Francisco de Miranda, militaire et homme d’état.

Francisco de Miranda, né le 28 mars 1750 et mort le 14 juillet 1816, est un militaire et homme d’État vénézuélien, héros de l’indépendance de son pays. Il fut nommé généralissime et dictateur absolu de la première république vénézuélienne, le 25 avril 1812, jusqu’à sa destitution, le 31 juillet 1812. Il fait partie des généraux de la Révolution française, et à ce titre, son nom est inscrit sur l’Arc de triomphe de l’Étoile à Paris, l’un des rares étrangers et le seul latino-américain à y figurer.


Né à Caracas le 28 mars 1750, Sebastián Francisco de Miranda est le fils de Sebastián de Miranda Ravelo (1721-1791), issu d’une famille originaire de Tenerife. Il est possible que les Miranda soient liés à la diaspora juive ayant émigré aux îles Canaries après 1492, puis à Caracas au début du XVIIIe siècle : toujours est-il qu’il s’y installe comme marchand de tissus et de toiles et qu’il y épouse le 24 avril 1749 Francisca Antonia Rodríguez de Espinosa, également d’origine canarienne. Francisco est le premier né de neuf fils et filles. Ses parents mènent au départ un train de vie relativement modeste, restant entre colons venus de leurs îles, puis leur situation s’améliore, devenant propriétaire de plusieurs bâtiments dans la ville, mais doit composer avec le monopole commercial de la Real Compañía Guipuzcoana. Par ailleurs, les Miranda subissent le mépris de la part des colons mantuanos, ces créoles assurés d’un lignage espagnol continental, et sont discriminés et par leurs origines et leur profession.

En dépit ou à cause de ce climat de rejet, son père pousse Francisco à accomplir des études de qualité. Le 10 janvier 1762, le presque adolescent entre à l’université royale et pontificale de Caracas et étudie auprès de jésuites pendant deux ans le latin, la grammaire et le catéchisme. Durant les trois années suivantes, il approfondit ses humanités, complétées par des cours d’histoire sacrée et profane, d’arithmétique et de géographie. À 17 ans, il devient bachelier, ce qui lui donne le choix entre la théologie, la jurisprudence ou à la médecine. Francisco connaît sur le plan théorique l’art militaire. Sur le plan pratique, son père lui demande de le rejoindre au sein d’une milice privée, ces formations assurent la sécurité des habitants de Caracas, mais se retrouvent en rivalité territoriale ; par exemple, les mantuanos reprochent à son père d’être devenu capitaine d’un batallón de milicias de blancos de Caracas (« compagnie des canariens blancs »), qu’il réussit à diriger pendant cinq ans. En 1769, Sebastian Miranda doit présenter un acte notarial pour prouver qu’il n’a aucun lignage juif, africain ou musulman. En 1770, Sebastian porte devant les tribunaux son affaire et obtient gain de cause, pleinement reconnu dans ses droits, mais se met à dos une bonne partie de l’aristocratie locale. Une telle ségrégation prend fin en 1772 sur intervention du roi Charles III, mais Francisco, à cette époque, est déjà loin7. Sans doute exaspéré par cette situation et ce climat de suspicion, il décide de partir pour l’Espagne : le 25 janvier 1771, il embarque au port de La Guaira, sur un bateau suédois, le Prinz Frederick, pour aller servir dans l’armée royale basée à Cadix.

Arrivé à Cadix le 1er mars 1771, il n’y reste que deux semaines, en compagnie d’un parent éloigné, José D’Anino. Puis il rejoint Madrid le 28 mars, et fréquente les bibliothèques, s’intéresse à l’architecture et à l’art, se perfectionne en langues française, anglaise et italienne. Il élargit aussi son champ de connaissance en mathématiques, en histoire et en sciences politiques, dans le but de servir la couronne espagnole en tant qu’officier militaire. Il entreprend aussi des recherches généalogiques sur ses ancêtres. C’est à Madrid que Miranda commence à se constituer une bibliothèque, laquelle le suivit dans presque tous ses voyages, au cours desquels il collectionnait des ouvrages et des manuscrits. Le 7 janvier 1773, son père lui ayant fait parvenir la somme de 85 000 réaux en pièces d’argent, il obtient devant notaire sa Patente de Capitán (capitaine de régiment).

