Diana Spencer, Princesse de Galles, membre de la famille royale britannique.

Diana Spencer, dite Lady Di, née le 1er juillet 1961 à Sandringham et morte le 31 août 1997 à Paris, est une aristocrate anglaise, membre de la famille royale britannique.

Elle épouse en 1981 Charles, prince de Galles, avec qui elle a deux enfants : William, en 1982, et Henry, en 1984. Son mariage tumultueux avec le prince Charles prend fin avec leur divorce, en 1996.

En raison de l’intérêt médiatique qu’elle suscite, notamment du fait de sa détresse émotionnelle, elle est une des femmes les plus célèbres du monde de la fin du XXe siècle. Elle est également une figure emblématique mondiale de la cause humanitaire : elle crée et s’engage dans plusieurs associations pour défendre des causes telles que la défense des enfants, la lutte contre le sida, les mines antipersonnel et le cancer.

Sa mort lors d’un accident de voiture dans un tunnel à Paris, à l’âge de 36 ans, suscite une émotion internationale.


Issue de la famille Spencer, une célèbre lignée de l’aristocratie britannique dont les origines remontent au XVe siècle, Diana Frances Spencer est la fille cadette d’Edward Spencer (1924-1992), vicomte Althorp (futur 8e comte Spencer) et de sa première épouse, Frances Burke-Roche (1936-2004).

La vicomtesse appartenait à la branche cadette d’une famille de pairs irlandais qui avait émigré aux États-Unis en 1879 et qui disposait de la citoyenneté américaine (citoyenneté abandonnée lors de la relève du titre de baron Fermoy en septembre 1920). La grand-mère paternelle de cette dernière, Frances Ellen Work, était une héritière américaine, native de la ville de New York.

Diana Spencer était, par son père, une lointaine descendante de Charles II d’Angleterre (en descendance illégitime) et, par lui, d’Henri IV, roi de France, de Saint Louis et d’Hugues Capet. Elle descend également de Georgiana Cavendish, duchesse de Devonshire, de Charles Grey, Premier ministre britannique, et est l’arrière-petite-nièce du religieux catholique Georges Spencer.

Par ailleurs, Diana et Sarah Ferguson, son amie et future belle-sœur, avaient également de lointains liens de parenté, puisque Sarah était aussi une descendante de Georgiana Cavendish (née Spencer), par la fille illégitime de cette dernière, Eliza Courtney. Diana contribue à rapprocher Sarah du prince Andrew du Royaume-Uni, son beau-frère, qui se marieront en 1986. Cette union se soldera elle aussi par un divorce, mais, à la différence des princes de Galles, le couple restera en bons termes. Les parents de Diana étaient également divorcés ; cette séparation houleuse causée par la relation adultère de la vicomtesse avec l’héritier d’une fortune de l’industrie du papier peint, Peter Shand Kydd, avait fait de la fillette l’enjeu d’un procès en justice que sa mère intenta à son ex-mari pour obtenir la garde de Diana et de son frère.

Troisième fille du vicomte Althorp, alors âgé de trente-sept ans, et de la vicomtesse, de douze ans sa cadette, Diana éprouve très tôt un sentiment de culpabilité parce qu’elle n’est pas un garçon, l’héritier mâle tant attendu du couple, d’autant plus qu’en 1960, lady Spencer avait mis au monde un garçon si fragile qu’il ne vécut que quelques heures.

Elle est la sœur aînée de Charles Edward Maurice Spencer, 9e comte Spencer.

À la mort de son grand-père paternel, Albert Spencer, en 1975, le père de Diana devient le 8e comte Spencer et elle obtient le titre de Lady. L’année suivante, son père épouse Raine McCorquodale, la fille aînée de la romancière Barbara Cartland et divorcée du comte de Dartmouth. Du divorce de ses parents à son mariage, lady Diana Spencer réside avec sa famille au château d’Althorp, la demeure historique de la famille Spencer édifiée au XVIe siècle sur un domaine de près de 5 000 hectares.

Diana fait un parcours scolaire des plus médiocres : après des études à Riddlesworth Hall dans le Norfolk puis à la West Heath Girls’ School dans le Kent, elle intègre en 1977 l’Institut Alpin Videmanette, une institution pour jeunes filles de bonne famille à Rougemont, en Suisse. De sensibilité artistique et très sportive, elle rêve de devenir danseuse de ballet. En 1978, elle retourne à Londres, et commence une série de petits emplois. Elle trouve enfin un poste de nourrice dans une famille américaine et, à l’automne 1979, travaille en tant qu’assistante dans un jardin d’enfants, le Young England de Pimlico. C’est à cette époque qu’elle est repérée par la famille royale, la reine considérant que sa douceur, sa modestie et sa discrétion font d’elle une personnalité idéale pour le rôle de princesse de Galles.

