Clark Gable, acteur.

Clark Gable, né le 1er février 1901 à Cadiz dans l’Ohio et mort le 16 novembre 1960 à Los Angeles en Californie, est un acteur américain.

Plus grande star au box-office du début du cinéma parlant, au cours de sa longue carrière il apparaît avec les plus grandes actrices de l’époque : Joan Crawford, qui était sa partenaire favorite, joue avec lui dans huit films ; Myrna Loy est à ses côtés dans sept films et il forme un duo avec Jean Harlow dans six productions. Il est aussi la star de quatre films avec Lana Turner et trois avec Norma Shearer.

Clark Gable remporte l’Oscar du meilleur acteur en 1934 pour son interprétation dans le film New York-Miami. Suit une autre nomination pour son rôle de Fletcher Christian dans Les Révoltés du Bounty (1935). Mais, il reste pour le grand public surtout célèbre pour avoir incarné le rôle de Rhett Butler dans le classique Autant en emporte le vent, sorti en 1939.

Il est un des rares acteurs à avoir joué dans trois films ayant obtenu un Oscar du meilleur film.

L’American Film Institute l’a classé septième acteur de légende.


Clark Gable a 17 ans lorsqu’il décide de devenir acteur après avoir vu la pièce The Bird of Paradise, mais il attendra quatre ans, à sa majorité, avant de se lancer avec l’argent de l’héritage. Sa belle-mère Jennie meurt cette année-là et son père part s’installer à Tulsa pour retrouver ses affaires pétrolières.

Il fait des tournées avec des troupes de répertoire, travaille par moments dans le pétrole et gère aussi des chevaux. Embauché dans des compagnies théâtrales de seconde catégorie, il traverse le Midwest vers Portland dans l’Oregon où il vendra des cravates dans un grand magasin de la chaîne Meier & Frank.

C’est là qu’il fait la connaissance de l’actrice Laura Hope Crews qui l’encourage à revenir sur scène pour une nouvelle troupe. Son professeur de comédie y sera Josephine Dillon, de dix-sept ans son aînée, alors gérante d’un théâtre de la ville. Elle lui paie des soins dentaires et une nouvelle coiffure, l’aide à prendre soin de son physique et lui enseigne des postures et des règles de maintien. Elle passe de longues heures à entraîner sa voix trop aigüe qu’il parvient lentement à placer dans un ton plus grave, pour une meilleure résonance et un ton plus juste. Tout en acquérant cette nouvelle technique discursive, il améliore ses expressions faciales, plus naturelles et convaincantes. Après cette longue période d’entraînement, elle le considère enfin prêt à tenter sa chance dans une carrière dans le cinéma.

En 1924, Clark Gable se rend à Hollywood avec l’aide financière de Josephine Dillon, son manager et bientôt sa première épouse. Il change son nom de scène, de W. C. Gable en Clark Gable. Il fait de la figuration dans des films muets dont The Plastic Age (1925) avec la star Clara Bow, et Forbidden Paradise, mais aussi dans une série de comédies en deux-bobines intitulée The Pacemakers et une série de courts-métrages. Mais comme on ne lui propose aucun rôle important, il retourne sur scène où il noue un lien d’amitié à vie avec Lionel Barrymore, qui lui reprocha d’abord son amateurisme avant de l’encourager fortement à rester au théâtre.

Pendant la saison théâtrale 1927-1928, il joue avec la compagnie du répertoire Laskin Brothers à Houston, où il interprète de nombreux rôles et acquiert une grande expérience tout en devenant une idole locale. Partant alors pour New York, Dillon lui trouve du travail à Broadway. Il y reçoit un bon accueil dans Machinal ; « Il est jeune, robuste et foncièrement viril », dit de lui le Morning Telegraph. Avec l’arrivée de la Grande Dépression et le début du cinéma parlant, le théâtre est en crise durant la saison 1929-1930 et le travail se fait rare.

En 1930, après son interprétation impressionnante de Killer Mears dans la pièce The Last Mile, Clark Gable se voit proposer un contrat avec la MGM. Pour son premier rôle, il joue un méchant dans The Painted Desert, un western sonore à petit budget de William Boyd. Son apparition et sa voix puissante font sensation et suscitent de nombreux courriers de fans, le studio en prend bonne note.

