Jacques Marette, homme politique.

Jacques Marette est le fils de l’industriel Henri Marette et de Suzanne Demmler,  né le 21 septembre 1922 à Paris et mort le 25 avril 1984 dans la même ville. Comme sa soeur, la future Françoise Dolto, il vivra sa jeunesse dans les sonorités de l’allemand, sa langue maternelle, Jacques fera d’ailleurs ses premiers séjours en Allemagne vers l’âge de 10 ans, à l’époque où commençait à prendre de l’importance un personnage dont il devait plus tard combattre l’idéologie.

Il a 18 ans quand en 1940, la France est occupée. Il rentrera alors dans la Résistance et utilisera sa connaissance de la langue allemande au profit de l’Intelligence Service. Son action lui vaudra d’être décoré de la Croix de Guerre et de la médaille de la Résistance. Titulaire d’une licence de droit, diplômé d’études supérieures de droit et de l’Ecole libre des sciences politiques, il s’engage dans le journalisme à l’issue de la guerre. Son expérience à France-Soir et à Combat, sa participation à des journaux dans lesquels écrivaient, Camus, Sartre, Aron lui permettront de développer son sens aigu de l’actualité et une réflexion sur le monde qu’il entretiendra jusqu’à sa mort.

Jacques Marette, carte maximum, Paris, 15/06/1996.

Directeur des éditions du Rassemblement du Peuple Français de 1949 à 1952, Jacques Marette fut toute sa vie un gaulliste convaincu, puis, directeur commercial de firmes industrielles (1952-1958), il devient conseiller technique de M Ramonet, ministre de l’industrie et du commerce de juin 1958 à janvier 1959. Elu conseiller municipal de Paris en mars 1959, il démissionne deux mois plus tard pour occuper les fonctions de sénateur en remplacement d’Edmond Michelet, devenu garde des sceaux. A 37 ans, il est alors le plus jeune sénateur de France.

Jacques Marette, épreuve de luxe.

En 1962, Georges Pompidou lui propose le ministère des Postes et Télécommunications, charge qu’il occupera jusqu’en 1967 pendant 5 années consécutives, il s’attachera à développer une filière nationale des télécommunications. Son ambition était de faire du service publique des télécommunications, un des fer de lance de l’économie française. Après avoir joué un rôle actif dans les élections de 1965, il se retire après les législatives de 1967 pour occuper son siège de député dans le 15ème arrondissement de Paris où il conservera son siège jusqu’à sa mort, survenue le 25 avril 1984. Durant l’exercice de ses mandats, il a toujours fait preuves d’une grande ouverture d’esprit, d’une énergie sans limite et d’une puissance de conviction sans égale. Une vie bien remplie qui laissa peu de place à ses violons d’Ingres: les échecs et la philatélie.
Il s’intéressa donc de très près au nouveau musée postal qui fut inauguré, boulevard de Vaugirard, le 18 décembre 1973.

Source : Phil@poste.

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