James Abbott McNeill Whistler, peintre et graveur.

James Abbott McNeill Whistler (11 juillet 1834 – 17 juillet 1903) est un peintre et graveur américain, lié aux mouvements symboliste et impressionniste.


James Abbott McNeill Whistler est né le 11 juillet 1834 à Lowell, dans le Massachusetts, au nord-est des États-Unis. Son père s’appelait George Washington Whistler, et sa mère Anna Matilda McNeill.

En 1842, son père, ingénieur, est employé au chemin de fer à Saint-Pétersbourg, dans l’empire russe. Là, le jeune Whistler s’inscrit à l’Académie impériale des beaux-arts et apprend le français. Plus tard, au cours de son procès contre John Ruskin, Whistler revendiquera la Russie comme lieu de naissance : « Je suis né quand et où je veux, et je ne veux pas être né à Lowell », déclarera-t-il. Il conserve néanmoins sa nationalité  américaine2. Le jeune garçon s’installe à Londres en 1848, mais après la mort de son père en 1849, Whistler et sa mère reviennent à Pomfret, dans le Connecticut. Il entre à l’école locale pour ensuite s’inscrire en 1851 à l’Académie militaire de West Point, où son père avait autrefois appris le dessin et la cartographie. Il échoue à l’examen de chimie, comme il s’est lui-même exprimé plus tard : « Si le silicium avait été un gaz, j’aurais été un jour général. » Il en est renvoyé en 1854.

En 1855, il part étudier la peinture à Paris, après avoir hérité d’une petite somme d’argent. En 1856, il s’inscrit à l’atelier de Charles Gleyre2, alors atelier le plus célèbre après celui de Thomas Couture, où il côtoie George du Maurier. D’autres élèves préparent le concours d’entrée à l’École des beaux-arts : Monet, Renoir, Sisley et Bazille. Volontiers plus dandy que bohème, il fait l’objet de caricatures. George du Maurier le dépeint dans son roman Trilby (1894) sous les traits de Joe Sibley. Whistler menaça son ancien ami du Maurier de lui faire un procès3. Il se lie d’amitié avec Alphonse Legros et Henri Fantin-Latour. Ils décident de faire carrière et fondent la Société des Trois.

En 1859, il arrive à Londres où il passe une longue partie de sa vie. Il se présente comme un aristocrate sudiste ruiné, bien que sa sympathie envers les sudistes pendant la Guerre civile américaine ne soit pas démontrée.

En 1863, Napoléon III fait ouvrir le Salon des Refusés dans un coin du Palais de l’Industrie. Deux tableaux font sensation : Le Déjeuner sur  l’herbe de Manet et La Dame en blanc de Whistler, œuvre refusée l’année précédente à la Royal Academy de Londres.

Découvrant Vélasquez et la peinture espagnole introduite  au Louvre par Louis-Philippe, il part pour Madrid afin d’admirer l’œuvre du maître, mais le voyage s’interrompt à Guéthary. Cependant, Vélasquez l’influencera dans nombre de portraits comme Arrangement en noir (1884), son Autoportrait en brun et or (1896), ou dans Arrangement noir et or, le comte Robert de Montesquiou (1891-1892, The Frick Collection, New York).

En 1866, Whistler participe à un trafic d’armes au cours de la guerre entre l’Espagne et le Chili.

Whistler s’intéresse également à la peinture extrême-orientale et  collectionne les porcelaines et les tissus orientaux ou, comme Dante Gabriel Rossetti, les bois gravés servant à imprimer les tissus.

En 1870, Whistler peint les portraits en pied de l’armateur anglais Frederick Leyland et de sa femme. Leyland lui a, par la suite, commandé la décoration de sa salle à manger. Le résultat est Harmonie en bleu et or : la chambre du paon (en) (Freer Gallery of Art à Washington). La pièce est conçue et peinte dans une riche palette de verts-bleus brillants rehaussée à la feuille d’or. Elle est considérée comme un exemple du « style anglo-japonais ». La peinture est inspirée de la porcelaine bleue et blanche copiée du catalogue de Monsieur Henry Thompson et des porcelaines que Leyland avait rassemblées. Le travail terminé, l’artiste et le commanditaire se disputent si violemment sur le montant des honoraires réclamés pour ce travail que leur relation s’arrête là. Whistler réussit cependant à pénétrer une nouvelle fois dans la pièce et peint deux paons se battant, cette scène est censée représenter l’artiste et son commanditaire : l’un tient un pinceau et l’autre un sac d’argent…

La pièce entière sera achetée plus tard par l’industriel et esthète Charles Lang Freer, qui y installera une collection d’œuvres de Whistler. Les courriers publiés entre Charles Lang Freer et Whistler révèlent l’intérêt de ce dernier à rassembler son travail aux États-Unis.

En 1888, Whistler épouse Beatrix, la veuve d’E. W. Godwin. Les cinq ans de leur mariage sont très heureux, mais Beatrix est emportée par un cancer.

En 1892, il revient à Paris et s’installe dans l’atelier d’Antonio de La Gandara au 110, rue du Bac pour terminer son portrait en cours du comte Robert de Montesquiou. Pour le remercier, Whistler lui offre un meuble palette identique au sien.

Whistler meurt le 17 juillet 1903 et est enterré à l’église St Nicholas dans le quartier de Chiswick, à Londres.

Source : Wikipédia.

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