Gustavo Adolfo Bécquer, écrivain, poète et dramaturge.

Gustavo Adolfo Bécquer, né Gustavo Adolfo Domínguez Bastida Insausti de Vargas Bécquer Bausa le 17 février 1836 à Séville et mort le 22 décembre 1870 (à 34 ans) à Madrid, est un écrivain, poète et dramaturge espagnol.

À dix-huit ans, il part s’installer à Madrid où il se consacre à la littérature en publiant dans la presse des contes (histoires courtes) et des articles « costumbristas » ainsi que des essais de mœurs. Modérément connu pendant sa vie, ce n’est qu’après sa mort que la plupart de ses œuvres sont éditées. Ses travaux littéraires les plus connus sont les Rimes et les Légendes, habituellement éditées ensemble sous le titre Rimas y Leyendas. Il a abordé la poésie et les thèmes traditionnels d’une manière moderne. Il est considéré comme le fondateur du lyrisme espagnol moderne. Ses poésies et ses contes sont essentiels à l’étude de la littérature espagnole et incontournables pour les lycéens des pays hispanophones.


Né à Séville, le 17 février 1836 – mort à Madrid le 22 décembre 1870. Son père, José Dominguez Insauti Bécquer est peintre « costumbrista » d’origine noble. Il meurt en 1841 alors que Bécquer va fêter ses cinq ans. Sa mère, Joaquina de la Bastida y Vargas, elle aussi d’ascendance noble meurt en 1847. Bécquer est ainsi très tôt orphelin. À la suite du décès de ses parents, Bécquer et ses sept frères sont recueillis par leurs tantes María et Amparo de la Bastida. Il étudie au collège de San Antonio Abad puis au lycée de San Telmo (il allait être un marin, mais l’école était fermée en raison des fonds), puis il intègre à l’âge de quatorze ans l’atelier de Peinture de Cabral-Bejarano. Il y reste plus d’un an avant d’intégrer l’atelier de son oncle Joaquín Domínguez Bécquer, où étudie déjà son frère Valeriano. Ce n’est qu’à l’âge de dix-huit ans qu’il arrive à Madrid en 1854, où il obtient un petit poste dans la fonction publique grâce à une lettre de recommandation de son oncle Joaquín. Écarté peu après pour inattention, il mène une vie de bohème. Il fait un peu de théâtre.

En 1860 il rencontre Casta Esteban Navarro, la fille de son médecin qui le soigne de la syphilis — maladie qui lui a d’ailleurs laissé pour séquelle un strabisme. Le 19 mai 1861, il l’épouse et un an plus tard elle donne naissance à un garçon, Gregorio Gustavo Adolfo.

Becquer, carte maximum, Espagne, 1970.

1863 est une année marquante pour Bécquer puisque c’est cette année-là qu’il se rend au monastère de Veruela où il écrit Cartas desde mi celda.

En 1865, son épouse lui donne un second enfant, Jorge Bécquer Esteban.

En 1868, Bécquer rompt avec sa femme en découvrant que l’enfant qu’elle attend n’est pas de lui.

Bécquer, qui depuis 1868 souffre d’une maladie, probablement tuberculeuse grave ou vénérienne, s’installe à Tolède, chez son frère Valeriano. C’est à Tolède qu’il rencontre son dernier amour, Alejandra, une jeune femme de basses conditions.

Valeriano meurt en septembre 1870 et le poète le 22 décembre de la même année, à trente-quatre ans. Avant de mourir, il aurait demandé que l’on brûle ses lettres — « ce serait mon déshonneur » — puis « Si c’est possible, publiez mes vers. J’ai le pressentiment que mort je serai plus et mieux connu que vivant » et qu’on prenne soin de ses enfants. Ses derniers mots auraient été « Todo mortal » (« Tout est mortel »).

Très ami de Casado del Alisal, celui-ci se charge de suivre la procédure habituelle du XIXe siècle pour lui rendre hommage.

Ainsi, il réalise un dessin représentant Bécquer sur son lit de mort. Une demi-heure après l’enterrement, se produit une éclipse solaire totale ; Casado del Alisal produit alors une gravure représentant Bécquer paisible sur un fond de pénombre.

À la sortie de la cérémonie, le peintre propose à plusieurs des assistants l’idée d’éditer les œuvres de l’écrivain non alors reconnu. Pour étudier les détails de cette édition, Casado convoque une réunion dans son studio de peinture le 24 décembre à 13 h. Une souscription publique est décidée pour recueillir des fonds ; cela répondait à deux motifs : rendre hommage à l’ami disparu et aider économiquement la femme et les enfants de l’écrivain.

Gustavo Adolfo Bécquer doit sa gloire littéraire à Casado del Alisal, car sans cette initiative, il est fort probable que son œuvre aurait été oubliée, ainsi que le rappelle Rafael Montesinos (es) dans son livre Bécquer, biografía e imagen4, récipiendaire du Prix national d’Essai en 1977.

Pour gagner sa vie, il effectue des traductions de romans étrangers, il travaille en tant que journaliste dans plusieurs journaux, comme El Contemporáneo et La Ilustración de Madrid. Il est également Censor de NovelasN 2 — un poste au gouvernement — pendant l’administration González-Bravo. Ses travaux ont été édités à titre posthume par ses amis en 1873.

Monument Becquer à Séville, entier postal, Espagne.

Dans ses contes en prose tels que El Rayo de Luna, El beso, La Rosa de la Pasión, Bécquer est manifestement influencé par E. T. A. Hoffmann, et dans sa poésie, certaines analogies peuvent être faites avec H. Heine. Son œuvre évolue entre le réel et l’irréel, il crée une atmosphère de musique féerique étrange. Bécquer est un auteur qui n’a pas son pareil en Espagne. Son travail est inachevé et inégal. Il est singulièrement exempt de la rhétorique caractéristique de son Andalousie natale, et son ardeur lyrique est d’une belle douceur.

Il a également écrit sur un mode épistolaire : Cartas desde mi celda (traduit en français par J. Monfort sous le titre Lettres depuis ma cellule en 2018), écrit pendant ses voyages au monastère de Veruela, La Mujer de Piedra ou encore El pantalón de la novia.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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