Le capitaine Miranda est affecté au Regimiento de Infantería de la Princesa (régiment d’infanterie de la Princesse), sous le commandement du général Juan Manuel de Cajigal y Monserrat (1739-1811), entamant ainsi sa carrière militaire.

Durant un an, il voyage avec son régiment principalement en Afrique du Nord et dans la province d’Andalousie. En décembre 1774, l’Espagne déclare la guerre au Maroc et Miranda connaît son premier combat durant le siège de Melilla qui se termine le 19 mars 1775 par la victoire des Espagnols qui réussissent à repousser les forces du sultan Mohammed ben Abdallah, lequel devait être soutenu par les Britanniques mais l’aide promise n’arriva jamais. En juillet 1775, ses troupes arrivent aux abords d’Alger, puis il rejoint subitement la garnison de Cadix. Son livret militaire de campagne à Alger révèle qu’il fut l’objet de nombreuses plaintes disciplinaires, on lui reproche de passer trop de temps à lire, mais aussi des histoires d’argent, et, plus grave, ses abus de pouvoir. Il a pour ennemi le comte Alejandro O’Reilly qui l’accuse d’avoir égaré l’intendance financière de sa compagnie et d’être brutal avec ses hommes. Un rapport fut rédigé par O’Reilly et arriva entre les mains du ministre qui ordonna son retour à Cadix, et placé sous les ordres du général Juan Manuel Cagigal y Monserrat, qui devient plus tard son ami.

L’Espagne de Charles III décide de s’impliquer dans la guerre d’indépendance des États-Unis, tout comme la France, dans un but intéressé, celui d’étendre ses territoires en Louisiane, de récupérer la Floride, mais aussi Gibraltar, forçant ainsi les Britanniques à maintenir plusieurs fronts simultanément. Les troupes du capitaine général de la Louisiane, Bernardo de Galvez, en 1779, attaquent les Britanniques à Baton Rouge et Natchez, les chassant du bassin inférieur du Mississippi, présence qui menaçait la Nouvelle-Orléans. Pour renforcer ce contingent espagnol, on organise depuis Cadix une flotte expéditionnaire au début de 1780 sous le commandement de l’amiral José Solano y Bote. Le capitaine Miranda y participe en tant que membre des troupes d’infanterie sous les ordres de Cajigal. La flotte quitte Cadix le 28 avril 1780 et parvient à La Havane le 4 août.

Du 9 mars au 8 mai 1781 se déroule la bataille de Pensacola en Floride, qui voit les troupes espagnoles alliées aux françaises dirigées par François-Aymar de Monteil, infliger aux Britanniques une défaite. Miranda est nommé par Cajigal lieutenant-colonel pour sa connaissance du terrain et des cartes. Il lui confie ensuite une mission secrète, aller à Kingston (Jamaïque) pour négocier avec les Britanniques un échange de prisonniers. Il y arrive le 20 septembre. Au départ, ceux-ci sont méfiants, mais en moins de deux mois, l’accord est signé. Le 17 novembre, il revient à La Havane, avec dans ses affaires, les plans et la situation exacte des troupes ennemies en Jamaïque : telle était en réalité le but de la mission. Il établit en même temps le contact avec l’amiral français de Grasse, pour lequel il organise le ravitaillement de la flotte, réunissant les fonds et les fournitures nécessaires. Cette action permet aux Français de rejoindre la baie de Chesapeake et contribue à la victoire de George Washington à Yorktown (septembre-octobre 1781).

Son ascension aurait pu être ralentie par une sombre affaire qui le rattrape le 5 février 1782 : le tribunal du Saint-Office de l’Inquisition avait lancé une enquête de mœurs contre lui deux ans plus tôt, et découvert des livres obscènes dans ses affaires. Défendue par le general Cajigal, l’affaire de Miranda fut portée devant le roi pour un arbitrage.

