David Dacko, ancien Président de la République Centrafricaine.

David Dacko, né le 24 mars 1930 à Bouchia, près de Mbaïki (Oubangui-Chari) et mort le 20 novembre 2003 à Yaoundé (Cameroun), est un homme politique centrafricain, qui fut président du gouvernement centrafricain de 1959 à 1960 puis président de la République centrafricaine à deux reprises, de 1960 à 1966 et de 1979 à 1981. Président avant puis après le régime de Bokassa, il met en place la deuxième république centrafricaine au lendemain de l’abolition de l’Empire en 1979. Cependant le pays est agité, et Dacko est contraint de démissionner par un coup d’État en 1981. Il s’écarte alors progressivement de la vie politique.


De 1944 à 1948, il est élève à l’école primaire supérieure de Bambari aux côtés de Clément Hassen, Albert Payao et Bernard Christian Ayandho1, avant d’être admis à l’école normale de Mouyondzi (Moyen-Congo). Instituteur puis directeur d’école, neveu du président du Conseil de gouvernement Barthélemy Boganda, David Dacko, député de l’assemblée territoriale de l’Afrique noire en 1957, milite activement au sein du MESAN fondé par son parent en 1950.

La mort de ce dernier en février 1959 le propulse, à 29 ans, à la tête de la République centrafricaine. Dacko devient alors le nouveau président du gouvernement. Il met alors en place une constitution hybride où président et chef du gouvernement se confondent. L’indépendance proclamée le 13 août 1960 fait de lui le premier chef de l’État centrafricain et le premier président, il demeure président du gouvernement constitué le 17 août 1960.

Peu après, le régime devient plus autoritaire : le MESAN devient parti unique et le président perd sa responsabilité politique devant le Parlement. Réélu en 1964, Dacko tente de mettre en œuvre une politique d’austérité pour assainir des finances structurellement déficitaires. Ces innovations sont mal supportées par la population mais surtout l’administration et l’armée. Le 31 décembre 1965, Jean-Bedel Bokassa, son lointain cousin et également neveu de Boganda, le renverse.

La carrière de Dacko n’est pas terminée pour autant. Lorsque Bokassa se proclame empereur de Centrafrique en 1976, il est fait ministre personnel de l’empereur. Chargé des affaires économiques, Dacko est ainsi le bras droit de l’empereur, de plus en plus autoritaire. Mais la France, pourtant alliée de la Centrafrique depuis l’indépendance, se détache de Bokassa.

David Dacko retrouve le pouvoir lorsque la France organise l’opération Caban en septembre 1979 contre Bokassa.

La République rétablie, il est réélu en février 1981 face à Ange-Félix Patassé, ancien Premier ministre de Bokassa. Désormais au pouvoir, Dacko est inquiet des troubles qui agitent le pays. Le 1er septembre 1981, alors qu’il est en visite officielle en Libye, le général André Kolingba prend le pouvoir par un coup d’État. Aussitôt, il interdit tous les partis et instaure pour près de dix ans un Comité militaire de redressement national. Celui-ci met en place une nouvelle dictature.

En 1991, David Dacko fonde le Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD), puis tente de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre 1992, mais l’annulation du scrutin met fin à ce projet de retour dans la vie politique. Il est battu par Patassé lors des élections d’août 1993 et échoue une nouvelle fois en septembre 1999. Depuis lors, David Dacko vivait à Bangui, presque totalement retiré de la vie politique. En octobre 2003, très affaibli, il participe au Dialogue national, se présentant devant les délégués pour solliciter leur pardon et surtout se réconcilier avec son ancien adversaire Abel Goumba.

Malade, il se rend peu après au Cameroun pour se faire soigner mais meurt en novembre d’une insuffisance respiratoire aiguë.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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