James Cagney, acteur, producteur et réalisateur.

James Cagney est un acteur, producteur de cinéma et réalisateur américain né le 17 juillet 1899 à New York et mort le 30 mars 1986 à Stanford.

Classé huitième acteur de légende par l’American Film Institute, il a reçu l’Oscar du meilleur acteur en 1943 pour son rôle dans La Glorieuse Parade.

Il fut l’une des grandes vedettes du Hollywood des années 1930, excellant dans les rôles de « dur », sans pour autant délaisser les films comiques.


James Cagney naît dans le quartier de Lower East Side à New York en 1899. Il est le second fils d’une famille de sept enfants. Son père, James Francis Cagney Sr, est barman et boxeur amateur d’origine irlandaise et la mère, Carolyn, est norvégienne par son père et irlandaise par sa mère.

Issu d’une famille défavorisée, Cagney doit réaliser de nombreux petits boulots au cours de sa jeunesse mais réussit en parallèle à être diplômé de la Stuyvesant High School en 1918.

Sa carrière artistique commence véritablement en 1919, quand il apparaît en tant que danseur déguisé en femme dans la pièce de théâtre Every Sailor, puis dans les vaudevilles et les music-hall à Broadway. Réussissant à intégrer durablement la scène new-yorkaise des années 1920, Cagney y rencontre alors à cette époque Frances Willard « Billie » Vernon, qui devient sa femme en 1922 et avec laquelle il vit jusqu’à sa mort.

James Cagney, carte maximum, USA.

En 1930, le rachat par la société de production Warner Bros. des droits d’une pièce de théâtre de Broadway intitulée Penny Arcade dans laquelle jouaient James Cagney et sa partenaire sur scène Joan Blondell, propulse les deux acteurs du théâtre au cinéma. Dans ce film, l’acteur incarne alors le premier rôle d’un style particulier qui revient de manière récurrente au cours de sa carrière, celui du « dur » aux traits attachants et que l’on se prend à comprendre et apprécier.

Il signe dans la foulée son premier contrat avec la Warner, et joue ensuite dans de nombreux films de gangsters très populaires auprès du public : Au seuil de l’enfer (The Doorway to Hell), ou encore ce qui devient le premier film marquant de sa carrière, L’Ennemi public (The Public Enemy), où son interprétation reçoit un succès critique et populaire important. En rupture avec la représentation idéalisée des personnages principaux et des héros de l’époque, le film est notamment marqué par une scène devenue mythique où Cagney écrase un pamplemousse sur le visage de l’actrice Mae Clarke.

Il tourne ensuite en 1930 et 1935 de nombreux films, parmi lesquels Taxi! où il effectue des scènes de danse à l’écran, Prologues (Footlight Parade) et Voici la marine (Here Comes the Navy) qui marque sa première  collaboration avec Pat O’Brien et le début d’une longue amitié entre les deux hommes.

Éternel entêté, James Cagney profite de son succès grandissant auprès du public pour renégocier à plusieurs reprises son contrat avec la Warner concernant son rythme de tournage et son salaire. En 1935, à la suite du film Brumes (Ceiling Zero, 1936), il décide de rompre son contrat et d’aller en justice, estimant avoir été lésé par son studio. Pendant la durée du procès, Cagney se retire à la campagne pour devenir fermier, et ne tourne plus qu’avec le studio indépendant Grand National Films où il continue à  marquer la critique par ses interprétations.

En 1937, il remporte une double victoire dans son procès contre la Warner : juridique mais également financière, le studio se décidant en effet à proposer à sa star un salaire de 150 000 dollars et un maximum de deux films par an en échange de son retour devant la caméra.

Humphrey Bogart avec James Cagney et Jeffrey Lynn dans Les Fantastiques Années 20 (1939), le dernier film où Cagney et Bogart jouent ensemble.
James Cagney reprend sa carrière à la Warner en 1938, et joue à cette occasion dans deux films, Le Vantard (Boy Meets Girl) de Lloyd Bacon et surtout Les Anges aux figures sales (Angels with Dirty Faces) de Michael Curtiz, tous deux joués avec Pat O’Brien comme partenaire. Des deux films, le second est certainement celui qui lui permet de développer le plus son jeu, avec un rôle plus sombre et profond de gangster aux motivations ambiguës. Le film marque également la première des trois collaborations entre Cagney et l’acteur Humphrey Bogart (qui apparaît encore à l’époque dans des seconds rôles), ainsi que sa première nomination à l’Oscar du meilleur acteur.