Pendant ce temps-là, il participe à l’attaque surprise des îles Bahamas, qui conduit à la capitulation des Britanniques le 8 mai 1782, qu’il annonce à Bernardo de Gálvez : celui-ci entre dans une vive colère, n’ayant pas été mis au courant, et de fait, il met aux arrêts Gajigal et Miranda. Libéré quelques jours après, déçu par les lenteurs administratives espagnoles, il négocie avec la rétrocession des îles à l’Espagne. Il est ensuite promu colonel sous les ordres de Bernardo de Gálvez et cantonné à Guárico (Cuba).

À cette époque, les Espagnols préparent une action commune avec les Français pour envahir la Jamaïque, dernier bastion britannique dans le golfe du Mexique, et Guárico est l’endroit idéal pour planifier de telles opérations, étant proche de l’île et offrant un accès facile aux troupes. Miranda est considéré comme la bonne personne pour planifier les opérations, après le succès de sa mission secrète. Cependant, une attaque préventive des Britanniques a lieu et la flotte française connaît des difficultés, qui conduisent à une trêve séparée entre la Grande-Bretagne et la France, de sorte que l’invasion ne se matérialise pas.

Avec l’échec de l’invasion de la Jamaïque, les priorités des autorités espagnoles évoluent ; par ailleurs, le procès de l’Inquisition contre Miranda s’intensifie, puis les choses se compliquent. Miranda doit se rendre à La Havane pour y être arrêté et renvoyé en Espagne. Craignant les conséquences de son arrestation, Miranda décide de se rendre aux États-Unis11. Avec l’aide de Cajigal, il échappe à la surveillance du gouverneur de La Havane et, aidé par l’Américain James Seagrove (en) qui organise le voyage en bateau, il part pour New Bern, où il arrive le 10 juillet 1783. Pendant son séjour aux États-Unis qui dure près d’un an et demi, Miranda fait une étude critique de leurs défenses militaires, qui démontre une connaissance approfondie du sujet.

Il séjourne dans plusieurs villes et à chaque fois passe de longs moments en bibliothèque, ce qui lui permet de croiser énormément de monde. Il étudie ainsi les gens, leurs coutumes et se lie d’amitié avec eux. En passant par Charleston, Philadelphie et Boston, il comprend un peu mieux chaque fois la société américaine. À New York, il rencontre la famille Livingston, qui joue un rôle politique éminent. Il semble que Miranda engagea une relation amoureuse avec Susan Livingston, la fille du chancelier Livingston. Bien que Miranda lui ait écrit pendant des années, il ne la revit jamais.

Explorant les villes américaines, Miranda rencontra de nombreuses personnalités importantes. Il connaissait personnellement George Washington à Philadelphie. Il s’entretint avec le général Henry Knox, mais aussi avec Thomas Paine, Alexander Hamilton, Samuel Adams et Thomas Jefferson. Il a également visité diverses institutions de la nouvelle nation qui l’ont impressionné, comme la bibliothèque de Newport ou le Princeton College.

La raison pour laquelle Miranda quitte ce pays reste hypothétique : selon certains historiens, il se pourrait que les services secrets français l’ait dénoncé aux autorités américaines comme agent infiltré ; la France et l’Espagne connaissaient alors des relations tendues depuis l’échec de l’opération en Jamaïque et la présence française en Louisiane contrariait également certains plans de Madrid.

Le 15 décembre 1784, Miranda embarque à Boston à bord du Neptuno, un navire marchand qui arrive à Londres le 10 février 1785. Sur place, il se retrouve confronté à la communauté espagnole qui se montre agressive et suspicieuse. Les archives de Madrid révèlent qu’il était alors surveillé parce que suspecté de conspirer contre l’Espagne ; il est surtout connu des Britanniques comme un ancien militaire très intelligent qui sait réunir autour de lui des intellectuels.

Parmi eux, on compte le premier secrétaire de l’ambassade des États-Unis, le colonel William Stephens Smith, avec qui Miranda est lié depuis son séjour à New York. En juin 1786, Smith épousa Abigail Adams Nabby, la fille de John Adams, futur président américain.

Miranda et le colonel Smith décident de se rendre en Prusse pour assister aux manœuvres militaires préparées par le roi Frédéric II. Bernardo del Campo, ambassadeur d’Espagne dans la capitale britannique depuis 1783, charge Miranda de remettre une lettre à son homologue à Berlin, tandis que James Penman, homme d’affaires anglais avec qui Miranda est lié d’amitié depuis Charleston, prend soin de garder ses affaires et ses précieux ouvrages pendant la durée du voyage.

