Francesco Petrarca (Pétrarque) poète et humaniste florentin.

Francesco Petrarca, en français Pétrarque (Arezzo, 20 juillet 1304 – Arquà, 19 juillet 1374), est un érudit, poète et humaniste florentin. Avec Dante Alighieri et Boccace, il compte parmi les premiers grands auteurs de la littérature italienne, et en demeure l’un des plus éminents.

Plus que Dante avec Béatrice, Pétrarque est passé à la postérité pour la perfection de sa poésie qui met en vers son amour pour Laure de Sade. Pour beaucoup, l’ensemble de sa gloire, l’essentiel de sa renommée, la portée de son influence, tant stylistique que linguistique, tiennent uniquement à un volume, son immortel Canzoniere dans lequel il rénova la manière des écrivains du « dolce stil novo ».

C’est dans cette œuvre majeure qu’il « se présente comme une sorte de Janus regardant à la fois vers le passé et l’avenir, l’antiquité et la chrétienté, la frivolité et le recueillement, le lyrisme et l’érudition, l’intérieur et l’extérieur ».

Il est également l’homme qui, durant ses nombreux voyages, a retrouvé les Correspondances de Cicéron jusqu’alors perdues. Ces dernières sont à l’origine de la volonté de Pétrarque de publier ses propres lettres.

Son destin se joue le 6 avril 1327, un Vendredi Saint. Ce jour-là, en l’église Sainte-Claire d’Avignon, Francesco tombe sous le charme d’une jeune femme de la bonne société avignonnaise, Laure de Noves.

Àgée d’une vingtaine d’années, elle a épousé deux ans plus tôt le marquis Hugo de Sade dont elle aura onze enfants en une vingtaine d’années, jusqu’à sa mort en 1348, probablement des suites de la Grande Peste.

Pétrarque va lui vouer une passion platonique qui va inspirer toute sa poésie sa vie durant, tout en ne l’ayant jamais croisée que dans quelques lieux publics et sans presque lui avoir parlé !

Avide de voyages et amoureux de l’Antiquité classique, Pétrarque est avant tout connu de ses contemporains comme érudit. Ami du poète Giovanni Boccaccio (en français Boccace), il se plonge dans l’étude des textes anciens en vue de concilier le christianisme et l’héritage antique.

Pétrarque, carte maximum,Fontaine-de-Vaucluse, 10/11/1956.

Dans ses poésies, il valorise la langue vulgaire. C’est un adepte du dolce stil nuovo qui désigne la nouvelle poésie amoureuse de l’époque. Ce style a été illustré par Dante Alighieri, un Florentin de quarante ans l’aîné de Pétrarque.

L’oeuvre poétique de Pétrarque, soit 366 sonnets et quelques autres poèmes, est regroupée sous le titre de Cansonere (ou Canzoniere). Ce recueil est à l’origine de la langue italienne moderne avec la Divine Comédie de Dante.

Pétrarque s’établit en 1337 à Vaucluse (aujourd’hui Fontaine-de-Vaucluse) sans cesser de voyager. À la recherche de manuscrits anciens, il se déplace jusqu’en Rhénanie et en Angleterre. Il est accueilli dans les premiers cénacles intellectuels et les grandes familles italiennes.

Il garde aussi avec la cour pontificale d’Avignon des liens étroits qui satisfont sa vanité mais ne l’en maudit pas moins car son coeur penche pour la Ville éternelle :

« Ô Avignon, est-ce ainsi que tu vénères Rome, ta souveraine ? Malheur à toi si cette infortunée commence à se réveiller !… »

Le 8 avril 1341, à Rome, le poète reçoit une couronne de lauriers des mains du sénateur Orso. C’est la première fois qu’un érudit est ainsi honoré. Mais Rome qu’il a tant aimée sombre dans la violence et tombe sous la férule d’un tyran républicain excentrique, Rienzo. Pétrarque use de son influence auprès du pape pour lui sauver la mise quand il est renversé et transféré en Avignon.

Le poète voit sa fin de vie entachée par des drames intimes dont la mort de l’inaccessible Laure, victime de la Grande Peste de 1348, et celle de Giovanni, un fils qu’il a eu d’une maîtresse. Il s’éteint en plein travail le 19 juillet 1374 dans sa retraite campagnarde des environs de Padoue.

 

 

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Sources : Wikipédia, Herodote, Youtube.

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