En 1930, Gable et Josephine Dillon divorcent. Quelques jours après, il épouse une mondaine du Texas, Ria Franklin Prentiss Lucas Langham. Leur mariage sera renouvelé en Californie, sans doute pour des raisons légales entre les deux états.

« Ses oreilles sont trop grandes et il ressemble à un primate », dit de lui Darryl F. Zanuck, patron de la Warner Bros. après l’avoir auditionné pour le rôle principal du film de gangster Le Petit César (1931). Après plusieurs essais ratés pour Barrymore et Zanuck, il signe avec Irving Thalberg et devient un client de l’agent bien placée Minna Wallis, la sœur du producteur Hal Wallis et une amie très proche de Norma Shearer.

Son arrivée à Hollywood coïncide parfaitement avec la volonté de la MGM d’élargir son écurie de stars masculines. Il multiplie les seconds rôles, souvent dans la peau du méchant. Howard Strickland, manager publicitaire à la MGM, développe son image d’homme viril et sa personnalité de « bûcheron en habits de soirées ». Pour stimuler sa popularité grandissante, la MGM l’associe à des stars établies. Joan Crawford le réclame pour La Pente (1931). Il élargit son public avec Âmes libres (1931), dans lequel il joue un gangster face à Norma Shearer. The Hollywood Reporter écrit à son sujet : « Une star en devenir vient d’apparaître, une de celles, à notre avis, qui surpasseront toutes les autres…. Jamais n’avons-nous assisté à un tel enthousiasme du public que quand Clark Gable marche à l’image ».

Il enchaîne avec La Courtisane (1931) avec Greta Garbo, et Fascination (Possessed, 1931), dans lequel Joan Crawford (alors mariée à Douglas Fairbanks Jr.) et lui brûlent l’écran d’une passion qu’ils partageront dans la vie réelle durant des décennies. Adela Rogers St. Johns qualifiera leur relation de « la liaison qui faillit détruire Hollywood ». Louis B. Mayer menacera de mettre un terme à leurs contrats, ce qui les éloignera un temps, Gable se tournant alors vers Marion Davies. À l’opposé, Gable et Garbo ne se sont pas appréciés. Elle le considère un acteur inexpressif quand lui la voit comme une snob.

Clark Gable est envisagé dans le rôle de Tarzan mais perd face au meilleur physique de Johnny Weissmuller, auréolé de ses prouesses de nageur. Le Gable mal rasé étreignant une Jean Harlow sans sous-vêtement dans La Belle de Saïgon (1932) fait de lui la plus grande star de la MGM. Après le succès de Dans tes bras (1933), la MGM veut profiter de la mine d’or de leur association et les fait jouer dans deux autres films, La Malle de Singapour (1935) et Sa femme et sa secrétaire (1936). Aussi populaires à l’écran qu’en dehors, Gable et Jean Harlow seront à l’affiche de six films ensemble, dont les plus remarquables restent La Belle de Saïgon (1932) et Saratoga (1937). Mais l’actrice meurt d’une insuffisance rénale pendant la production de Saratoga. Quasiment achevé, le tournage se termine avec des doublures et des plans larges ; l’acteur dira qu’il se sentait « dans les bras d’un fantôme ».

D’après la légende, l’acteur est prêté à la Columbia Pictures, en punition de ses refus de rôles ; mais cela a été réfuté par les récentes biographies. MGM n’avait alors pas de projet pour lui et le payait, par contrat, 2 000 $ la semaine (36 500 $ de 2017), à ne rien faire. Le salaire moyen aux États-Unis, par semaine, était de 30 $ en 1934. Le patron du studio Louis B. Mayer le loua donc à la Columbia pour 2 500 $ la semaine (45 500 $ de 2017), faisant ainsi 500 $ de bénéfice chaque semaine.

Il n’était pas le premier choix pour jouer le rôle de Peter Warne dans New York-Miami qui avait d’abord été proposé à Robert Montgomery, déclinant ce scénario trop médiocre à ses yeux. Le tournage commença dans une certaine tension, mais Gable et Frank Capra ont aimé faire ce film.

Une autre légende, tenace, lui attribue une influence sur la mode masculine, grâce à une scène de ce film. Alors qu’il se prépare à aller au lit, il enlève sa chemise en dévoilant son torse nu. À travers le pays, les ventes de sous-vêtements masculins auraient alors fortement baissé à la suite de ce film.

