François Marius Granet, peintre et dessinateur.

François Marius Granet, né le 17 décembre 1775 à Aix-en-Provence où il est mort le 21 novembre 1849, est un peintre et dessinateur néoclassique français.

Conservateur au musée du Louvre et au château de Versailles, il est officier de la Légion d’honneur et chevalier de l’Ordre de Saint-Michel. Il était par ailleurs membre de l’Académie des beaux-arts.


Fils d’un maître maçon de condition modeste, François Marius Granet apprend le dessin en recopiant les gravures de la collection de son père. Il suit des cours de dessin à l’Académie d’Aix-en-Provence dans l’atelier du peintre aixois Jean-Antoine Constantin qui en est le directeur entre 1786 et 1790. Il y fait la connaissance de Louis Nicolas Philippe Auguste de Forbin, avec qui il se lie d’une amitié profonde qui, selon le docteur Silbert, membre de la commission du musée et de l’école de dessin d’Aix, « a rendu leurs noms inséparables dans l’histoire de l’art ». En 1790, un an après la Révolution, l’école de dessin est contrainte de fermer ses portes. Granet se trouve désœuvré et décide de suivre la Société populaire d’Aix qui se lève pour combattre devant Toulon.

Le commandant de la troupe dans laquelle se trouve le jeune homme tient en haute estime les talents de Granet et le recommande au général Dutheil qui le présente à Napoléon, alors jeune officier. À l’issue du siège de Toulon, la ville est prise et Granet retourne à Aix où il trouve sa famille dans la misère. Il reprend donc la direction de Toulon pour y vendre des tableaux de navires.

En 1796, Granet s’installe à Paris où, sur la recommandation d’Auguste de Forbin, il devient l’élève de Jacques-Louis David et gagne sa vie en faisant des peintures murales. Vivant en compagnie des peintres Anne-Louis Girodet et Dominique Ingres dans le couvent désaffecté des Capucins, il réalise du cloître des modèles qui resteront sa spécialité. Cette attirance pour les cloîtres lui vaut le surnom de « moine ». Granet n’hésite en effet pas à se présenter comme un peintre chrétien, même si l’historiographie moderne d’entre les deux guerres, qui en fait un peintre franciscain, exagère sans doute quelque peu la réalité des choses.

En 1802, il se rend à Rome où il dessine les monuments anciens et peint des scènes de la vie des artistes. Il se fait connaître aussi pour ses intérieurs d’églises et de couvents, dans un style hollandais très sombre, à l’opposé de sa formation néoclassique. Il reçoit une médaille d’or au Salon de 1808. En 1809, il pose pour son ami Dominique Ingres sur le toit de son studio à la villa Médicis. Plusieurs de ses tableaux ont été reproduits en lithographie au XIXe siècle.

Après son retour en France en 1824, il devient conservateur au musée du Louvre sur le poste de Charles Paul Landon à la mort de celui-ci en 1826, grâce à l’intervention de son ami Auguste de Forbin, directeur des musées royaux. Il effectue un dernier séjour à Rome en 1829-1830.

Il rentre définitivement d’Italie en 1830 et retrouve sa bastide de Malvalat au lieu dit Les Granettes, ancienne route de Berre, à Aix en Provence. En Juillet il encourage le peintre de paysages Paul Huet et lui conseille de descendre dans le midi. Ce qu’il fait son carnet d’aquarelles sous le bras.

Louis-Philippe Ier, roi des Français et l’un de ses collectionneurs, fait alors appel à lui pour un poste de conservateur au château de Versailles en 1833, dans la perspective de créer un musée d’histoire à la gloire de la France, musée qui sera inauguré en juin 1837 (galerie des Batailles). Partageant sa vie essentiellement entre Paris et Versailles, Granet s’attelle à cette tâche, et dirige la mise en œuvre des collections, restaurations, l’agencement des salles. Il reçoit, également, plusieurs commandes destinées aux salles des Croisades. Il cessera cette activité lors de la Révolution de 1848.

Durant cette période, Granet peint d’exceptionnelles aquarelles en marge de sa peinture officielle. Ayant rencontré Nena di Pietro, dès 1802 semble-t-il, à Rome, il n’épouse l’amour de sa vie qu’en 1843 lorsqu’elle devient veuve. Après la mort de Nena, survenue en janvier 1847, il effectue un séjour au château d’Audour, près de Mâcon, chez la fille de son ami Auguste de Forbin, disparu en 1841. C’est là qu’il rédige ses mémoires.

Il se retire aux Granettes, à Aix, avant la Révolution de 1848. À sa mort en 1849, le contenu de son atelier, ses dessins ainsi que ses collections d’art hollandais et italien du XVIIe siècle sont légués à la ville d’Aix et constituent un fonds essentiel du musée d’Aix qui existait depuis 1825. Ce musée sera renommé en son honneur musée Granet en 1949, à l’occasion du centenaire de sa mort.

François Marius Granet est nommé chevalier de l’ordre de Saint-Michel et chevalier de la Légion d’honneur.

Source : Wikipédia.

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