montrent une influence d’artistes familiers avec les modèles plastiques, ce qui incite à penser qu’il vécut près de la frontière avec la France.

Gossaert, carte maximum, Ras Al Khaima.

Il travaille pour Philippe de Bourgogne, futur évêque d’Utrecht et l’accompagne en Italie, lors de sa mission, qui avait pour objectif de rencontrer le pape à Rome (1508-1509). Après plusieurs étapes à Trente, Vérone, Mantoue et Florence, il se trouve à Rome au moment où Michel-Ange et Raphaël travaillent au Vatican, et au milieu de la ferveur suscitée par de sensationnelles découvertes archéologiques1. Il y fait divers croquis sur des antiques. A son retour d’Italie, il est un des premiers à oser dessiner des nus mythologiques, sans doute à l’instigation du duc de Bourgogne.

Il retourne en Flandres avec son mécène vers le début des années 1510 et y est accaparé par des commandes de compositions religieuses, dans lesquelles il allie l’héritage technique des primitifs flamands aux nouveautés de la Renaissance italienne. Il peint plusieurs tableaux à l’église Sint-Adriaansabdij à Grammont, ainsi que le triptyque de Malvagna vers 1513-1515 (palais Abatellis à Palerme).

Au château de Suiburg, appartenant à son mécène, il peut exploiter pleinement ses acquis italiens. Fin 1515, il décore ce palais avec un certain nombre de nus profanes, grandeur nature, comportant une dimension érotique6. L’année suivante, sur les indications de Philippe de Bourgogne, il décorera le char funèbre de Ferdinand le Catholique, de personnages nus et de trophées guerriers à l’antique. Il travaille également pour Charles Quint, Marguerite d’Autriche ainsi que d’autres commanditaires.

Il est actif à Middelbourg, Utrecht, Bruxelles et Anvers.

Sans avoir la subtilité ou la puissance de Van der Weyden, il a notamment en commun avec ce maître de Tournai et Bruxelles, de nombreuses  compositions sur un fond architectural. Cette caractéristique est probablement importée d’Italie. Danaé, sa dernière œuvre mythologique, datée de 1527 en témoigne.

On retrouve son effigie dans Les Effigies des peintres célèbres des Pays-Bas de Dominique Lampson.

Gossaert, entier postal, Belgique.

Son art, profondément novateur exerça peu d’influence sur les peintres de son époque. Il marqua plutôt ceux de la génération suivante. Après sa mort en 1532, sa renommée gagne l’Italie, puis tout au long du XVIIe et du XVIIIe siècle, elle fut grande dans les Pays-Bas du Sud.

Son œuvre a fait l’objet de deux grandes expositions : en 1965 à Bruges et Rotterdam et en 2011 au Metropolitan Museum of Art de New York et au National Gallery de Londres.

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Sources: Wikipédia, YouTube.

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