L’acteur remporte l’Oscar du meilleur acteur en 1934 pour ce rôle. Il retrouve la MGM avec un statut de plus grande star que jamais.

Dans ses mémoires inédits, l’animateur Friz Freleng le cite parmi ses films préférés. Cela lui aurait inspiré le personnage de cartoon Bugs Bunny. Quatre raisons entérinent cette supposition : la personnalité d’un personnage mineur, Oscar Shapely et sa façon d’interpeller le personnage de Gable par un « Doc », le héros imaginaire nommé « Bugs Dooley » que le personnage de Gable utilise pour effrayer Shapely, et surtout la scène dans laquelle il mange des carottes tout en parlant la bouche pleine, comme le fait Bugs.

Il sera à nouveau nommé à l’Oscar l’année suivante pour son portrait de Fletcher Christian dans Les Révoltés du Bounty. Il déclarera qu’il s’agit de son film préféré, même s’il ne s’entendit pas vraiment avec ses partenaires Charles Laughton et Franchot Tone.

Dans les années suivantes, il enchaîne les films populaires à grand succès et acquiert le titre indisputé de « King of Hollywood » en 1938. Le titre de « King » vient à l’origine de Spencer Tracy, qui l’employa dans une visée ironique mais bientôt Ed Sullivan fit un sondage dans son journal où plus de 20 millions de fans désignèrent Gable comme le « King » et Myrna Loy « Queen » d’Hollywood. Même si les honneurs ont certainement favorisé sa carrière, l’acteur se montre lassé de tout ce bruit, « Ce truc de « King » est complètement bidon… Je suis juste un gars chanceux de l’Ohio, arrivé au bon endroit au bon moment ». Des années 1930 au début des années 1940, il est sans conteste la plus grande star du cinéma.

Malgré sa réticence initiale à jouer dans le film, Clark Gable est surtout connu pour son rôle de Rhett Butler dans Autant en emporte le vent en 1939, qui lui valut une nouvelle nomination à l’Oscar du meilleur acteur. Carole Lombard fut sans doute la première à lui suggérer de jouer Rhett (et elle Scarlett) lorsqu’elle lui offrit le livre qu’il refusa de lire.

Aux yeux du public et du producteur David O. Selznick, Gable est rapidement le favori pour interpréter ce rôle. Comme Selznick n’a pas d’acteurs sous contrat à long terme, il doit négocier l’emprunt d’un acteur lié à un autre studio. Gary Cooper était son tout premier choix23 mais celui-ci refusa le rôle, et déclara même : « Autant en emporte le vent sera le plus grand flop de l’histoire d’Hollywood. Je suis bien content que ce soit Clark Gable qui s’y cassera le nez, et pas moi. » À ce moment, Selznick est déterminé à avoir Gable et trouve finalement le moyen de l’emprunter à la Metro-Goldwyn-Mayer. L’acteur est conscient du risque de décevoir le public, qui avait décidé que personne d’autre ne pouvait jouer le rôle. Il déclarera par la suite : « Je crois que maintenant je sais comment doit réagir une mouche prise dans une toile d’araignée. »

C’est son premier film en Technicolor. Également présente dans Autant en emporte le vent, dans le rôle de la tante Pittypat, on retrouve Laura Hope Crews, son amie de Portland qui avait persuadé l’acteur de revenir au théâtre.

Le film, outre son intérêt intrinsèque, est notamment célèbre pour la dernière réplique de Rhett Butler face à Scarlett O’Hara (Vivien Leigh) : « Frankly, my dear, I don’t give a damn »a (« Franchement, ma chère, c’est le cadet de mes soucis »).

Sur le tournage, Gable s’entend très bien avec l’actrice afro-américaine Hattie McDaniel, et lui glisse même un verre rempli d’alcool pendant la scène où ils célèbrent la naissance de la fille de Rhett et Scarlett. Lorsqu’elle n’est pas conviée à la première du film à Atlanta, l’acteur souhaite boycotter l’événement et n’acceptera d’y aller qu’après qu’elle l’a persuadé de s’y rendre malgré tout. Ils resteront très amis et il sera présent aux soirées qu’elle organisera, surtout pour les levées de fonds en soutien à la Seconde Guerre mondiale.