L’union est un mariage arrangé, présenté comme un conte de fée au moyen d’une forte médiatisation. Choisie pour sa jeunesse, son sang bleu et son apparente docilité, Diana Spencer n’est pas préparée au rôle qui l’attend et leur rencontre est probablement arrangée lorsque la jeune femme, le 30 juillet 1980, assiste à un match de polo dans lequel joue le prince Charles à Cowdray Park. Quelques jours avant le mariage, Charles avoue à ses proches être en proie à de sérieux doutes au sujet de cette union avec Lady Diana Spencer, qu’il connaît à peine, les fiancés ne s’étant vus que treize fois entre leur première rencontre et le jour de la cérémonie. Quant à Diana, elle est prête à annuler le mariage car elle se rend compte que Charles lui a menti et qu’il est toujours l’amant de Camilla Parker Bowles.

Les noces ont lieu à la cathédrale Saint-Paul de Londres le mercredi 29 juillet 1981 devant 35 000 invités et 750 millions de téléspectateurs dans le monde.

Par son mariage, Diana devient la troisième femme en dignité du Royaume-Uni, juste après la reine et la reine-mère.

Le prince et la princesse de Galles ont rapidement deux enfants, William, né le 21 juin 1982, et Henry (surnommé Harry), né le 15 septembre 1984.

Supportant difficilement les contraintes de la vie de cour, la princesse de Galles souffre d’une dépression après la naissance de son premier fils et de boulimie (jusqu’à quatre crises par jour). Elle tente plusieurs fois de se suicider.

Au début des années 1990, les révélations concernant l’échec de la vie conjugale du couple princier sont d’abord dissimulées puis dramatisées par la presse internationale. Le prince et la princesse de Galles s’adressent à la presse par le truchement de leurs amis en s’accusant mutuellement d’adultère. Charles renoue avec Camilla Parker Bowles, tandis que Diana multiplie les relations adultères, notamment avec James Gilbey (qui fut impliqué dans l’affaire Squidgygate (en)). Elle confirme plus tard (dans une interview avec le journaliste britannique Martin Bashir) qu’elle a eu une liaison avec son moniteur d’équitation, James Hewitt. Elle aurait eu également une liaison avec un des gardes du corps affecté à sa sécurité, bien qu’elle ait nié catégoriquement tout rapport sexuel avec lui, ainsi qu’avec Oliver Hoare, un marchand d’art marié.

Le prince et la princesse de Galles se séparent le 9 décembre 1992. Le divorce est prononcé le 28 août 1996. Elle perd le prédicat d’altesse royale et devient Diana, princesse de Galles, une distinction purement honorifique. Elle reçoit une indemnité de plus de 17 millions de livres et une pension. Buckingham Palace précise que Diana étant la mère du deuxième et du troisième héritier du trône britannique, elle reste membre de la famille royale britannique.

En 2004, la chaîne de télévision américaine NBC diffuse aux États-Unis un documentaire Diana: In Her Own Words (Diana de vive voix) dans lequel elle commente les nombreuses vicissitudes rencontrées par le couple dès le mariage. Après de longues et nombreuses actions judiciaires pour empêcher la diffusion du documentaire au Royaume-Uni, il est finalement diffusé par Channel 4 le 4 août 2017.

Lorsque le prince Charles négocie son divorce, il est décidé que Diana se verrait retirer son titre de princesse de Galles mais qu’elle pourrait le garder en tant que titre de courtoisie. Elle peut également conserver les appartements 8 et 9 du palais de Kensington, logement qu’elle occupe depuis le début de son mariage et où elle restera jusqu’à sa mort. Elle continue aussi à utiliser deux bureaux au Palais Saint James.

Diana entame en 1995 une idylle passionnée avec le docteur Hasnat Khan, chirurgien cardio-thoracique à l’hôpital royal de Brompton où elle l’a rencontré le 1er septembre 1995 alors qu’il venait d’opérer un de ses vieux amis. Elle recherche l’anonymat pour cacher leur relation, portant perruques, foulards et lunettes. En mai 1996 et 1997, elle se rend au Pakistan pour des œuvres de charité, mais surtout pour rencontrer la famille traditionaliste du médecin, l’« amour de sa vie », qu’elle songe à épouser, mais les Khan refusent que leur fils épouse une non-musulmane. D’autre part, ce que redoute Hasnat Khan arrive, leur romance commence à apparaître dans les médias, si bien qu’il met fin à leur relation en juin 1997.

