Freddie Mercury, auteur-compositeur-interprète et musicien.

Freddie Mercury, nom de scène de Farrokh Bulsara, né le 5 septembre 1946 à Stone Town dans le protectorat de Zanzibar et mort le 24 novembre 1991 à Londres, est un auteur-compositeur-interprète et musicien britannique, cofondateur en 1970 et chanteur-pianiste du groupe de rock Queen, au sein duquel il a établi sa réputation internationale, en compagnie du guitariste Brian May, du batteur Roger Taylor et du bassiste John Deacon, tous auteurs-compositeurs comme lui.

Doté d’une grande tessiture et d’une bonne maîtrise de quelques techniques d’opéra, il compose également la plupart des grands succès du groupe, dont Bohemian Rhapsody, Love of My Life, Somebody to Love, We Are the Champions, Don’t Stop Me Now et Crazy Little Thing Called Love. Ses performances scéniques avec Queen participent à sa grande popularité, et sa prestation au Live Aid en 1985, dans le stade de Wembley marquera fortement les esprits. En solo, il réalise deux albums, Mr. Bad Guy en 1985 et Barcelona en 1988, qui comprennent entre autres les titres Living on My Own, I Was Born to Love You et Barcelona en duo avec Montserrat Caballé.

Ouvertement bisexuel, il meurt à 45 ans des suites d’une pneumonie, un jour après avoir révélé au public qu’il était porteur du VIH et atteint du sida. En 2018, le film évoquant son parcours au sein de Queen, Bohemian Rhapsody remporte un important succès international et de nombreux prix (notamment pour son interprète Rami Malek) et devient le film biographique musical le plus rentable de l’histoire.


Farrokh Bulsara naît dans le protectorat britannique de Zanzibar (en actuelle Tanzanie) le 5 septembre 1946. Il est le fils de Jer Bulsara (1922-2016) et de Bomi Bulsara (1908-2003), comptable pour le bureau colonial britannique. Ses parents sont membres de la communauté Pârsî, de religion zoroastrienne, dont les ancêtres perses vivaient sur le territoire correspondant à l’Iran moderne et avaient fui en Inde la conquête arabo-islamique au début du Moyen Âge indien. En 1952, naît sa petite sœur Kashmira, aujourd’hui Kashmira Cooke. Le nom Bulsara vient de la ville de Bulsar (l’actuelle ville de Valsad, dans l’État indien du Gujarat), dont est originaire sa famille. Ses parents, fonctionnaires britanniques, l’envoient poursuivre ses études auprès de sa tante du côté maternel, en Inde, en 1953.

Le jeune garçon reçoit son éducation dans un internat, la St. Peter’s Boys School, à Panchgani, station de villégiature de montagne, à 380 km au sud-est de Bombay et réputée pour ses écoles. Ses résultats sont globalement excellents, notamment en boxe, discipline qu’il choisit pour s’endurcir dans un contexte scolaire difficile, et en tennis de table.

Une de ses influences musicales formatrices à cette époque est la chanteuse Lata Mangeshkar. Au vu de ses résultats en musique, le principal de Saint-Peter écrit à ses parents pour leur suggérer de payer des études de musique à leur enfant, en sus des cours traditionnels. Ils acceptent, et Farrokh commence à prendre des cours de piano. Il rejoint également la chorale de l’école et participe régulièrement aux productions théâtrales de Saint-Peter. En 1958, dans le cadre de son lycée, il intègre en tant que pianiste son premier groupe de musique, The Hectics, et acquiert son surnom de Frederick, puis Freddie, que les élèves de Saint-Peter trouvent plus facile à retenir et que même ses parents se mettent à utiliser. Le jeune garçon progresse vite au piano et atteint un haut niveau (Grade IV). Il entre en 1962 à la St. Mary’s High School de Maza.

En 1970, Smile signe avec le label américain Mercury Records18, qui offre au groupe d’enregistrer trois morceaux, puis trois autres. Les bandes ne sont pas exploitées commercialement et Tim Staffell se lasse27. Ne voyant plus aucun avenir à Smile, il décide de quitter le groupe et propose à Farrokh Bulsara de le remplacer au chant. Ce dernier accepte et décide, sans laisser grand choix aux autres membres, de changer le nom de la formation, en novembre 197027. Il choisit Queen, qui devient, en une vingtaine d’années, un des groupes de rock les plus célèbres au monde.