En 1942, à la suite du drame où il perd sa troisième épouse, l’actrice Carole Lombard, Clark Gable rejoint l’armée de l’air, l’U.S. Army Air Forces. Avant sa mort, Carole Lombard lui avait suggéré de participer à l’effort de guerre, mais la MGM était réticente à le laisser partir. Mais, à présent seul, il rend publique l’offre du général Henry Harley Arnold d’une « affectation spéciale » dans les forces armées aériennes.

Malgré son intention antérieure de joindre l’école d’élève-officier, il s’enrôle le 12 août 1942 afin de servir comme mitrailleur dans une équipe de l’armée de l’air. La MGM fit en sorte que son ami de studio, le directeur de la photographie Andrew McIntyre, s’enrôle avec lui pour l’accompagner lors de l’entraînement.

Peu après leur enrôlement, McIntyre et lui sont envoyés à Miami Beach, où ils seront en formation du 17 août 1942 au 28 octobre 1942, sortants avec le grade de sous-lieutenant. Sa promotion de 2 600 élèves-officiers (dont il est classé 700e) le désigne comme remettant de diplôme, avant que le général Arnold leur présente leurs missions.

Celui-ci informe alors l’acteur de son affectation spéciale, il va partir tourner un film en combat avec la Eighth Air Force destiné à promouvoir l’armée pour recruter des mitrailleurs. Gable et McIntyre sont immédiatement envoyés à l’école Flexible Gunnery dans la base de Tyndall Field, en Floride, puis ils suivent un cours de photographie au Fort George Wright, de Washington, dont ils ressortent promus au rang de lieutenants.

Le 27 janvier 1943, il se rend sur la base texane de la Biggs Air Force, pour s’entraîner et accompagner le groupe d’escadrons 351e Bomb Group pour l’Angleterre à la tête d’un groupe de six hommes de l’unité cinématographique. En plus de McIntyre, il recrute le scénariste John Lee Mahin, les caméramen Sergents Mario Toti et Robert Boles, ainsi que le preneur de son Lieutenant Howard Voss pour compléter son équipe. Gable est promu capitaine alors qu’il se trouve avec la 351e à la base de Pueblo, dans le Colorado, pour justifier son rang de chef d’équipe (McIntyre et lui avait la même ancienneté).

Il restera longtemps affecté au Royaume-Uni au camp de base de Polebrook dans le Northamptonshire avec la 351e. Il y effectue cinq missions de combat, dont l’une en Allemagne, en mitrailleur-observateur dans des B-17 Flying Fortress entre le 4 mai et le 23 septembre 1943, qui lui valent la Médaille de l’Air et la Distinguished Flying Cross. Au cours d’une des missions, son avion est touché, perdant l’un de ses moteurs. Dans un raid en Allemagne, l’un des hommes est tué et deux autres sont blessés ; une balle traverse la botte de l’acteur en manquant de peu sa tête. Lorsque cette nouvelle parvint aux oreilles des patrons de la MGM, ils demandent aussitôt à l’Armée de l’Air de réaffecter leur protégé de grande valeur à des tâches sans risque. En novembre 1943, il rentre aux États-Unis pour faire le montage du film, en constatant le remaniement de son équipe de mitrailleurs. Il est toutefois autorisé à terminer son film, en rejoignant la First Motion Picture Unit à Hollywood.

Il apparait en 1943 dans le documentaire de propagande Wings Up produit par la First Motion Picture Unit (en) de l’US Air Force, qui met en valeur le rôle de l’United States Army Air Forces Officer Candidate School, en tant que narrateur de l’histoire et à la fin du film, où on le voit saluer les spectateurs.

En mai 1944, il est promu major. Il espère encore repartir au front, mais après le Jour-J et un mois de juin sans affectation, il requiert une démobilisation qui lui est accordée. Il termine le montage de Combat America en septembre 1944, en écrivant lui-même la narration.

Adolf Hitler plaçait Clark Gable au-dessus des autres acteurs ; pendant la guerre, il offrit ainsi une récompense à quiconque capturerait et lui ramènerait l’acteur sain et sauf.

Dès la fin de son affectation, Clark Gable retourne se reposer dans son ranch. Il reprend une relation d’avant-guerre avec Virginia Grey et s’affiche avec d’autres starlettes. Il fait rentrer son caddie de golf, Robert Wagner, à la MGM. Le premier film pour son retour à l’écran est L’Aventure, avec le recrutement malheureux de Greer Garson. C’est un échec tant critique que commercial, avec l’accroche devenue célèbre « Gable’s back and Garson’s got him ». Après ce film, sa carrière de plus grande star d’Hollywood prend brutalement fin.

