Danse : la Salsa.

La salsa (mot espagnol qui signifie « sauce » et, au sens figuré : charme, piquant) désigne à la fois un genre musical et une danse ayant des racines cubaines. Cette musique de danse au tempo vif est popularisée dans le monde entier.

Un musicien (ou chanteur) ou bien danseur de salsa est appelé salsero (salsera au féminin).


La salsa signifie « sauce » et signifie aussi dans le langage populaire cubain «sensuel » et « attirant ». La salsa dans les années 2010 est un mélange culturel (africanos e españolas) de rythmes d’Amérique Latine comme le son, le guaganco, la rumba, el mambo, le cha-cha-cha, la bomba, la plena… avec des influences de rythmes américains tels le jazz, la soul, le blues, et de rythmes européens.

Salsa, carte maximum, Paris, 11/10/2014.

La salsa est une musique écrite à 4 temps (4 temps par mesure). Pour un couple de mesures, lorsque le musicien compte 1, 2, 3, 4 pour la première mesure (mesure forte) et toujours 1, 2, 3, 4 pour la seconde mesure (mesure faible), de façon générale, le danseur et/ou professeur de danse compte 1, 2, 3, 4 la première mesure, puis 5, 6, 7, 8 la seconde mesure. Cette façon de compter jusqu’à 8 est commune à beaucoup d’autres danses (modern’jazz, hip-hop, classique…). On peut identifier trois types de salsa et différents styles : la salsa cubaine, la salsa portoricaine et la salsa colombienne. Il est issu de nombreux rythmes tels que le son, le mambo et la guaracha de Cuba, la plena et a bomba de Porto Rico, et de différents styles tels que la charanga, le conjunto (en), le sexteto et d’autres. Mais il est principalement basé sur une fusion de son montuno et de mambo. Les premières chansons sont Dónde estabas a noche (1925, Ignacio Piñeiro), Don lengua et Échale salsita (1933, Ignacio Piñeiro). Par confusion ou par but commercial, on utilise parfois le terme salsa pour y englober d’autres genres incompatibles tel que le merengue, le cha-cha-cha, voire la latin house, la cumbia, la bachata. En 1952 José Curbelo écrit les chansons La familia, Sun Sun Babae et Mambo cha cha cha ; en 1955 le chanteur cubain Cheo Marquetti (en) forme le groupe Conjunto salseros après une expérience de travail au Mexique, et compose les chansons Sonero et Que no muera el son. Dans cette période aussi Benny Moré compose des jolies chansons (Castellano, que bueno baila usted, Vertiente Camaguey, Son guajiro et Santa Isabel de las layas).

Le terme salsa englobe cette variété de styles rythmiques et de formes musicales. Pour étudier les racines de la salsa, nous devons nous tourner vers Cuba à cause de ses contributions énormes à ce type de musique. Des pays comme les États-Unis, Porto Rico, le Venezuela, le Mexique, la Colombie et la République dominicaine ont aussi contribué au développement de la salsa, mais c’est à Cuba que furent développées ses bases.

Techniquement, la salsa peut être décrite comme un terme général qui regroupe toutes ces musiques, lesquelles sont toutes structurées autour d’une cellule rythmique appelée clave. Ce qui distingue le rythme de la salsa est cette structure rythmique dans laquelle présence et rythme sont strictement maintenus par les musiciens et les arrangeurs, qui créent ainsi une base rythmique unique dans les styles musicaux d’origine afro-caribéens.

La musique cubaine est une fusion d’harmonies, de mélodies, de rythmes et d’instruments d’Afrique et d’Europe. Cette fusion continue d’éléments dès le xvie siècle a donné naissance à une multitude complexe et fascinante de formes musicales, donnant à la salsa sa variété d’aspects, d’instrumentations, de pas de danse, de formes poétiques, de structures et de phrases rythmiques et mélodiques.

Un facteur majeur dans le développement de la salsa est sa connexion profonde avec plusieurs styles de percussion, ceci plus particulièrement à Cuba, où les peuples africains réduits en esclavage purent préserver leurs traditions sacrées et séculaires de percussion. Un élément unique de cette tradition est le lien entre musique naturelle, telle le punk ou le rock, et langage où la parole s’étend au-delà du morceau pour devenir un instrument.

Cette intégration de la percussion dans la culture populaire est peut-être la caractéristique dominante des musiques afro-cubaines—et de toutes les musiques afro-centristes.

L’héritage rythmique de la salsa est directement lié à la musique populaire cubaine. D’importance particulière à cet égard sont les formes connues comme rumba, son et danzón, lesquelles représentent la consolidation d’éléments séculaires et religieux africains et européens.

La salsa est une danse improvisée qui respecte des pas de base, qui se danse généralement à deux, où le garçon guide la fille , mais que l’on peut pratiquer également seul, ou à plusieurs : en ligne (comparsa, salsa suelta), à plusieurs couples (rueda de casino), ou encore un leader et deux partenaires (plus rarement deux leaders et une partenaire).

L’une des difficultés de la danse vient de la complexité de la musique: le premier temps n’est pas toujours marqué de la même manière. Pour danser en cohérence avec la musique, il faut pouvoir reconnaître les mesures musicales.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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