En 1976, Freddie Mercury s’installe au 12, Stafford Terrace, à Kensington, et achète à Mary Austin un appartement à proximité.

En 1970, Freddie Mercury entame une relation amoureuse avec une jeune femme, Mary Austin, qu’il rencontre dans une boutique de vêtements à Londres. Bien que cette relation prenne fin au milieu des années 1970 à cause de la plus grande attirance de Mercury pour les partenaires masculins, Austin reste une amie très proche durant tout le reste de la vie du chanteur. Au cours de cette période, Mercury réside à Stafford Terrace à Kensington, non loin de son amie.

En 1971, après plusieurs essais décevants avec d’autres bassistes, c’est John Deacon qui est choisi pour compléter le quatuor33. Queen est au complet, sous sa forme définitive et peut se lancer dans un travail de composition collective qui dure vingt ans.

Le succès de Queen passe par des étapes et évolutions techniques importantes. En 1972, Freddie Mercury tire parti de sa formation de graphiste pour dessiner le logo du groupe, connu sous le nom de Queen Crest ; au milieu se trouve un Q majuscule, encadré de symboles rappelant les signes zodiacaux des quatre membres du groupe. La même année, alors que Queen répète aux studios Trident pour l’enregistrement de leur premier album, le producteur des Beach Boys, Robin Cable, entend le chanteur depuis un couloir et lui propose d’enregistrer un morceau de sa composition, I Can Hear Music. Le disque ne sort qu’en juin 1973, un mois avant le premier album de Queen. Afin de ne pas risquer de porter préjudice à la notoriété de sa formation, Freddie Mercury décide de sortir son tout premier travail « solo », auquel il convie les autres membres de Queen à apporter leur contribution, sous le nom de Larry Lurex.

En 1974, Freddie Mercury choisit de révéler sa bisexualité, au cours d’un entretien accordé au magazine New Musical Express. Le parfum de scandale dû à son orientation sexuelle devient, avec la provocation et l’iconoclastie, partie intégrante de son image au fil des années suivantes. À cette époque, Freddie Mercury arbore un style somme toute classique pour un chanteur de rock de l’époque, cheveux et ongles longs recouverts de vernis noir. Sur scène, ses tenues sont assez amples et renforcent le côté théâtral de sa gestuelle.

Les premiers albums du groupe sont bien accueillis par la critique et le succès commercial vient assez rapidement. Cependant, Freddie Mercury ambitionne de créer dans des styles réellement novateurs. En 1975, il y réussit avec l’album A Night at the Opera qui offre à Queen une réelle notoriété internationale. Le morceau Bohemian Rhapsody devient, au fil des ans, emblématique de la créativité du groupe et surtout de son chanteur, qui le compose presque intégralement en y mettant des moyens inédits à l’époque. Dès les premières années, le groupe s’impose comme avant-gardiste du clip, dont il fait un réel moyen d’expression artistique plutôt qu’un simple support de promotion commerciale. Celui qui est tourné pour cette célèbre rhapsodie ne fait pas exception, utilisant des effets vidéo ingénieux alors même que le budget qui est dévolu à son tournage est restreint.

Vers la fin des années 1970, et ce bien que le succès commercial soit au rendez-vous, Queen reçoit de dures critiques de la part de magazines musicaux importants, tels que le New Musical Express et Rolling Stone. La plupart des critiques rock qui s’expriment sont séduits par le mouvement punk et reprochent aux morceaux de Queen d’être surproduits. Un des critiques de Rolling Stone dit en 1974 que l’album Queen II, dont Freddie Mercury est le principal auteur, était déjà « [d’une] complexité de composition abrupte et dénuée de sens ».

Freddie Mercury se coupe les cheveux et se laisse pousser la moustache au début des années 1980, suivant la mode « Castro clone » lancée par certains homosexuels à cette époque. Il évoque toujours rarement sa vie sentimentale en public. À la fin de 1982, Queen annonce que la prochaine tournée n’aura lieu que l’année suivante. Mercury est animé du désir de composer un album personnel depuis plusieurs années et s’envole pour Munich afin de rentrer en studio, début 1983. Il rencontre Giorgio Moroder, compositeur et arrangeur, qui travaille depuis trois ans sur une version modernisée du célèbre film de Fritz Lang, Metropolis, en colorisant les images et en ajoutant une musique contemporaine. Il invite Mercury et d’autres artistes à participer au projet. Le résultat constitue le premier single de Mercury, Love Kills, en 1984.