Cependant, l’ambassadeur d’Espagne, faussement protecteur, intrigue en réalité pour que Miranda soit arrêté à son arrivée à Calais, où il pourrait ainsi être livré à l’Espagne. Le plan échoue parce que les deux amis passent le 10 août 1785 par le port hollandais de Hellevoetsluis.

Après la traversée des Pays-Bas, puis de l’Allemagne, Miranda explore l’Autriche, la Hongrie, la Pologne, puis séjourne sur les terres grecques et italiennes où il reste plus d’un an. À Fertőd, il dort dans le palais du prince hongrois Nicolás I Esterházy, qui sympathise avec ses idées et, en plus de l’accueillir gentiment, l’envoye dans une de ses voitures avec une lettre de recommandation pour rencontrer le célèbre musicien Joseph Haydn.

Depuis les îles grecques, il arrive à Constantinople, la capitale ottomane avec laquelle les Espagnols entretenaient des relations diplomatiques depuis 1783, mais il est contraint de subir une quarantaine à Kherson. Là, le prince de Potemkine vient le chercher et le présente le 13 février 1787 à Catherine II dont la cour réside à Kiev. L’impératrice se montre très intéressée par les descriptions que lui fait Miranda de l’Amérique et de son système de gouvernement. Il rejoint Londres sans doute au début de 1789.

Dans la capitale anglaise, une nouvelle tentative des services diplomatiques espagnols de le faire arrêter échoue, quand l’ambassadeur de Russie à Londres, Semyon Vorontsov, affirme le 4 août 1789, au secrétaire du Foreign Office, Francis Osborne (1751-1799), que Miranda, bien que sujet espagnol, est en réalité chargé de mission diplomatique au nom de la Russie.

Sillonnant l’Europe, agissant en tant que diplomate, il joue un rôle peu après la crise de Nootka, en février 1790, pour présenter à certains membres du Cabinet britannique ses idées relatives à l’indépendance des colonies espagnoles en Amérique. Durant cette crise, la flotte espagnole est en effet venue narguer la flotte britannique au large de Vancouver.

À Paris en 1791, où son esprit brillant et sa forte personnalité lui ouvrent les salons les mieux fréquentés, il se lie d’amitié avec Brissot et Jérôme Pétion de Villeneuve, puis est nommé dans l’armée de Dumouriez maréchal de camp le 25 août 1792 et participe entre autres à la bataille de Valmy. Sa conduite est récompensée par sa promotion au grade de lieutenant-général le 3 octobre 1792. Il est le seul Latino-Américain qui ait son nom gravé sous l’Arc de triomphe de l’Étoile en souvenir de sa participation à cette bataille.

Sous la Terreur instituée par Bertrand Barère, Miranda est arrêté à plusieurs reprises par les Jacobins, et enfermé à la Conciergerie. Son procès se déroule en avril 1793, il est accusé de négligence présumée dans la défense de Maastricht deux mois plus tôt, mais est défendu par Claude François Chauveau-Lagarde. Disculpé, il est de nouveau attaqué par Marat, et, de nouveau arrêté en juillet, puis incarcéré à la prison de La Force. Durant son procès, le Comité de salut public se révèle incapable de statuer sur son sort, ayant déjà été jugé innocent, Miranda s’en retourne moisir en prison. On ne le relâche pas après la chute de Robespierre. Il finit par être libéré en janvier 1795, grâce à l’intervention de Quatremère de Quincy.

Soupçonné ensuite de comploter avec les royalistes modérés, il risque la déportation après le coup d’État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797). Le Directoire recherche le « général péruvien » dans tout Paris, mais Miranda se cache puis réussit à s’enfuir pour se réfugier de nouveau en Angleterre grâce à un navire danois qui le débarque à Douvres en janvier 1798.

À Londres, où il finit par se marier, il présente à William Pitt le Jeune, premier ministre, un plan de libération du continent sud-américain (occupation militaire britannique des principales villes du continent), mais Pitt, très préoccupé par les évènements en France, notamment l’ascension de Bonaparte, lui oppose une fin de non-recevoir.

