Georg Wilhelm Friedrich Hegel, philosophe.

Georg Wilhelm Friedrich Hegel né le 27/08/1770 à Stuttgart  et mort le 14/11/1931 à Berlin est un philosophe allemand. Son œuvre est l’une des plus représentatives de l’Idéalisme allemand et a eu une influence décisive sur l’ensemble de la philosophie du XXe siècle.

Philosophe des cheminements complexes et contrastés, Hegel connaît un difficile itinéraire, riche en contradictions, puisque celui qui passe pour le penseur le plus idéaliste et le plus spéculatif, l’homme du système, est aussi l’inventeur d’une méthode hardie et novatrice : la dialectique, qui permet à la philosophie de tout comprendre en introduisant une vue historique, une théorie du mouvement.

Hegel, carte maximum, Allemagne, 1982.

Sa biographie est étroitement liée au contexte historique de son temps. Il étudie au gymnase de Stuttgart : le journal qu’il tient et qui a été conservé, nous le montre écolier studieux, grand liseur, et déjà grand amasseur de notes.

À partir de 1788, il poursuit à l’université de Tübingen des études classiques qui seront à l’origine de son attachement à la civilisation grecque. Il lit Kant et Rousseau et s’enflamme aux premières nouvelles de la Révolution française. Il se lie d’amitié avec Hölderlin et Schelling. Puis, de 1793 à 1796, il étudie la théologie et la philosophie religieuse. Il exerce ensuite diverses professions plus ou moins obscures qui ne lui assurent qu’avec peine, à lui et à sa famille, une vie décente. Il est loin de cette vie protégée que lui a longtemps attribué sa mauvaise légende!

Son accès aux fonctions universitaires est longtemps différé et, avant de devenir en 1818 professeur à l’université de Berlin, il est tour à tour boursier, précepteur, rédacteur, proviseur de lycée… Loin de l’éloigner du « Système », la diversité de ces expériences l’amène au contraire à rechercher l’unité : il réunit dans une vision synthétique toutes les expériences, les connaissances, les réflexions les plus diverses, continuellement consignées et recueillies dans des notes, des extraits de lecture, des plans, des brouillons, des essais. Il tire aussi largement profit de la lecture quotidienne des journaux, qu’il compare à une sorte de « prière du matin moderne ». Il décèle en tout des progressions, des assimilations secrètes. Les philosophes dans leur suite, sont comme un homme qui ne mourrait jamais et philosopherait toujours.

Le système n’est pas pour lui le refus du réel, mais plutôt son émanation, car « tout ce qui est réel est rationnel ». L’effort personnel à fournir par le philosophe, c’est de triompher de ses limitations subjectives pour accèder au savoir universel en abandonnant tous les points de vue bornés. C’est en ce sens qu’il écrit : « Ce qui est de moi dans mes livres est faux! ».

Sa philosophie toute entière est une entreprise de récupération des « choses » au profit de l’esprit, une longue ascension vers le système.

C’est dans les Leçons de Berlin qu’il procède à la conquête systématique de tous les contenus possibles de pensée. Il y passe en revue les peuples, les états, les religions, les droits, les arts, les philosophies et il brosse un grand tableau synoptique historique et dialectique du genre humain.

Mais en 1831, la mort vient interrompre son entreprise.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

 

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