Daphne Odjig, peintre.

Daphne Odjig (11 septembre 1919 – 1er octobre 2016) est une artiste canadienne d’origine autochtone (odawa-potawatomi-anglaise). Sa peinture est souvent associée au Woodlands Style.

Elle a été l’âme dirigeante de la Professional Native Indian Artists Association, connue sous le nom de Groupe indien des Sept, l’un des premiers groupes à porter l’art autochtone au premier plan du monde de l’art canadien. Elle a reçu plusieurs prix pour son travail, notamment l’Ordre du Canada, le Prix du Gouverneur général et cinq doctorats honorifiques.


Odjig est née en 1919 à Wiikwemkoong First Nation, principal village de la réserve indienne de l’île Manitoulin, de parents d’origine Odjig, Dominic et Joyce (née Peachey). Elle était l’aînée de quatre enfants : Stanley, Winnifred et Donavan. Du côté de son père, elle descendait du grand chef Potéouatami Black Partridge. Sa mère, une Anglaise, a rencontré et épousé Dominic en Angleterre, où il servait pendant la Première Guerre mondiale.

À l’âge de 13 ans, Odjig a souffert de rhumatisme articulaire aigu et a dû quitter l’école. En convalescence à la maison, elle passe du temps avec son grand-père paternel, Jonas Odjig (un sculpteur sur pierre) et ses parents, qui l’encouragent tous à explorer l’art. Odjig dira plus tard de son grand-père : « (il) a joué un grand rôle dans ma vie – il a nourri mon esprit créateur – il a été le premier avec lequel j’ai dessiné… il a été mon premier mentor. Odjig a également été influencée par sa mère, qui brodait, et par son père, qui aimait dessiner ses officiers et des scènes de ses années en temps de guerre ». Odjig a déclaré un jour que « l’art a toujours fait partie de nos vies ».

La mère et le grand-père d’Odjig sont décédés lorsqu’elle avait 18 ans. Odjig a alors été vivre à Parry Sound, en Ontario. Puis au début de la Seconde Guerre mondiale, elle a déménagé à Toronto pour les possibilités d’emplois. Elle a travaillé en usines, et dans ses temps libres, a exploré des galeries d’art telles que le Musée royal de l’Ontario et le Musée des beaux-arts de l’Ontario. Elle a été particulièrement influencée par ses premières expériences d’art cubiste par des artistes comme Picasso.

Odjig a rencontré Paul Somerville alors qu’elle travaillait à Toronto. Ils se sont mariés et ont déménagé ensemble en Colombie-Britannique. Ils ont eu deux fils. David Eagle Spirit Somerville, qui était le fils de Paul d’un précédent mariage, et Stanly Somerville. Paul Somerville est décédé dans un accident de voiture et les deux garçons sont restés sous la responsabilité d’Odjig. En 1962, elle épouse Chester Beavon, agent de développement communautaire du ministère des Affaires autochtones, et la famille s’installe au Manitoba.

Odjig est décédée le 1er octobre 2016 à Kelowna, en Colombie-Britannique, au Canada.


En 1945, après la Seconde Guerre mondiale, Odjig s’installa en Colombie-Britannique. Dans les années 1960, elle déménagea au Manitoba. Sa percée dans le monde de l’art a eu lieu au début des années 1960, lorsqu’elle a été saluée par la critique pour ses dessins à la plume et à l’encre représentant des Cris du nord du Manitoba et leur communauté traditionnelle. Elle s’inquiétait de la perte potentielle des modes de vie traditionnels et espérait qu’en préservant les images des gens et de leur vie quotidienne dans l’art, ils pourraient survivre. En 1963, elle a été officiellement reconnue comme artiste lorsqu’elle a été admise à la British Columbia Federation of Artists.

En 1971, elle ouvre, à Winnipeg, un magasin d’artisanat et une petite imprimerie : Odjig Indian Prints of Canada. En 1973, Odjig a fondé la Professional Native Indian Artists Association, avec Alex Janvier et Norval Morrisseau. Le groupe a mis sur pied des expositions de leurs œuvres, et bien que la durée de vie du groupe fut courte, ses membres sont considérés comme des pionniers déterminants dans le développement de l’art autochtone au Canada. À propos du groupe, Odjig a dit un jour : « Nous nous sommes reconnus et soutenus en tant qu’artistes lorsque le monde des beaux-arts nous a refusé l’entrée … Ensemble, nous avons fait tomber des barrières qui auraient été tellement plus difficiles à affronter seuls ». Cela a eu pour résultat immédiat de faire participer les artistes des Premières nations à la scène artistique canadienne au sens large: en 1972, la Winnipeg Art Gallery a consacré une exposition à trois des artistes qui y exposaient1. En 1974, elle et son mari ont agrandi leur boutique et l’ont renommée New Warehouse Gallery. Il s’agissait de la première galerie canadienne représentant exclusivement l’art des Premières nations et de la première galerie d’art au Canada appartenant à des autochtones et exploitée par eux.

Également en 1973, Odjig a reçu une bourse de la Brucebo Foundation Scholarship et a passé six mois sur l’île de Gotland, en Suède, en tant qu’artiste en résidence.

Source : Wikipédia.

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