En mai 1983, il assiste à une représentation d’opéra dont la soprano se trouve être Montserrat Caballé. Profondément impressionné par la prestation de la cantatrice, il fait sa connaissance quatre ans plus tard : l’idée de faire un album en duo germe alors.

Après ces expérimentations isolées, Queen se lance dans des tournées mondiales de grande envergure (The Works Tour, The Magic Tour, etc.). Leur prestation au Live Aid de 1985, en direct du stade de Wembley, près de Londres, est saluée par la critique comme la « plus grande performance live de tous les temps ». « Le reste du groupe a bien joué, mais sur cette scène, Freddie a emmené le tout à un autre niveau » a dit Brian May. En effet, il fait taper dans les mains les 80 000 spectateurs sur Radio Ga Ga, puis les fait répéter ses vocalises, jusqu’à une note d’une longueur inattendue qui reste connue comme « la note qui a parcouru le monde ». Toute la foule reprend également en chœur We Are the Champions. Les participants et les observateurs de ce concert exceptionnel donné devant une audience estimée de 2 milliards de téléspectateurs s’accordent ensuite à dire que Mercury et Queen ont « volé la vedette » à tous les musiciens qui se sont produits sur deux scènes, à Londres et à Philadelphie ce 13 juillet 1985.

En 1985, Mercury collabore à l’écriture de la comédie musicale Time, avec Dave Clark. La même année sort son premier album solo, Mr. Bad Guy. Il s’installe également avec celui qui reste son dernier compagnon, Jim Hutton. Le couple vit entre Londres et Montreux, en Suisse, où Mercury possède une maison et un studio d’enregistrement personnel.

1986 est une année-clé pour le groupe, qui collectionne plusieurs succès dans des domaines divers. Le groupe enregistre et sort l’album A Kind of Magic, composé pour illustrer le film Highlander. Six des neuf morceaux de l’album figurent effectivement sur la bande originale du film, et l’album est un succès commercial. Le groupe se lance dans une tournée européenne qui est la dernière, puisque la maladie de Mercury va, peu après, lui interdire de renouveler ce genre d’expériences, trop fatigantes. Les membres du groupe souhaitent en outre tenter de donner, près de chez eux, un concert aux dimensions inédites pour un groupe seul. C’est le « célèbre » Live at Wembley. Alors que le stade de Wembley de l’époque compte 70 000 places, les billets pour les deux soirs de concert se vendent en moins de deux jours. Les enregistrements vidéo fixent le style et l’exubérance de Mercury, qui finit ses deux apparitions drapé dans un manteau écarlate bordé d’hermine avec sur la tête une réplique parfaite de la couronne royale britannique, le tout au son de l’hymne national officiel du Royaume-Uni, God Save the Queen. Après ces deux concerts, qui marquent définitivement les fans, les membres du groupe souhaitent en organiser un supplémentaire pour satisfaire ces derniers : il a lieu à Knebworth le 9 août 1986. Les images de l’arrivée du groupe survolant la foule (plus de 125 000 personnes) en hélicoptère sont restées célèbres. Il s’agit également du tout dernier concert de Freddie Mercury avec Queen. Le Magic Tour est un succès18 et un album, Live Magic, en est tiré peu de temps après.

En 1987 sort The Great Pretender, une reprise de la chanson de The Platters, réarrangée par Freddie Mercury. Dans la vidéo qui accompagne la chanson, Freddie Mercury recrée ses prestations des vidéos de chansons de Queen et de ses vidéos en solo. Lors du tournage de cette vidéo, il coupe sa moustache, qui était sa « marque de fabrique » depuis 1980. Cette année-là, le médecin de Freddie Mercury lui annonce qu’il est atteint du sida.

En 1988 sort le second et dernier album estampillé Freddie Mercury et constitué de matériel original, Barcelona. Cet album est la concrétisation du rêve avoué du chanteur de se rapprocher du monde de l’opéra, désir déjà largement réalisé par le biais de certaines compositions, la plus célèbre étant Bohemian Rhapsody, mais surtout de son désir de travailler avec la soprano catalane Montserrat Caballé. L’album est largement acclamé par la critique, et la chanson-titre du disque devient l’hymne de la ville natale de Montserrat Caballé (Barcelone) ainsi que le thème des Jeux olympiques qui s’y déroulent en 1992 : « L’un des moments musicaux les plus imprégnés de magie des 122 ans d’histoire des Jeux olympiques modernes » selon le CIO. Enfin, The Freddie Mercury Album (appelé The Great Pretender en Amérique du Nord) qui sort en 1992 est une compilation posthume.

