Jacques Balmat, la première ascension du Mont-Blanc (1786).

Jacques Balmat, dit « Balmat du Mont-Blanc » ou « Mont Blanc », né en 1762 dans la vallée de Chamonix dans le village des Pélerins et mort en septembre 1834 dans la vallée de Sixt, était un chasseur de chamois, cristallier et guide qui réussit la première ascension du mont Blanc (4 809 mètres) en compagnie du docteur Paccard, le 8 août 1786.

Jacques Balmat est né en 1762, peut-être le 19 janvier, dans le village au pied du glacier des Pélerins. La vallée de Chamonix appartient à cette époque au duché de Savoie, qui est une composante du royaume de Sardaigne.

Un passeport du 18 nivôse de l’an VII (7 janvier 1799) indique qu’il mesurait 1 mètre 70.

Jacques Balmat acquiert une grande robustesse et une parfaite connaissance de la montagne en pratiquant la chasse aux chamois et la recherche de cristaux, avant de devenir l’un des compétiteurs lancés à la conquête du mont Blanc. Cette compétition était de plus motivée par une promesse de forte récompense, faite dès 1760 par Horace-Bénédict de Saussure, au premier qui atteindrait le sommet. Balmat entreprend une

infructueuse tentative solitaire début juillet 1786 et apprend à son retour que cinq guides sont partis en direction du sommet. Il repart presque aussitôt et les rattrape à hauteur des Grands Mulets. Au col du Dôme, alors que ses compagnons renoncent, il poursuit seul et après un bivouac improvisé, il redescend à son tour, persuadé que la cime du mont Blanc ainsi que la récompense sont désormais à portée. Il cherche immédiatement un compagnon d’ascension qui puisse ensuite témoigner en cas de réussite.

Pour sa troisième tentative, Balmat sollicite le docteur Paccard, médecin à Chamonix et bon alpiniste qui avait pris part lui aussi à plusieurs tentatives. Les deux hommes partent discrètement le 7 août 1786 et bivouaquent avant de se lancer à l’assaut du sommet le 8 août à l’aube, sans cordes, sans piolets ni crampons, par un itinéraire dangereux qui sera abandonné en

1820. Ils parviennent au sommet à 18 h 23. Paccard est rendu aveugle par la réverbération de la neige et fait toute la descente les yeux rouges et fermés. En arrivant dans la vallée, les deux hommes apprennent que Judith, la dernière fille de Jacques Balmat nouvellement née et soignée par le docteur Paccard, est décédée. Balmat se rend ensuite à Genève pour rendre compte à M. de Saussure de son succès.

À la suite de cette réussite, le roi de Sardaigne, souverain du Piémont et de la Savoie, autorise Balmat à s’appeler Balmat du Mont Blanc. Balmat répète l’ascension du mont Blanc le 5 juillet 1787 en compagnie de deux autres guides et le 3 août de la même année il conduit Horace-Bénédict de Saussure au sommet ; la cordée comporte alors 17 autres guides ainsi qu’un domestique. Horace-Bénédict de Saussure procède alors au premier calcul de l’altitude du mont

Blanc : il trouve comme altitude 2 450 toises, soit 4 775 mètres, au lieu de 4 809 ; l’erreur est infime pour l’époque. En juillet 1811, lors de la dixième ascension, il est accompagné de Marie Paradis qui devient la première femme à atteindre le sommet enneigé. Balmat gravit une dernière fois le mont Blanc le 4 août 1817.

Le guide disparaît en 1834 à l’âge de 72 ans en tombant dans une crevasse dans le Grand Mont Ruan (massif du Giffre) alors qu’il cherche un filon d’or. Son corps n’a pas été retrouvé.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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