En 1939, il joue dans Les Fantastiques Années 20 (The Roaring Twenties). C’est sa première collaboration avec le réalisateur Raoul Walsh, et la dernière avec Bogart. Le film symbolise également la pause de Cagney dans le registre du film de gangster, il faut ensuite en effet attendre dix ans (L’Enfer est à lui en 1949) pour qu’il retrouve un rôle de ce type.

En 1942, il retrouve Michael Curtiz avec La Glorieuse Parade (Yankee Doodle Dandy), film biographique relatant la vie de l’artiste George M. Cohan qui permet à Cagney de gagner l’Oscar du meilleur acteur3. À la même date, au cours de la Seconde Guerre mondiale, il participe avec d’autres stars du cinéma à la Hollywood Victory Caravan (en)4, une tournée en train de deux semaines à travers les États-Unis destinée à récolter des fonds pour le soutien à l’effort de guerre.

Entre 1942 et 1948, James Cagney retrouve le circuit indépendant en fondant avec son frère William Cagney sa propre société de production. Pendant cette période il tourne peu et cherche à se détacher de son image de mauvais garçon, mais le public n’accroche pas à sa nouvelle image. En 1949, à la suite de plusieurs échecs et d’un litige avec le studio de Samuel  Goldwyn, il se voit obligé de revenir dans le circuit des majors et retrouve la Warner pour le film l’Enfer est à lui (White Heat) de Raoul Walsh. Ce film marque pour l’acteur un retour retentissant au rôle de gangster, avec une interprétation très remarquée et encore plus noire que dans ses films des années 1930. La dernière phrase de Cagney dans le film — « Made it, Ma! Top of the world! » — est classée 18e meilleure citation de l’histoire du cinéma américain par l’American Film Institute.

Les années suivantes, il joue avec succès dans des comédie musicales et des films de gangster. Sa société de production est cependant contrainte de fermer en 1953. L’année 1955 est certainement une année faste ; il joue en effet pour Nicholas Ray dans À l’ombre des potences (Run For Cover), puis dans Les Pièges de la passion (Love Me or Leave Me) de Charles Vidor pour lequel il reçoit sa seconde nomination aux Oscars, 17 années après la première. Il joue également la même année dans Permission jusqu’à l’aube (Mister Roberts) de John Ford avec Henry Fonda, Jack Lemmon, et William Powell pour l’ultime apparition de ce dernier à l’écran. Le film reçoit plusieurs Oscars dont celui du meilleur film et du meilleur second rôle pour Jack Lemmon.

Après 1955, James Cagney continue de jouer dans des films aux registres variés comme le western La Loi de la prairie (Tribute to a Bad Man) de Robert Wise où il remplace Spencer Tracy, ou dans L’Homme aux mille visages (Man of a Thousand Faces), film biographique sur l’acteur Lon Chaney réalisé par Joseph Pevney.

En 1961, il collabore pour son avant-dernier film avec Billy Wilder dans la comédie Un, deux, trois (One, Two, Three) où l’on retrouve son style de jeu encore énergique, rapide et efficace. À sa sortie, le film peine cependant à trouver son public.

Refusant dès lors tout rôle et luttant avec la maladie, l’acteur se retire des écrans et participe plus que sporadiquement à des événements mondains. Victime d’une première crise cardiaque en 1977 qui l’empêche ensuite de monter à cheval ou de danser, il fait finalement sa dernière apparition significative à l’écran dans Ragtime de Miloš Forman, en 1981.

James Cagney meurt d’une crise cardiaque le 30 mars 1986 à l’âge de 86 ans, à Stanfordville dans l’État de New York.

Il est inhumé au cimetière Gate of Heaven Cemetery (en) de Harthorne, à New York, dans le comté de Westchester.

Source : Wikipédia.

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