Ernest Duchesne, médecin.

Ernest Duchesne, né le 30 mai 1874 à Paris 13e et mort le 12 avril 1912 à Amélie-les-Bains-Palalda, est un médecin français qui découvrit que certaines moisissures pouvaient neutraliser la prolifération des bactéries.

Il fit cette découverte, qui resta inappliquée, trente-deux ans avant celle d’Alexander Fleming qui montra en 1929 les propriétés antibiotiques de la pénicilline, substance dérivée de ces moisissures.


Ernest Duchesne est le second des trois enfants d’Ernest Augustin Duchesne, ingénieur chimiste, propriétaire d’une tannerie à proximité de la place d’Italie. La Bièvre, qui coule alors à ciel ouvert, alimente en eau la tannerie : le traitement des peaux est une activité dangereuse et son père meurt précocement sans doute de la maladie du charbon (ou anthrax).

Ernest Duchesne est inscrit au lycée Charlemagne puis comme pensionnaire au lycée Michelet de Vanves. C’est un élève doué et il est lauréat du Concours général en histoire naturelle en juin 1892.

Sa famille fréquente le docteur Calmette et, grâce à son appui, il est accepté à l’École du service de santé militaire de Lyon en 1894. Il est attiré par la bactériologie et le professeur de microbiologie Gabriel Roux lui propose d’étudier « la concurrence vitale entre micro-organismes et en particulier pour ce qui concerne un antagonisme possible entre les microbes et les moisissures ». Sa thèse, Contribution à l’étude de la concurrence vitale chez les micro-organismes : antagonisme entre les moisissures et les microbes, qu’il défend le 17 décembre 1897, est reçue avec tous les honneurs : note 20, félicitations du jury, mention “très bien” et citation à l’ordre du service de santé militaire. Il n’en demeure pas moins que ce travail sombre rapidement dans l’indifférence totale.

Ernest Duchesne, entier postal repiqué, Amélie-les-bains, 10/02/1979.

Duchesne fait son internat au Val-de-Grâce avant d’être nommé aide major de 2e classe dans le 2e régiment de hussards de Senlis. Le 12 janvier 1901, il épouse à Cannes Rosa Lassalas : elle a 20 ans, habite le boulevard de la Croisette et meurt en Suisse en 1903 de la tuberculose. De santé fragile, très affecté par la disparition de sa femme, il souffre d’une congestion pulmonaire du côté droit et est placé en infirmité temporaire jusqu’en 1904.

Ernest Duchesne, carte maximum, Monaco, 8/05/1974.

Rappelé à l’activité, il est promu médecin major de 2e classe le 23 juin 1907, mais sa santé décline toujours et, « atteint d’une pneumonie serpigineuse et de nature probablement virale », il est mis en disponibilité le 27 novembre 1907. Il s’isole pour éviter toute contamination. L’armée l’envoie dans un centre de soin à Amélie-les-Bains où il meurt le 12 avril 1912. Il est enterré dans le cimetière du Grand Jas à Cannes, aux côtés de son épouse.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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