George Bacovia, poète.

George Bacovia (nom de plume de George Andone Vasiliu ; 4 septembre 1881 (16 septembre 1881 dans le calendrier grégorien), Bacău — 22 mai 1957, Bucarest) est un poète roumain. Représentant du courant symbolisme roumain, il est considéré comme le précurseur du modernisme roumain. Ses œuvres sont bien accueillies par diverses critiques littéraires tels que Tudor Arghezi, Lucian Blaga et Ion Barbu.


Andone George Vasiliu est le fils de Dimitrie Vasiliu, commerçant et de Zoe Vasiliu. Dès l’âge de six ans, il commence à apprendre l’allemand. Entre 1889-1890 il suit sa première année scolaire. En 1891, il s’inscrit à l’école primaire Domnească de Bacău. Trois ans plus tard il obtient son diplôme primaire et s’inscrit au Collège Ferdinand de la même ville. À l’automne, il reste enfermé pendant toute une nuit, par l’inadvertance du sacristain, dans la tour de l’église Precista. Cette mésaventure lui inspirera le poème Amurg violet [Crépuscule violet], écrit en 1899. Les années difficiles de lycée et leur atmosphère plutôt froide lui inspirent un autre poème célèbre, Liceu [Lycée]. En 1898, il mit en musique quelques-uns de ses poèmes et ainsi que d’autres signés Ştefan Petre et Mihai Eminescu. Il se montre doué pour le dessin, pour le violon et autres instruments de l’orchestre scolaire qu’il dirige d’ailleurs. En 1899, il est le lauréat d’une compétition nationale pour la jeunesse roumaine dans la catégorie “dessins artistiques de la nature.” Dans le numéro du 30 mars 1899 de Literatorul [Le littérateur] paraît sa poésie Și toate [Et tout], écrite un an plus tôt et signée George V.

Bacovia, carte maximum, Roumanie, 1991.

En 1900, il s’inscrit à l’école militaire de Iași d’où il se retire dès le second semestre, la discipline ne lui convenant pas. Il écrit la poésie Plumb (Plomb) dont la version définitive ne sera arrêtée qu’en 1902.

En 1901, il s’inscrit au Lycée Ferdinand de Bacău dont il obtient le diplôme de fin d’études en 1903. Il a écrit le poème Liceu [Lycée] en réponse à un questionnaire envoyé aux diplômés par le ministère de l’éducation en vue de contribuer à la réforme de initiée par Spiru Haret.

George s’inscrit ensuite à la faculté de Droit de Bucarest. Son poème Plomb est lu lors d’une séance tenue par le salon littéraire d’Alexandru Macedonski et produit une forte impression. Il en va de même à l’automne 1904, avec Nervi de toamnă [Nerfs d’automne]. Le poète entame une collaboration avec la revue Arta de la Iași [Les arts de Iași] et arrête les cours de la Faculté de Droit, mais s’installe néanmoins, en 1905, à Bucarest, avec son frère Eugène. Un an plus tard il retourne à Bacău.

En 1907, il refait sa première année de droit, à Iași. Il collabore au magazine de I.M. Rașcu, Versuri [Vers]. Il partage sa vie entre Iași et Bacău. En 1911, il obtient son diplôme de droit et entre au barreau de Bacău où il s’acquitte d’une cotisation pour une durée de dix ans sans jamais exercer. Il collabore à la revue Românul Literar [Le Roumain littéraire] de Caion pendant l’année 1912, puis à Flacăra [La Flamme]. Il devient professeur remplaçant dans des écoles élémentaires de Bacău et aux alentours. Il travaille également comme greffier à la préfecture de Bacău où il deviendra aide-comptable, mais en 1913, souffrant d’une dépression, il démissionne.

En 1945 il est nommé bibliothécaire. La publication, en 1946, du recueil Stanțe burgheze [Stances bourgeoises] lui attire des critiques de la part des autorités communistes. Il décède le 22 mai 1957 à son domicile bucarestois. Il repose au Cimetière Bellu.

Bacovia, entier postal, Roumanie, 1981.

Qualifié de poète symboliste par Andreia Roman, le poète est aussi celui qui « transfère sur les objets ou les décors ses états d’âme et cultive ce “paysage d’âme” qui dissimule l’expression directe du moi, pour mieux en révéler les profondeurs insondables ». Nicolae Manolescu, lui-aussi considère qu’il s’agit d’un poète symboliste et note au passage que « Les Névroses de Maurice Rollinat était son livre de chevet comme il avouera lui-même ». Le même cite Eugen Lovinescu pour qui la poésie de Bacovia est « l’expression de l’état d’âme le plus élémentaire, une poésie de la cinestésie immobile qui ne s’intellectualise pas ». Andreia Roman rappelle que Ovid S. Crohmălniceanu lui « découvre des affinités frappantes avec l’expressionnisme ».

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.