Francisco I. Madero, homme d’état.

Francisco Ignacio Madero González, né le 30 octobre 1873 à Parras de la Fuente (Coahuila) et mort assassiné le 22 février 1913 à Mexico, est un homme d’État mexicain qui fut président de la République de 1911 à 1913.

Il est connu au Mexique comme el Apóstol de la Democracia, l’apôtre de la démocratie.


Il est le fils de Francisco Ignacio Madero Hernández et de Mercedes González Treviño.

Il reçut une éducation soignée chez les jésuites, puis partit étudier à Baltimore, à HEC à Paris, après avoir effectué son cycle secondaire au lycée Hoche à Versailles. Il étudie aussi l’agriculture à l’université de Californie à Berkeley et la banque à la Culver Academies en Indiana.

Issu d’une famille de richissimes entrepreneurs proches des dignitaires du régime de Porfirio Díaz il voulait apporter la démocratie au Mexique, mais sans bouleverser les cadres de la société ; il pensait que la démocratie apporterait par elle-même et au fil du temps l’amélioration des conditions de vie pour l’ensemble des Mexicains.

En 1905, il présenta sans succès sa candidature au poste de gouverneur de l’État de Coahuila. En janvier 1909, après avoir surmonté la désapprobation initiale de son père, il publia un livre intitulé : La sucesión présidencial en 1910, qui connut un retentissement inattendu. Son slogan était le même que celui de Díaz à ses débuts : sufragio efectivo, no reelección (suffrage effectif et pas de réélection). Luttant contre le gouvernement de Porfirio Díaz, qui, sans cesse réélu, gouvernait le pays depuis 1876, il créa le Parti national anti-réélectionniste le 22 mai 1909 et présenta sa candidature aux  élections de 1910. Accusé de fomenter une insurrection armée, il fut arrêté le 16 juin 1910 et emprisonné à San Luis Potosí. Après s’être échappé de la prison, il se réfugia aux États-Unis et y proclama le plan de San Luis qui déclencha la révolution mexicaine.

Il appela à une insurrection, dont la date était fixée au 20 novembre 1910. À la date prévue, le soulèvement fut un fiasco. Ce n’est que dans l’État de Chihuahua, dominé par un grand propriétaire terrien, Luis Terrazas, et son gendre Enrique Creel, que Pascual Orozco prit les armes avec un groupe principalement formé de mineurs, tandis que Francisco Villa, un voleur de bétail et chef de bandits recherché par la police, rejoignit un groupe de madéristes dirigés par Castulo Herrera. Le matin du 20 novembre, Madero lui-même, qui avait traversé le Rio Grande, s’attendant à être accueilli par plusieurs centaines d’hommes, ne fut rejoint que par une poignée de partisans et retourna bredouille aux États-Unis. Alors que, désespéré, il s’apprêtait à partir pour l’Europe, l’annonce des événements du Chihuahua lui redonna espoir.

Après la chute de Ciudad Juárez et le départ en exil de Porfirio Díaz qui voulait empêcher une guerre civile, Madero, bénéficiant alors du soutien des États-Unis, remporta l’élection présidentielle d’octobre 1911 en obtenant 18826 voix et accéda au pouvoir le 6 novembre.

Madero dut faire face à la désillusion de certains de ses propres partisans mais aussi à l’opposition des partisans de l’ancien régime, qui occupaient encore de nombreux postes. Issu de la bourgeoisie, il connait peu les conditions de vie et revendications des classes populaires et se préoccupe avant tout de rétablir la stabilité du pays. Emiliano Zapata lui réclame une réforme agraire, mais bien que compréhensif à son égard, il lui répond qu’une réforme agraire ne s’improvise pas et que les revendications des paysans sont trop radicales. Il opère une réforme administrative, mais elle est partielle. Il annonce également une réforme de l’armée que ne touchera cependant pas à la puissance et à l’influence des généraux porfiristes, tels que Bernardo Reyes et Felix Diaz (le neveu de Diaz), qui lui sont pourtant violemment hostiles.

Au début de l’année 1913, Victoriano Huerta conspira avec Bernardo Reyes, Félix Díaz, le neveu de Porfirio, et l’ambassadeur américain Henry Lane Wilson qui craignait que l’arrivée au pouvoir de Madero n’ouvrît une période d’instabilité. Le coup d’État fut fixé au 9 février 1913. Il fut convenu que Madero serait destitué et que Reyes lui succèderait jusqu’à ce que des élections permettent à Díaz d’accéder au pouvoir. Le coup d’État fut le début d’une période confuse et sanglante qui dura dix jours. Cette période est connue en espagnol sous le nom de « Decena Trágica » (la décade tragique). Madero, qui ne soupçonnait rien de la trahison de Huerta, prit une série de décisions qui lui furent fatales. Il confia à Huerta le commandement des troupes chargées de mater les rebelles menés par Díaz après la mort de Reyes.

Le 17 février, le frère du président, Gustavo A. Madero (qui avait négocié l’appui de financiers américains, notamment de la Standard Oil pour la révolution contre Díaz), fit arrêter Huerta. Le président, pour des raisons inexplicables, le fit libérer.

Le 18 février, Francisco Madero fut arrêté par le général Aureliano Blanquet et emprisonné. Huerta s’empara du pouvoir, après avoir convaincu Madero de démissionner et lui avoir donné sa parole qu’il aurait la vie sauve.

Le 19 février, Gustavo Adolfo Madero fut assassiné dans des conditions particulièrement atroces.

Le 21 février, Madero fut assassiné en même temps que son vice-président Pino Suárez par des militaires chargés de les transférer du Palais national à un pénitencier, sous prétexte de tentative d’évasion. L’opération fut supervisée par le général Aureliano Blanquet et Cecilio Ocón. Le major Francisco Cárdenas qui commandait le détachement, fit descendre Madero et l’abattit de deux balles dans la tête. Le vice-président fut fusillé le long du mur du pénitencier.

Source : Wikipédia.

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