Hans Holbein le Jeune, peintre et graveur.

Hans Holbein le Jeune, né à Augsbourg, en Bavière, vers 1497 et mort à Londres en 1543, entre le 8 octobre et le 29 novembre, est un peintre et graveur de la Renaissance nordique, d’abord sujet du Saint-Empire romain germanique, puis citoyen de Bâle (ancienne Confédération suisse). Une de ses œuvres les plus connues est Les Ambassadeurs, peinte en 1533 et représentant deux envoyés, l’un de la noblesse, l’autre du clergé. Il excelle particulièrement dans les portraits, comme celui du roi d’Angleterre Henri VIII.



Fils du peintre Hans Holbein l’Ancien, il est le frère cadet du peintre Ambrosius Holbein (c.1494 – c.1519), avec lequel il étudie dans l’atelier paternel qui était alors un des plus fameux et recherchés de la ville. Hans et son frère Ambrosius profitèrent aussi sans doute de l’enseignement de leur oncle, Hans Burgkmair, l’un des plus grands peintres allemands de l’époque.

En 1515, il se rend à Bâle, haut lieu de l’humanisme. De 1516 à 1526. Il réalise des portraits, pour la haute bourgeoisie commerçante, en particulier celui des Époux Meyer, Jakob Meyer étant alors bourgmestre de la ville. En 1517, à Lucerne, l’administration communale recommande de petits travaux de décoration et il réalise des fresques, aujourd’hui détruites, pour la demeure du bourgmestre Jacob von Hertenstein, pour lesquelles il fit probablement appel à son père. Les dessins préparatoires montrent des innovations qui évoquent un voyage à Milan avec son oncle Hans Burgkmair pendant l’année 1518.

En 1519, de retour à Bâle, il est conféré maître par la Guilde des peintres et signe le Portrait de Bonifacius Amerbach, humaniste, hommes de lettres et juriste. Amerbach est un vieil ami d’Érasme et lui présente Holbein quatre ans plus tard. La même année, il épouse Elsbeth, une riche veuve. En 1520, il obtient la citoyenneté bâloise et en 1521 commence les fresques aujourd’hui disparues de la salle du Grand Conseil. C’est aussi l’année de la naissance de son fils Philipp. En 1523, il rencontre Érasme de Rotterdam qui vit à Bâle depuis 1521 et fait de lui deux portraits, qui deviennent plus tard son laisser-passer pour l’Angleterre où Érasme les fait envoyer à des amis anglais.

Lors d’un voyage en France en 1524, il découvre Léonard de Vinci. Il y apprend sa fameuse technique « des trois crayons », consistant à exécuter les portraits à l’encre noire, à la sanguine et à la craie blanche4. Durant cette période, il accomplit également de nombreux voyages en Italie, à Rome et Florence. Influencé par Matthias Grünewald, son style s’ouvre aux nouvelles conceptions de la Renaissance italienne. Il travaille également à des compositions religieuses, décorations murales, cartons de vitraux et gravures.

En 1526, fuyant la Réforme, il part pour Londres, recommandé par Érasme à Thomas More. Il revient à Bâle en 1528, où il s’achète une maison, après avoir vécu en Angleterre dans une atmosphère de liberté intellectuelle et spirituelle qui va lui manquer à Bâle. La ville est alors en proie au fanatisme et à l’intolérance religieuse qui font fuir Érasme réfugié à Fribourg.

Il est donc de retour à Londres en 1533. Mais là aussi Thomas More est tombé en disgrâce et la liberté d’esprit n’est plus au rendez-vous. Ses commanditaires ne sont plus les humanistes mais les riches marchands qui veulent être représentés avec tous les attributs de leur pouvoir. Cette époque constitue l’apogée de sa carrière. Il exécute le projet d’un arc de triomphe pour l’entrée d’Anne Boleyn à Londres et peint le tableau Les Ambassadeurs en 1533. Ce dernier est particulier. En effet, une partie de cette œuvre est réalisée selon le procédé de l’anamorphose. Ainsi, si le regard se positionne par rapport à la tranche droite du tableau, on voit apparaître un crâne humain au milieu des deux personnages. La présence de ce crâne fait de ce tableau un memento mori, qui rappelle à l’humilité. Les deux personnages représentés sont invités à se souvenir qu’ils sont mortels comme tout un chacun.

En 1536, nommé peintre-valet de chambre d’Henri VIII, il devient en peu de temps le peintre officiel de la cour d’Angleterre. Entre 1538 et 1539, il voyage en Europe afin de faire le portrait des princesses candidates au mariage avec Henri VIII après la mort de Jeanne Seymour. En 1540, c’est Anne de Clèves que le roi épouse.

En 1543, entre le 7 octobre et le 29 novembre, en pleine gloire, il meurt de maladie à l’âge de 46 ans environ. Karel van Mander déclara au début du XVIIe siècle qu’Holbein mourut de la peste mais cette assertion est à prendre avec précaution : elle est remise en question par plusieurs historiens. Wilson, par exemple, doute de cette histoire du fait de la présence des amis d’Holbein à son chevet au moment de son trépas et Peter Claussen suggère qu’il mourut plutôt des suites d’une infection. Son testament nous apprend l’existence de deux fils naturels, qu’il dote généreusement.

Recherchant derrière les apparences les expressions marquantes des visages, il cherche à réunir les traditions gothiques et les nouvelles tendances humanistes.

Source : Wikipédia.

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