Le 25 avril 1812, le Congrès vénézuélien le nomme Dictador Plenipotenciario y Jefe Supremo de los Estados de Venezuela, après qu’un tremblement de terre a provoqué la mort de 10 000 personnes et jeté le trouble dans les rangs des républicains ; face au désordre, certains Vénézuéliens vont rejoindre les corps expéditionnaires espagnols.

De guerre lasse, après la contre-attaque de Monteverde, Miranda lui soumet le 25 juillet 1812 le traité de San Mateo — que les Vénézuéliens vont appeler « la capitulation de San Mateo », soit l’armistice. Simón Bolívar et ses hommes considèrent cet acte comme une trahison et le mettent en garde. Ce document est rédigé par Miranda et le conseil exécutif républicain, il prévoit la soumission d’une armée de 5 000 hommes face à un contingent espagnol beaucoup plus dispersé — les 10 000 soldats promis par Cadix ; les historiens continuent, deux siècles après, à se demander pourquoi Miranda engagea son pays dans une telle procédure défaitiste et humiliante.

Le 25 juillet, il fait diffuser sur la région de Caracas un ordre de dispersion aux bataillons et factions républicains. Le 28, Monteverde et ses hommes pénètrent dans Caracas, sans incident. Entre-temps, Miranda a disparu. Il se dirige en fait vers le port de La Guaira où attend à quai le navire marchand britannique Sapphire, qui doit embarquer non seulement Miranda mais Bolivar et d’autres officiers pour rejoindre Curaçao. Le 30 juillet, le capitaine le presse de monter à bord, mais inexplicablement, Miranda veut passer la nuit à quai. Durant la nuit, Bolivar et d’autres patriotes décident d’arrêter Miranda, le considérant comme un traître ; or, ce changement brutal de décision reste la grande énigme de cette histoire : d’après de nombreux témoins, ils devaient tous se rassembler aux Caraïbes et contre-attaquer, étant donné que le bateau contenait les affaires de Miranda et celles de Bolivar, dont plus de 20 000 pesos d’argent, somme considérable à l’époque. Au matin du 31 juillet, Bolivar et quelques insurgés escortent Miranda au château San Carlos, avec la complicité de Manuel María de las Casas, le gouverneur du port, qui avait indiqué l’endroit où dormait Miranda aux hommes de Bolivar, lesquels parviennent ensuite à s’enfuir par la mer, tandis que les Espagnols pénètrent dans la ville.

En prison, on l’enchaîne dans des conditions atroces durant plusieurs semaines, où, d’après son propre fils, Leander, il craint d’être empoisonné. Un début de procès avorte en novembre. Les Britanniques font savoir en décembre au secrétaire d’État espagnol qu’il est dangereux de le garder au Venezuela. Il est ensuite transféré à Caracas, et au château San Felipe de Puerto Cabello. En mai 1813, les troupes de Bolivar reprennent la ville, et le 4 juin, livrent Miranda aux Espagnols qui le conduisent au château El Morro de Puerto Rico. Son départ pour Cadiz s’effectue tout à la fin de l’année 1813, et il est enfermé à la citadelle de La Carraca le 4 janvier 1814, maintenu là aussi enchaîné. Le 21 mai, il réussit à transmettre un courrier à son ami Nicholas Vansittart, politicien britannique, à qui il demande d’intervenir. En décembre, un autre ami, l’ancien explorateur et marchand anglais John Turnbull tente de le faire libérer moyennant une transaction d’un millier de livres sterling mais échoue. Au printemps 1816, Miranda commence à rédiger ses mémoires de prison, ayant réussi à contacter un éditeur à Cadiz. Le 25 mars il souffre d’une fièvre qui va aller s’aggravant. Au matin du 14 juillet, il meurt dans l’hôpital de la prison de La Carraca, et son corps est enterré dans le cimetière attenant.

Le 22 janvier 1895, ses restes sont finalement placés au Panthéon national du Venezuela.

Voir aussi cette vidéo : (en espagnol)

Sources : Wikipédia, YouTube.

 

 

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