Sa reprise de la chanson The Great Pretender et sa composition Living on My Own furent deux grands succès solo. Cependant, ce dernier titre ne parvient en première position des ventes au Royaume-Uni qu’à titre posthume grâce au groupe No More Brothers qui le remixe. Cette version fut également numéro un des ventes de singles en France durant quinze semaines.

Si le Sun, célèbre tabloïd britannique, lui attribue les symptômes du sida dès l’automne 1986, Freddie Mercury se sait malade vers 1987.

En 1990-1991, il enregistre ses dernières prises avec Queen, dont son ultime composition, A Winter’s Tale, qui évoque la région de Montreux, en Suisse, où il passe alors beaucoup de son temps. Si les traces physiques de la maladie ne sont pas immédiatement décelables, les toutes dernières apparitions du chanteur sont sans équivoque. Les clips réalisés pour l’album Innuendo, en particulier I’m Going Slightly Mad, le montrent très amaigri et fatigué. Il cache alors son visage sous une épaisse couche de maquillage blanc et noir.

Alors qu’il est malade, il insiste pour enregistrer des chansons (Mother Love est la dernière sur laquelle il chante, mais il ne peut la terminer, Brian May chantant le dernier couplet) et des clips (Headlong, I’m Going Slightly Mad et These are the Days of Our Lives, sa dernière vidéo enregistrée). Il enregistre également The Show Must Go On, sorte de testament destiné à son public. Lors de cet enregistrement, le voyant déjà très faible, Brian May lui demande s’il lui sera seulement possible d’assurer ses vocaux. Mercury lui répond « I’ll fucking do it, Darling » (« Putain que je vais le faire, chéri »), et selon May « il a bu un verre de vodka et a tout déchiré, il a complètement explosé cette prise vocale ». Mercury fait autant de prises de voix qu’il le peut, jusqu’à ce qu’une pneumonie ne l’en empêche, un mois avant sa mort. S’il suit d’abord un traitement contre les symptômes de la maladie, traitement qui lui est livré depuis les États-Unis, il décide de l’arrêter afin de ne pas souffrir des effets secondaires indésirables, se contentant d’antalgiques.

Le 20 février 1990, Freddie Mercury fait une dernière apparition publique à l’occasion des Brit Awards, au cours desquels Queen se voit récompensé en étant désigné meilleur groupe anglais de la décennie 1980. Il ne dit que quelques mots, laissant le discours à Brian May : la rumeur de maladie se répand et les médias évoquent à nouveau la possibilité que Freddie Mercury souffre du sida. Le groupe dément au moyen d’un communiqué de presse officiel. Paul Prenter, un de ses anciens assistants qui a déjà vendu à la presse beaucoup des secrets de la vie privée de Mercury, remet en cause ce démenti. Le 16 novembre 1991, un nouveau communiqué du groupe indique que Freddie Mercury ne souffre pas du sida. Mais une semaine plus tard, le 23 novembre 1991, à la veille de sa mort, son médecin personnel, Gordon Atkinson, va à la rencontre des journalistes massés devant la maison de Kensington et lit un texte dicté de Freddie Mercury dans lequel il annonce être positif au VIH et atteint du sida.

Il meurt des suites de la pneumonie dont il souffre depuis plusieurs semaines, à l’âge de 45 ans, le 24 novembre 1991 — sa disparition éclipse celle d’Eric Carr, batteur du groupe Kiss, qui meurt d’un cancer le même jour. En vertu de la tradition zoroastrienne, il demande que ses obsèques respectent le rite moderne de cette religion et est incinéré au Kensal Green Cemetery. Freddie Mercury lègue 500 000 £ à Jim Hutton, son compagnon (mort le 1er janvier 2010). Mary Austin, le « grand amour de sa vie », se voit léguer la moitié de la fortune de Freddie Mercury et sa demeure géorgienne du quartier de Kensington (au 1 Logan Place) dans laquelle elle s’installe avec sa famille, ainsi qu’un pourcentage sur les futures ventes de disques de l’artiste.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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