Gabriel Metsu, peintre.

Gabriel Metsu, né à Leyde en janvier 1629 et enterré à Amsterdam, le 24 octobre 1667, est un peintre néerlandais du siècle d’or. Il est l’auteur de quelques tableaux à thème biblique et de nombreuses scènes de genre, dont certaines peuvent être également regardées comme des portraits. Il fait partie des « peintres de la manière fine » (Fijnschilders), dont le chef de file est Gérard Dou. Évoluant au gré d’influences diverses, le style de Metsu montre une grande polyvalence et une recherche constante, notamment dans la composition, le traitement de la lumière et le rendu des matières. Peintre assez inégal, son œuvre n’en est pas moins parsemée de quelques tableaux d’excellente facture.


Gabriel Metsu (ou Metzu) est le fils du peintre flamand Jacques Metsu. Celui-ci passa la plus grande partie de sa vie à Leyde et s’y maria à trois reprises. Lors du dernier de ses mariages, célébré en 1625, il épousa Jacomijntje Garniers. Elle était la veuve d’un peintre avec qui elle avait déjà eu trois enfants, et exerçait le métier de sage-femme. Au moment de la naissance de Gabriel, en janvier 1629, la famille habitait dans la rue appelée Lange Mare, dont le nom venait de la Mare, un cours d’eau aujourd’hui disparu. Son père mourut la même année, et sa mère se remaria sept ans plus tard, le 14 septembre 1636, avec un batelier.

Si l’on en croit Arnold Houbraken, à Leyde, Gabriel Metsu aurait fait son apprentissage auprès de Gérard Dou, un important peintre de genre. On peut toutefois douter de cette affirmation car, si certaines œuvres de Metsu montrent une influence manifeste de Dou, celle-ci est nettement moins claire dans les réalisations de ses débuts.

Quoi qu’il en soit, Metsu semble avoir été doué d’un talent précoce, très tôt reconnu, car en 1644, alors qu’il n’était âgé que d’une quinzaine d’années, il aurait apposé sa signature sur une pétition demandant aux autorités de Leyde l’autorisation de fonder dans cette ville une guilde d’artistes. La guilde de Saint-Luc de Leyde fut créée quatre ans plus tard, en 1648, et Metsu figura parmi les premiers inscrits. À cette époque, parmi les autres membres de la corporation se trouvaient Jan Steen – qui influença –, Joris van Schooten, David Bailly et Pieter de Ring. En 1649, les archives de la guilde le mentionnaient toujours comme membre. Toutefois, l’année suivante, il cessa d’en faire partie. C’est également à cette période qu’il aurait été influencé par Jan Lievens.

Oeuvre de Metsu, carte maximum, Pays-bas.

On le retrouve ensuite à Utrecht où, durant quelques mois, il fut l’élève de Nicolaus Knüpfer et Jan Baptist Weenix mais, à l’époque de la Première guerre anglo-néerlandaise (1652-1654), l’économie se portait mal, et Metsu partit s’établir à Amsterdam ; c’est du moins ce que laissent comprendre des œuvres de Metsu signées et datées de 1653.

En 1657, il gagna Amsterdam10. Au début, il y vivait dans la ruelle du Prinsengracht, à hauteur du Lauriergracht. Il y tenait un élevage de poulets, des animaux qu’il représenta quelquefois dans ses tableaux. Bientôt, cependant, cette activité suscita une querelle avec l’une de ses voisines et il déménagea dans une maison située sur le quai, alors occupé par un marché aux légumes. Cette ambiance de rue animée constitua par la suite une importante source d’inspiration pour l’artiste.

En 1658, il épousa Isabella De Wolff d’Enkhuizen, dont le père était potier et dont la mère, Anna De Grebber, était peintre. Le frère de cette dernière, Pieter De Grebber, était peintre lui aussi, et réalisa à Haarlem des tableaux à sujets religieux. À Amsterdam, l’œuvre de Metsu fut influencée par Gerard ter Borch et sans doute aussi Pieter Codde.

Metsu devint un peintre de société en vue, et se fixa dans la Leidsestraat, non loin de l’endroit où habitaient les commanditaires et les acheteurs de ses œuvres. L’un des plus importants parmi eux fut, à partir de 1661 environ, le marchand de draps Jan J. Hinlopen. Metsu exécuta pour lui plusieurs portraits de famille, avec pour décors des intérieurs cossus. Metsu peignit également le portrait de la veuve de Hinlopen, Lucia Wijbrants.

En octobre 1667, Metsu, âgé de trent-huit, décéda, probablement des suites d’une opération de la vessie. Il fut inhumé le vingt-quatre du même mois dans la Nieuwe Kerk. Après son décès, sa veuve partit vivre chez sa mère, à Enkhuizen.

Source : Wikipédia.

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