Chris Killip, photographe.

Chris Killip est un photographe britannique né le 11 juillet 1946 à Douglas (île de Man), et mort le 13 octobre 2020 aux États-Unis.

Chroniqueur de la désindustrialisation du nord-est de l’Angleterre entre 1973 et 1985 et au-delà, il est considéré comme un photographe humaniste et documentaire majeur de la scène britannique.


Chris Killip quitte l’école à l’âge de seize ans et rejoint le seul hôtel quatre étoiles de l’île de Man comme stagiaire à la direction de l’établissement.

Il découvre par hasard dans Paris Match la photo d’un enfant rue  Mouffetard d’Henri Cartier-Bresson1. La révélation de cette image le décide à devenir photographe. En juin 1964, il trouve un emploi à Port Erin pour faire des portraits des touristes sur la plage dans l’espoir de gagner suffisamment d’argent pour quitter l’île de Man.

En octobre 1964, après s’être présenté chez des dizaines de photographes à Londres, il est embauché comme troisième assistant du photographe publicitaire Adrian Flowers, puis il travaillera comme assistant indépendant de 1966 à 1969.

En 1969, après avoir vu sa première exposition de photographie au Museum of Modern Art de New York, il décide de retourner photographier sur l’île de Man. Il travaille dans le pub de son père la nuit, et retourne à Londres occasionnellement pour développer ses films et effectuer les tirages de ses images.

À l’origine, Chris Killip photographie à l’aide d’un appareil 35 mm, mais après avoir montré son travail à Bill Jay, l’éditeur de la revue Creative Camera (en) qui publie un numéro entier consacré à son travail en cours, et sur ses conseils, il utilise depuis une chambre photographique de grand format.

En 1971, le galeriste new-yorkais Lee Witkin lui commande un portfolio de douze images en édition limitée à vingt-cinq exemplaires, réalisées sur l’île de Man en le payant d’avance.

Killip est, en 1976, membre fondateur, conservateur et conseiller de la Side Gallery de Newcastle-upon-Tyne qu’il dirige de 1977 à 1999. Il s’immerge pendant vingt ans dans des communautés du nord est d’une l’Angleterre en pleine désindustrialisation : Huddersfield, Lynemouth, Skinningrove.

Considéré comme « le chroniqueur des années Thatcher »6, il obtient une reconnaissance internationale avec son livre In Flagrante, publié en 1988, pour lequel il reçoit le prix Henri Cartier-Bresson.

En 1991, Chris Killip est invité à enseigner à l’université Harvard dont il devient directeur du département des études visuelles et environnementales en 1994. Il prend sa retraite de Harvard en décembre 2017 et continue de vivre aux États-Unis. Ses archives sont conservées par la Martin Parr Foundation à Bristol.

Chris Killip meurt aux États-Unis8 le 13 octobre 20204 à l’âge de 74 ans, à la suite d’un cancer du poumon.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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