François Arago, astronome, physicien et homme d’état.

François Arago est un astronome, physicien et homme d’État français, né le 26 février 1786 à Estagel et mort le 2 octobre 1853 à Paris.

Il est l’aîné et le plus célèbre de sa fratrie, les cinq autres étant Jean (1788-1836), général au service du Mexique, Jacques (1790-1855), écrivain et explorateur, Victor (1792-1867) et Joseph (1796-1860), militaires, et Étienne (1802-1892), écrivain et homme politique.

Il est le fils aîné de François Bonaventure Arago, propriétaire terrien, maire d’Estagel et juge de paix du canton en 1790 puis directeur de l’Hôtel de la Monnaie à Perpignan en 1795, et de Marie Anne Agathe Roig, fille d’un paysan aisé de la région.

Il fait ses études secondaires au collège communal de Perpignan, puis ses études supérieures à l’École polytechnique1 qu’il intègre en 1803, âgé de dix-sept ans. Il est reçu 6e du concours d’entrée et devient porte-drapeau de l’École. Remarqué par Monge et Laplace, il est nommé en 1805 secrétaire-bibliothécaire de l’Observatoire de Paris. En 1806, il est envoyé en Espagne, à Majorque avec Jean-Baptiste Biot pour poursuivre le relevé du méridien de Paris. Pris dans la guerre d’Espagne, alors qu’il pratique seul une opération de triangulation, il est fait prisonnier. Interné au château de Bellver, il s’évade plusieurs fois, et parvient à rejoindre Paris où il entre en héros en 1809. Cela lui permet d’être élu membre de l’Académie des sciences le 18 septembre 1809, à seulement vingt-trois ans.

François Arago, carte maximum, Estagel, 22/02/1986.

La même année, il est choisi par Monge pour le suppléer comme professeur de géométrie analytique à l’École polytechnique ; il prend le titre de professeur adjoint (de Monge) en 1812 : il reste près de vingt ans professeur à Polytechnique. En 1816, il crée un cours original d’« arithmétique sociale », donnant aux élèves des notions de calcul des probabilités, d’économie mathématique et de démographie.

Parallèlement, il poursuit sa carrière à l’Observatoire de Paris, qui dépend du Bureau des longitudes. Après avoir été secrétaire-bibliothécaire, il est nommé membre adjoint du Bureau en 1807 ; il en devient membre titulaire en 1822, à la mort de Delambre. En 1834, il prend le titre, dont il avait proposé la création au Bureau, de « directeur des observations à l’Observatoire de Paris », que dirige l’astronome Alexis Bouvard. À la mort de Bouvard, en 1843, il devient directeur de l’Observatoire et le reste jusqu’à sa mort.

La mort de son épouse, en août 1829, est parfois avancée comme l’une des raisons qui l’ont poussé à se tourner vers la vie publique, tant sur le plan scientifique que politique. Après avoir été élu secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, il remporte ses premiers succès électoraux : conseiller général de la Seine en septembre 1830, député des Pyrénées-Orientales12 en juillet 1831.

Il est pendant les Trois Glorieuses colonel de la Garde nationale, puis une des figures du parti républicain pendant la monarchie de Juillet. Candidat aux élections législatives dans les Pyrénées-Orientales, le journal L’Indépendant des Pyrénées-Orientales est fondé en 1846 afin de le soutenir. Il est alors élu avec succès cette même année remportant 98,9 % des suffrages exprimés. Il choisit cependant de représenter la Seine, où il est élu simultanément et avec un score aussi enthousiaste.

Après la révolution de 1848, il devient ministre de la Guerre, de la Marine et des Colonies dans le gouvernement provisoire de la Seconde République, mis en place par Lamartine puis président de la Commission exécutive, assumant de fait durant un mois et demi une charge proche de celle de chef de l’État. Il contribue à ce titre à l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises12. Il refuse par la suite de prêter le serment de fidélité à Louis-Napoléon Bonaparte qui est exigé des fonctionnaires et préfère démissionner de son poste au Bureau des longitudes. Le prince-président refuse sa démission, le dispensant implicitement du serment d’allégeance. Après le coup d’État du 2 décembre 1851 qui aboutit à la création du Second Empire, il démissionne de ses fonctions. Napoléon III demande qu’il ne soit pas inquiété. Malade, souffrant de diabète et de diverses affections, Arago meurt dans l’année qui suit, le 2 octobre 1853. Lors de ses obsèques, plusieurs dizaines de milliers de personnes assistèrent au passage du cortège entre l’Observatoire et le cimetière du Père-Lachaise (4e division) où il est inhumé.

François Arago, épreuve de luxe.

Dans ses mémoires, Alexandre Dumas lui rend un vibrant hommage : « Il est impossible d’être plus pittoresque, plus grand, plus beau même, que ne l’est François Arago à la tribune, quand une véritable passion l’emporte, […] qu’il attaque les violateurs de la charte royaliste ou défende la Constitution républicaine. […] C’est qu’Arago est non seulement la science, mais encore la conscience ; non seulement le génie, mais encore la probité !».

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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