Diana voulant le reconquérir et prendre sa revanche sur la famille royale, commence dès le mois suivant une relation avec Dodi Al-Fayed, fils du milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed lui-même prenant sa revanche sur l’establishment britannique (la citoyenneté britannique lui ayant toujours été refusée). Mais cette romance n’est qu’une façade, un leurre destiné à rendre jaloux Hasnat Khan en orchestrant dans ce but la publication des célèbres photos d’elle et Dodi dans le golfe de Saint-Tropez. De sa propre initiative, elle met notamment en scène ses différents maillots de bain, ses plongeons depuis le ponton privé de la villa familiale des Al-Fayed, en jet ski avec ses enfants ou sur leur yacht de luxe le Jonikal. Le 10 août 1997, la une du Sunday Mirror titrait « The Kiss » (littéralement « Le baiser »), montrant Dodi et Diana s’enlaçant. Bien qu’il soit fortement douteux qu’il s’agisse d’une photo volée, le tabloïd admet par la suite qu’elle a été retouchée. Mais Diana, devenue experte en manipulation des médias en se prêtant au jeu des paparazzi, se sent progressivement prise à son propre piège, consciente peut-être d’être allée trop loin dans l’exposition médiatique de ses amours (instrument de la guerre larvée qu’elle livrait à son ex-famille et qui exposait également ses enfants) ou lasse de ce harcèlement médiatique.

Vers la fin des années 1980, la princesse de Galles affiche son soutien à des causes humanitaires telles que l’aide aux victimes du sida ou la lutte contre l’emploi des mines antipersonnel. Elle aide surtout les enfants pauvres d’Afrique et se montre au côté de nombreuses personnalités comme Nelson Mandela, Mère Teresa et le Dalaï-lama.

Le 31 août 1997, Diana meurt à la suite d’un accident de voiture à Paris, dans le tunnel de la voie Georges-Pompidou sous la place de l’Alma, où elle circulait avec son compagnon Dodi Al-Fayed ainsi que leur chauffeur, Henri Paul, et Trevor Rees-Jones, le garde du corps d’Al-Fayed.

La veille, le 30 août, Diana et Dodi quittèrent la Sardaigne, où ils avaient passé la fin des vacances, à bord du jet privé Gulfstream IV, aux couleurs vert et or des magasins Harrods. Ils se posèrent à 15 h 20 sur l’aéroport du Bourget en provenance d’Olbia. Alors qu’ils se reposaient dans l’hôtel particulier de Dodi, rue Arsène-Houssaye, la présence de paparazzis les fit renoncer à dîner Chez Benoît, un restaurant chic du Marais, au profit du restaurant L’Espadon du Ritz, place Vendôme. Ils arrivèrent à 21 h 50 au Ritz et choisirent finalement de dîner dans leur suite royale du palace. Des paparazzis les guettant à la sortie du Ritz, Dodi décida de laisser devant le palace sa propre voiture conduite par son chauffeur ainsi que la Range Rover des gardes du corps conduite par Jean-François Musa, propriétaire de la compagnie Étoile Limousines qui fournissait des voitures de fonction au Ritz, simulant le départ à bord de Diana et Dodi. Ils empruntèrent une seconde sortie plus discrète et entrèrent dans une Mercedes-Benz S280 (W140) immatriculée 688 LTV 75 (voiture leurre non homologuée de la compagnie Étoile Limousines pour échapper aux paparazzis) conduite par Henri Paul, directeur de la sécurité du Ritz, le garde du corps Trevor Rees-Jones montant à l’avant du côté passager. Mais quelques paparazzis qui ne s’étaient pas laissé prendre à la manœuvre de diversion s’approchaient déjà. La Mercedes démarra à 0 h 20 et suivit la voie Georges-Pompidou (voie sur berge rive droite de la Seine) et pénétra à une vitesse estimée comprise entre 118 et 155 km/h (vitesse déterminée par deux crash tests réalisés par des experts du service d’accidentologie Mercedes-Benz qui ont également évalué la vitesse de l’impact sur le pilier :105 km/h) dans le tunnel situé au niveau du pont de l’Alma, poursuivie par des paparazzis et un motard de presse.