Après le troisième divorce de Joan Crawford, ils reprennent leur relation et vivent ensemble une courte période.

Gable est acclamé pour son rôle dans Marchands d’illusions (1947), une satire de l’immoralité et de la corruption de Madison Avenue dans l’après-guerre. Il sort ensuite publiquement et brièvement avec Paulette Goddard. En 1949, il épouse Sylvia Ashley, une divorcée anglaise et veuve de Douglas Fairbanks. Leur relation est profondément marquée par l’échec ; ils divorcent en 1952.

En 1953, il tourne Ne me quitte jamais (1953), face à Gene Tierney, une actrice qu’il apprécie et qu’il est déçu de ne pas retrouver dans Mogambo (remplacée par Grace Kelly pour cause de troubles mentaux). Mogambo (1953), réalisé par John Ford, est le remake en Technicolor de La Belle de Saïgon, qui s’avère un plus grand succès. La liaison entre Gable et Grace Kelly sur place s’achève avec fracas à la fin du tournage.

Dépité par la médiocrité des scénarios que lui propose la MGM, la star en déclin reçoit un salaire excessif aux yeux des cadres du studio. Son patron, Louis B. Mayer, avait été renvoyé en 1951 dans un Hollywood en déclin face à la popularité croissante de la télévision. Les dirigeants des studios luttent pour limiter les coûts, de nombreuses vedettes de la MGM sont remerciées, dont Greer Garson et Judy Garland.

En 1953, il refuse de renouveler son contrat et commence à travailler en indépendant. Il tourne ainsi Le Rendez-vous de Hong Kong et Les Implacables, qui seront rentables mais d’un succès modeste. En 1955, il se marie avec sa cinquième épouse, Kay Spreckels (née Kathleen Williams), une ancienne top-model déjà mariée trois fois. Cette dernière sera la mère de son fils posthume, et son unique enfant légitime, né en 1961.

En 1955, il fonde une compagnie de production avec Jane Russell et son mari Bob Waterfield, pour produire Le Roi et Quatre Reines. Mais les deux casquettes d’acteur-producteur lui semblent un trop lourd fardeau pour sa santé et il commence à trembler, particulièrement lors des longues prises. Son projet suivant, L’Esclave libre, avec les nouveaux venus Sidney Poitier et Yvonne De Carlo, est un naufrage. D’après Newsweek, « Voici un film si mauvais, qu’il faut le voir pour ne pas le croire ».

Il fait ensuite équipe avec Doris Day dans Le Chouchou du professeur, tourné en noir et blanc pour masquer son surpoids et son visage vieillissant. Le résultat est assez bon pour qu’il se voie proposer d’autres offres, dont L’Odyssée du sous-marin Nerka, avec Burt Lancaster, où il joue sa mort pour la première fois depuis 1937, et qui reçoit de bonnes critiques.

Il reçoit des propositions de la télévision qu’il refuse malgré la réussite de certains de ses pairs, comme Loretta Young, dans le nouveau médium. À 57 ans, Gable le reconnaît enfin, « Il est temps pour moi de jouer mon âge ». Ses deux prochains films sont des comédies légères pour la Paramount Pictures : La Vie à belles dents avec Carroll Baker et C’est arrivé à Naples avec Sophia Loren (son dernier film en couleur) ; deux flops commerciaux mal reçus par la critique.

La dernière apparition cinématographique de Gable date de 1960 dans Les Désaxés, écrit par Arthur Miller, et avec Marilyn Monroe, pour qui ce film sera également le dernier. Les critiques louèrent la performance de l’acteur, son meilleur rôle pour beaucoup, ce qu’il reconnut après avoir visionné le film.

Après avoir combattu ses problèmes d’alcool et de tabac, Clark Gable meurt le 16 novembre 1960 d’une crise cardiaque à Los Angeles, à l’âge de 59 ans. L’annonce de sa mort provoqua une grande émotion dans le monde entier. Il est enterré au Forest Lawn Memorial Park à Glendale en Californie, près de son ancienne épouse Carole Lombard.

Doris Day résuma ainsi la personnalité unique de l’acteur : « Il était aussi masculin que tous les hommes que j’ai connus, autant qu’un petit garçon ou qu’un homme puisse l’être — c’est là la combinaison de son effet dévastateur sur les femmes. ».

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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