À l’entrée du tunnel à 0 h 23, la voiture se déporte et heurte le mur droit, puis, projetée, fait une embardée sur la chaussée à deux voies avant de s’encastrer dans le treizième pilier du pont séparant l’autre partie des deux voies en sens contraire où elle se disloque et s’arrête brutalement. Dodi Al-Fayed et Henri Paul, le chauffeur, meurent sur le coup ; Trevor Rees-Jones grièvement blessé, survivra grâce au coussin gonflable de sécurité. Diana est dégagée de l’épave, encore vivante, et, après des premiers soins prodigués sur place, transportée en ambulance à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où elle arrive peu après 2 h du matin. Sur le chemin vers l’hôpital, Diana fait plusieurs arrêts cardiaques, ce qui oblige les médecins à s’arrêter pour faire repartir le cœur. L’ambulance roule lentement (40 km/h) et met environ quinze minutes pour arriver à l’hôpital car une vitesse supérieure aurait augmenté la pression artérielle de la victime et ainsi aggravé son état, Diana faisant notamment une hémorragie interne. Une thoracotomie d’urgence met en évidence une plaie importante de la veine pulmonaire gauche. Malgré la fermeture de cette plaie et un massage cardiaque interne et externe, les médecins la déclarent morte deux heures après son arrivée, à 4 h 25 du matin.

La mort de Diana est annoncée lors d’une conférence de presse tenue conjointement par le médecin de l’hôpital l’ayant prise en charge, le Pr Bruno Riou, le ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, et l’ambassadeur du Royaume-Uni en France, Sir Michael Jay.

Plus tard dans la matinée, Jean-Pierre Chevènement, le Premier ministre Lionel Jospin, Bernadette Chirac et le secrétaire d’État à la santé se rendent auprès du corps de Diana pour lui rendre hommage. Après ces visites, l’archevêque anglican de France Martin Draper recommande à Dieu l’âme de Diana.

Vers 14 h, le prince Charles et les deux sœurs de Diana (Lady Sarah McCorquodale (en) et Lady Jane Fellowes (en)) arrivent à Paris pour l’identification et repartent 90 minutes plus tard.

Des experts en médecine d’urgence américains ont reproché aux secours français d’avoir prodigué des soins sur place (pendant environ une heure) plutôt que de transporter au plus vite la blessée vers un hôpital, affirmant que seule une opération chirurgicale d’extrême urgence aurait pu la sauver37. Personne ne saura jamais si elle aurait vraiment survécu, tant le transport d’une personne en état de choc hémorragique est dangereux.

Les premiers reportages affirment que la voiture de Diana est entrée en collision avec le pilier à plus de 190 km/h, et que l’aiguille du compteur est restée coincée sur ce chiffre. On annonce ensuite que la vitesse de la voiture était en fait entre 95 et 110 km/h, et que le compteur n’avait pas d’aiguille puisqu’il était numérique (d’après les dernières investigations, la vitesse de collision était comprise entre 117 et 152 km/h). La voiture roulait donc bien au-delà de la limite légale de 50 km/h et bien plus vite qu’il n’eût été prudent dans le tunnel de l’Alma. En 1999, une enquête menée par le juge d’instruction Hervé Stephan confie à l’IRCGN les expertises techniques sur les débris retrouvés sur site et conclut que la Mercedes avait heurté une autre automobile (une Fiat Uno blanche) roulant dans le même sens dans le tunnel. Le conducteur ne s’identifia pas, et l’automobile ne fut jamais retrouvée.

D’après les enquêteurs, la collision est le fait du conducteur qui était en état d’ébriété et roulait trop vite, tentant d’échapper aux paparazzis. Les conclusions de l’enquête française – Henri Paul était ivre – reposent essentiellement sur l’analyse de prélèvements sanguins, effectuée sous la direction du professeur Ivan Ricordel, qui a établi un degré d’alcool trois fois supérieur à la limite légale (selon un rapport de l’ambassadeur Jay de septembre 1997).

Le 3 septembre 1999, les neuf photographes et le motard de presse, mis en examen pour « homicides et blessures involontaires » ainsi que pour « non-assistance à personnes en danger », bénéficient d’un non-lieu de la part des juges qui imputent l’accident au chauffeur Henri Paul qui conduisait sous l’empire d’un état alcoolique, aggravé par la prise d’anti-dépresseurs.

Le 6 janvier 2004, une enquête judiciaire menée par Michael Burgess, le médecin légiste de la maison royale, est ouverte à Londres, sous le nom d'”Opération Paget”. Cette enquête a coûté quatre millions d’euros début 2006.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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